jeudi 16 août 2018

Workshop et démo à Porto, Urban Sketchers Symposium / Part 2 ...


Le jeudi matin, je donne mon premier workshop. Nous parlons mouvement, lumière, silhouette, attitudes, ombres, réserve et grandes masses colorées dans une ambiance studieuse et attentive. Chacun essaie d’intégrer mes propositions dans leur propre travail, c’est vraiment intéressant.



Je fais un échauffement pour ma démo grâce au Skit Sketch, des conférences rapides sur des sujets variés autour du dessin et de son rapport dans la communauté. Je capture l’attitude de chacun des intervenants en un seul geste, rapide et précis.


Je suis prête pour la démo. Je crois qu’il y a au moins 25 participants. Ils sont très intéressés et posent beaucoup de questions. Je leur explique le processus en amont car pendant la démo, j’aurai du mal à parler. En effet, il faut rester extrêmement concentré pour capturer les personnages et le paysage urbain dans le même geste. Nous avons peu de temps, alors je peins très vite. J’ai l’impression d’avoir couru un 400m à la fin de la démo. Je suis lessivée. 



Je donne deux autres workshops, le vendredi et le samedi matin. C'est le même programme mais c'est à chaque fois différent. Peindre des personnages en mouvements est une découverte de chaque instant. On n'assiste jamais aux même flux urbains, aux mêmes attitudes. Le samedi matin est très calme puis s'anime rapidement et devient extrêmement bruyant. Je suis interpellée à plusieurs reprises par des portugais ou des touristes qui se demandent ce que l'on fait là!

Il est vrai que c'est très étonnant de voir autant de dessinateurs éparpillés dans les rues de Porto. Les Urban Sketchers ont croqués la ville sous toutes les coutures.

... à suivre ...

dimanche 12 août 2018

Rythme frénétique à Porto pour le Urban Sketchers Symposium / Part 1 ...


J’ai eu la chance, cette année encore, de donner des workshops au Urban Sketchers Symposium. Nous étions à Porto au Portugal. Je suis arrivée deux jours avant le début pour préparer mon cours, «Capturing space and people in the same gesture». Le première chose est de trouver l’emplacement idéal, des gens assis, debout, se déplaçant, un paysage urbain varié mais pas trop complexe, de l’ombre en cas de soleil brûlant et du calme, si possible… Délaissant le Ribeira, trop touristique, trop bruyant et trop ensoleillé, j’ai jeté mon dévolu sur l’arrêt de Tram qui semblait réunir tous mes désirs.



J’ai testé tous les exercices de mon workshop ainsi que ma démo, depuis plusieurs points de vue. J’ai aimé découvrir ces lieux par la capture des personnages : les touristes, les locaux, les travailleurs, serveurs, serveuses, conducteurs de bus,et quelques dessinateurs. Les couleurs de Porto commencent à émerger : une belle gamme de gris colorés rehaussée de rose, orange et jaune intenses. La couleur vert-bleu changeante du Douro est un beau contre-point pour faire chanter ces couleurs.



J’ai continué mon entraînement space and people in the same gesture, lors du Faculty Tour, dans les caves à Porto de Poças à Vila Gaïa de Nova de l’autre côté du Douro. Nous étions un cinquantaine de sketchers à goûter du porto et à dessiner les cuves, tonneaux et barriques dans une atmosphère humide et aux fortes vapeurs d’alcool. Je crois que nous étions un peu pompette à la fin de la visite.



Le soir même, nous avons eu la chance que la mythique Livraria Lello ouvrent uniquement pour nous. Cette librairie est superbe mais extrêmement complexe à peindre. Comment ne pas se peindre dans les détails des décorations et les centaines de livres ?



Le lendemain, pourquoi ne pas continuer dans la complexité avec le Ponte Luis I, construit par Gustave Eiffel ? C’est le premier Sketchwalk. Il y a 800 participants, un staff d’au moins 100 personnes et une tripotée de sketchers OFF. C’est assez hallucinant, tous les mètres, il y a quelqu’un en train de dessiner. Je ne sais pas combien de ponts ont été croqué mais ce serait intéressant d’en créer une galerie !
J’aime le rapport de la couleur bleu-gris du pont avec l’arrière-plan en couleurs chaudes. Le ciel est nuageux ce qui apporte une densité à la composition.

... à suivre ...

mercredi 25 juillet 2018

Fontaine, eau et sensualité par deux femmes artistes ...


Je continue mes peregrinations au fil de l'aquarelle sans chercher de fil conducteur entre mes différents travaux. Et c'est en rapprochant ces deux là, que je me suis rendue compte que c'était deux fontaines, traitées par des femmes artistes, étonnant, non?
A quelques jours d'intervalle, je me suis intéressée au même sujet:  le rapport d'une sculpture sensuelle et dynamique avec son environnement.
La première est la fontaine Stravinsky ou "fontaine des Automates", à côté de Beaubourg devant l'église Saint-Merri. C'est une oeuvre de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely datant de 1983. Ce jour là, les jets d'eau étaient interrompus mais on ressentait le mouvement et l'énergie pensés par les deux artistes.


La deuxième est l'oeuvre de Laure Prouvost, "Ring, Sing and Drink for trespassing" au Palais de Tokyo jusqu'au 9 septembre prochain.
Il fait chaud, l'installation est sonore, on est entouré de bruissements, du clapotis de l'eau, des paroles des vidéos; c'est la création d'un véritable univers dans lequel on plonge. Le rapport entre les jets d'eau et les seins surdimensionnés créent à la fois de la sensualité mais aussi un certain malaise. C'est beau et dérangeant.

#aufildel'aquarelle
#croiseederegards
[ aquarelles 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]

mercredi 18 juillet 2018

Peindre au fil de l'aquarelle, sans préméditation ...


Parfois, on ne planifie pas, on marche, on arpente, on se perd, on se rapproche, on s'éloigne.
Il fait très chaud, on s'arrête pour boire un coup, à l'ombre, place Colette, à côté de la Comédie Française, en face de la station de métro décorée par Jean-Michel Othoniel. Ce jour là, c'est la Gay Pride, les hommes et les femmes sont habillés de couleurs vives qui se marient parfaitement avec les sphère de verre de l'artiste.
A droite, on peut voir une demi sphère en plastique transparent en cours de montage. Je verrais quelques jours plus tard qu'elle a servi à abriter une sorte de jardin sauvage.


Il semble que le motif du cercle ou de la courbe soit récurrent dans mon travail en ce moment.
A la fin de la deuxième journée du stage Au Fil de l'aquarelle, au parc de la Villette, que j'ai donné la semaine dernière, j'ai peint pour la première fois cette sculpture de Claes Oldenburg, cette roue de vélo surdimensionnée, enterrée dans la pelouse. Ce n'était pas planifié, j'ai tenté ce cadrage assez osé qui laisse apercevoir une folie de  Bernard Tschumi en arrière plan

#aufildel'aquarelle
#croiseederegards
[ aquarelles 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]

jeudi 12 juillet 2018

On grille sur le toit de la piscine! ...


C'est le retour des bronzeurs paresseux sur le toit de la piscine de Ménilmontant... Ils se dorent la pilule sans craindre les coups de soleil malgré la réverbération brûlante sur les carreaux de verre du toit.
Ils risquent de finir comme des poulets rôtis!

Cette composition est un peu spéciale car elle a été faite en trois temps, trois jours sur les 30 du mois de juin pour entrer dans le challenge #30x30directwatercolor2018. Ainsi de jour en jour, j'ai opéré une sorte de zoom, du plus éloigné à gauche jusqu'au plus large à droite.

[ aquarelles 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]

mercredi 4 juillet 2018

Ambiance joyeuse et chaleureuse à la librairie portugaise ...


Il y a quelques jours, nous avons été accueillis magnifiquement par Corinne dans la librairie portugaise et brésilienne, rue des Fossés Saint Jacques à Paris. Mathieu, Claire, Hélène, Brigitte (qui a organisé cette rencontre Usk Paris parfaitement), Louis, Lydia, Agnès, Zeca, Marta, Marine, et tous les autres ont dessiné chacun des livres de cette merveilleuse librairie!
Merci encore, c’était vraiment un chouette moment.


[ aquarelles 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]

mercredi 27 juin 2018

L'aquarelle en ballon, une première! ...


J'ai fait une surprise à mon ami en lui offrant un tour de ballon dirigeable pour son anniversaire.
C'est en prenant les billets au parc André Citroën, que j'ai réalisé que j'allais aussi devoir monter dans la ballon... Sujette au vertige, je ne me sens pas particulièrement bien en "hauteur" mais bon, c'était un cadeau alors nous y sommes allés!
J'avais préparé mon matériel : boîte d'aquarelle fixée avec des pinces sur mon carnet et un pinceau à réservoir pour ne pas avoir à gérer l'eau. J'ai eu raison de préparer le minimum car il y a très peu de place dans le ballon, les gens se répartissent régulièrement le long de la couronne extérieure protégée. Au centre, il y a un large trou par lequel se déroule le câble.
Et voilà, on décolle et je commence à peindre, je suis presque en équilibre, j'ai du mal à me stabiliser mais je persévère, je tente de capturer un panoramique de Paris, vu du ciel.
Le pilote me dit qu'en 30 ans de vol, il n'a jamais vu cela, quelqu'un peindre en vol. Il prolonge un peu pour que je puisse "terminer" mon travail. C'est sympa mais une dizaine de minutes ne permet pas de peindre tout Paris!
Le résultat (aquarelle du haut) n'est pas fantastique mais il garde la trace de ce moment inédit et fort; et c'est, bien sûr, le plus important!
J'ai complété ma page quelques minutes plus tard avec un panoramique du parc et le ballon en vol.

[ aquarelle 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]