mardi 22 septembre 2020

Feuilleter Capturer l'âme d'un lieu ...


Mon livre "Capturer l'âme d'un lieu par la forme et la couleur à l'aquarelle - peindre sur le vif sans dessin préalable" aux Editions Eyrolles, est sorti jeudi 17 septembre. Vous pouvez le commander dans votre librairie préférée partout en France.

Il sera disponible début octobre dans les pays francophones (Belgique, Suisse, Canada, etc.). N'hésitez pas à la commander!

C'est un outil pour explorer ma pratique de l'aquarelle, ma vision des lieux et des atmosphères en valeurs et en couleurs. Ma spécificité est de ne pas faire d'esquisse préalable et de travailler uniquement au pinceau. Je vous guide en 21 chapitres, entre exercices et réflexions, dans une nouvelle compréhension et expression de l'espace, sur le vif.


Merci à Eva, Eyrolles Loisirs Créatifs, pour cette vidéo.

lundi 14 septembre 2020

Au cœur de la forêt …

                 

Tous les jours, je pars en quête de la forêt. Je n’ai jamais réellement peint ce sujet, quelques esquisses rapides ou notes colorées, peut-être… Ici, le sujet est à prendre à bras le corps, les lumières et contre-jours sont extraordinaires, ils emmènent mon esprit dans une divagation poétique, peuplée de Dames Blanches, loups-garous et petits enfants perdus…             
Je marche chaque jour en quête du meilleur point de vue, je travaille la densité des troncs d’arbres, leur enchevêtrement tout en préservant des touches lumineuses et puissantes. Je joue avec des contrastes de valeurs colorées pour accentuer la profondeur des points de vue. Les feuilles se détachent dans un motif répétitif qui donne envie de le reproduire à l’infini. Je rajoute des petites touches de couleurs vives pour faire chanter les contrastes. 

                   

Je suis seule, avec les mouches et les insectes en fond sonore, j’entre en méditation colorée pour saisir ces instants fugaces de lumière magique. J’ai peu de temps car en fin de journée, la lumière évolue très rapidement, je ne dois pas manquer ces stries bleues claires qui zèbrent le chemin doré. 

                      

Je me perds dans l’enchevêtrement des troncs qui me donne le vertige ; mes yeux papillonnent de percées en trouées pour aller chercher ces raies de lumières. Je marque rapidement les stries horizontales, je sais qu’elles sont fugaces. Je jongle entre l’opacité et la transparence des ombres colorées pour accentuer la profondeur. J’aime faire entrer mon pinceau dans le pigment, qu’il s’en charge jusqu’à en étouffer et le voir se diffuser dans l’eau qui n’en fait qu’à sa tête. Laissons-nous surprendre par cette aquarelle incontrôlable et surprenante.

Ne pas tout maîtriser permet de laisser ouverte les portes de l’imaginaire. 
C'est une série qui débute, au fil des jours et des saisons ...

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

vendredi 11 septembre 2020

Capturer l'âme d'un lieu en librairie le 17 septembre ! ...


J’ai le grand plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre
Capturer l’âme d’un lieu par la forme et la couleur à l’aquarelle
Peindre sur le vif sans dessin préalable

aux Editions Eyrolles

Vous le trouverez dans toutes les librairies (n’hésitez pas à le commander directement auprès de votre libraire préféré.e) ou sur les plate-formes numériques.
Vous pouvez feuilleter quelques pages ici 
En pré-commande dès aujourd’hui et en librairie le 17 septembre.


Je vous propose une séance de dédicace le 19 septembre 2020 de 16h à 19h
à la librairie Eyrolles, 61 boulevard Saint-Germain – 75005 Paris.

J’espère vous y voir nombreu.x.ses et masqué.e.s, of course !

dimanche 6 septembre 2020

Retraite au vert en pleine canicule …

Au vert, c’est beaucoup dire, en effet, le printemps et l’été ont été tellement secs que la campagne des Deux-Sèvres est grillée… Je me délecte de ces tons pailles, jaune de Naples, orangés qui donnent de la vibration aux verts profonds des magnifiques arbres de cette contrée. Le bleu éclatant du ciel donne un contre-point parfois et permet un jeu de contraste chaud-froid.
Habituellement, peu attirée par la campagne, je profite pourtant de l’épure des paysages pour aller chercher des sujets anodins, un simple rapport coloré va m’emmener dans une aquarelle. Je varie les cadrages, en travaillant des paysages en format portrait, cela me pousse à regarder autrement les lieux et à varier mon interprétation.

Les lumières sont douces, elles me poussent à travailler vite, à peindre deux aquarelles en même temps dans une sorte de diptyque « décalé » : partie gauche, ce grand pin majestueux et partie droite, l’horizon avec les éoliennes au lointain, petites pattes de mouches dans un ciel immense.
Les couleurs chantent dans une harmonie de couleurs chaudes et de violets éclatants pour exprimer la profondeur. 



Je ne peux pas résister à peindre ce saule pleureur qui offre un large abri ombragé par ces temps de chaleur intense. La lumière est vibrante et elle change en permanence, il faut peindre vite, sinon, on manque l’instant magique où l’ombre et la lumière sont en parfaite harmonie. La façade de la grange s’assombrit peu à peu pour entrer dans une ombre violacée. 



Quand le ciel se voile de filaments rosés, je les fait dialoguer avec les orange-rouges de la maison des voisins, à peine visible à travers la végétation. Le premier plan est fort et vigoureux alors que le lointain est à peine suggéré. Je regarde toutes les couleurs chanter devant mes yeux et l’aquarelle apparaît dans mon regard avant même de l’avoir peinte.

[ aquarelle 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 1 septembre 2020

Capturer les flux marins à Saint-Briac …



J’ai organisé un workshop d’aquarelle à Saint-Briac/Saint-Lunaire autour des paysages marins. Le ciel était au rendez-vous et nous a offert des mélanges colorés et des coups de pinceaux d’une variété saisissante.



La lumière est changeante, les nuages ne posent pas et vont et viennent dans un ballet incessant. Ne paniquons pas ! Restons concentrée pour capturer ces moments fugaces en ombres colorées qui rendront hommage à la profondeur du ciel. La sculpture des rochers répond parfaitement au ciel en créant des formes étonnantes qui laissent l’imagination voyager dans leurs creux et leurs bosses.



J’ai exploré pour la première fois, le flux et le reflux de l’eau sur le sable, laissant des traînées luisantes, qui réfléchissent les nuances du ciel. Les rochers et méandres du sables émergent de l’eau et de l’écume. Il faut travailler vite car la marée n’attend pas. Elle m’accule sur les bords de la digue ; être vigilante pour ne pas tout perdre dans une vague ...

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 25 août 2020

Paris, au mois d'août ...

 

Lorsque la chaleur est trop lourde, il faut quitter l'appartement sous les toits devenu une étuve, pour respirer un peu d'air en haut des Buttes-Chaumont.

Le parc est assez grand pour recevoir les promeneurs et touristes du dimanche, il y a aussi quelques joggeurs et des mamies promenant leur chien.

Ciel et végétation, quoi de mieux pour faire vibrer les contrastes de valeurs colorées et de couleurs?

[ aquarelle 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

dimanche 16 août 2020

Et si on pouvait peindre sur le vélo lui-même? ...


Depuis que j’ai racheté un vélo et malgré deux crevaisons, coup sur coup, je passe le plus de temps possible à rouler. Les pistes cyclables provisoires, spécial « covid » sont des boulevards pour traverser paris, j’adore ! Sauf à l’heure de pointe, le soir, où l’on a l’impression d’être Amsterdam avec des gros bouchons de deux roues, trottinettes et autre engin roulant…
Je m’évade au bois de Vincennes pour faire du vélo, respirer un peu d’air frais (sans masque) et fuir la foule. Je réhabitue mon œil aux ombres et lumières colorées, je cherche les contrastes de température et travaille mon geste pour varier les touches de pinceau.


Il n’a pas plu beaucoup ces derniers temps et la végétation est brûlée. Dans ce point de vue, j’ai l’impression d’être en Provence. Je fais jouer les contrastes colorés pour exprimer cette atmosphère torride. On se croirait presque en vacances dans ces moments là ! 


Je me rafraîchis en peignant le lac Daumesnil à l’ombre des arbres. Je joue avec les ondes mouvantes de l’eau, les reflets, ombres et lumières sont magnifiques. Je ne m’inquiète pas de l’instabilité des flots, j’aime quand cela bouge tout le temps. Je laisse une grande part du blanc du papier non peinte pour créer dynamisme et mouvement dans la composition. Ne surtout pas figer l’aquarelle, la laisser vivre sa vie même après que j’ai arrêté de peindre...

[aquarelles 21x60cm sur carnet aquarelle – 
©Marion Rivolier ]