jeudi 2 décembre 2021

Déception militante place de l'Hôtel de Ville ...



Samedi 6 novembre est organisé, place de l’Hôtel de Ville à Paris, avait lieu un rassemblement pour la justice climatique à l’appel de la #cop26coalition pour interpeler les dirigeants présents et absents de la COP26.
J’arrive en fin de matinée pendant l’installation et les premiers rassemblements. La place de l’Hôtel de Ville n’est pas noire de monde… Déception … Une certaine forme d’habitude s’est-elle installée : « il y a les écolos qui défilent, c’est la Cop 26, ils vont crier un coup et puis on passera à autre chose ? » Il n’y a quasiment que des bénévoles des association de la coalition Cop26 qui a organisé le rassemblement. Les participants sont des passants ou des touristes, personne ne semble s’être déplacé pour participer et écouter les interventions.


Toujours les mêmes personnes, les mêmes slogans, et les politiques (écolos!) qui viennent chercher des selfies et remonter leur estime d’eux-mêmes… Les photographes bousculent tout le monde pour avoir «la» photo… pas très solidaire ni très en harmonie avec le monde comme ambiance…
Pourtant le soleil est radieux, la lumière sublime, les banderoles qui sont déployées graphiquement fortes ; le monde brûle et les dirigeants se cachent derrière leur petit doigt. Pourquoi est-ce qu’il n’y a personne à la manif ? Les gens préfèrent sûrement être en vacances que se prendre la tête avec des idées sombres sur l’avenir de la planète. La Cop 26 va se terminer dans un vaste naufrage avec des constats sans appel mais aucune proposition concrète pour changer le système.


Comment se projeter sans solution concrète ? Chacun participe à son échelle (surtout à la petite échelle, celle du particulier qui trie ses déchets, essaie de moins consommer, etc.) mais qui va travailler à grande échelle ? Comment faire bouger les gouvernements, les politiques et les décideurs ? Il est clair qu’ils n’ont pas pris la mesure du danger et qu’ils n’ont pas commencé à modifier le système : beaucoup de greenwashing et peu d’actes permettant de faire bouger les lignes.

Comment se renouveler dans cet engagement sans s’épuiser ?

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

samedi 27 novembre 2021

Frontière[s], le film


Frontière[s]
Une immersion artistique au sein du centre pénitentiaire Paris La Santé est à découvrir ici.
Un film de Urban Sketchers Paris présenté en avant première les 19, 20 et 21 novembre derniers à Clermont-Ferrand au 21ème rendez-vous du carnet de voyage.
Ce film de 26 minutes, écrit et réalisé par David et Marion Rivolier est le témoignage de cette expérience artistique et humaine inédite dans l’univers carcéral à la rencontre de ceux qui y sont détenus et de ceux qui y travaillent.

Avec
Claire Archenault ,
Marielle Durand
Brigitte Lannaud Levy,
Mat Let
Tula Moraes,
Marion Rivolier,
Et les personnes détenues au QB1 du centre pénitentiaire de Paris La Santé.

Nous remercions tout particulièrement Bruno Clément-Petremann le chef d’établissement et son équipe qui nous ont ouvert à nous artistes, toutes les portes de ce pénitencier au cœur de la cité.

#uskparis
#urbansketchers
#usk
#voyageautourdemacellule #prisondelasante
#carnetdevoyage #detention #prévention

[ photographies de David Rivolier ]

dimanche 14 novembre 2021

Au RDV du Carnet de Voyage à Clermont-Ferrand, notre projet Prison de la Santé ...




J'ai la chance de participer à ce magnifique projet et je serai à Clermont pour le présenter.

Les six artistes Urban Sketchers Paris dévoilent pour la première fois le projet complet « Voyage autour de ma cellule », une immersion artistique au sein du centre pénitentiaire Paris La Santé
Ils ont pénétré la prison de La Santé, au cœur de Paris, pour un projet dessiné avec les détenus. Ils ont bénéficié d’un accès inédit en détention grâce aux ateliers d’Urban Sketching offerts aux détenus. Ensemble avec les détenus, ils ont constitué un corpus commun qui a abouti à une œuvre-performance à la Conciergerie lors de l'événement artistique "Nos prisons imaginaires" en 2020. Accompagné d’une photographe et d’un vidéaste, le projet présenté est pluridisciplinaire : dessins, textes, photographies et le film « Frontière(s) » sont le témoignage de cette expérience inédite dans l’univers carcéral à la rencontre de ceux qui y sont détenus et de ceux qui y travaillent.
Avec Claire Archenault, Marielle Durand, Brigitte Lannaud Levy, Mat Let, Tula Moraes, Marion Rivolier, Carole Charbonnier (photographie) et David Rivolier (réalisation).
Et BM, JF, Balti, Maiky, Burn-Man, Jay, Pedja, Salim, Guillaume, Sergio, Lyx.

Retrouvez-nous au Polydome – La Coopérative de Mai les 19, 20 et 21 novembre 2021 à Clermont-Ferrand au 21ème RDV du Carnet de Voyage.

Nous y présenterons aussi deux livres inédits ainsi que le film « Frontière(s) », sortie le 21/11/21.

Urban Sketchers Paris est un collectif d’artistes ouvert à tous, destiné à promouvoir la valeur narrative, artistique et éducative du dessin sur le vif. Nous faisons partie du réseau international Urban Sketchers depuis 2009. En plus des rencontres pour dessiner, nous créons des événements avec des institutions parisiennes. Depuis 2019, nous offrons des ateliers aux enfants du Secours Populaire dans des lieux culturels.


Affiche du 21ème RDV du Carnet de Voyage Doz affiches vintage

jeudi 11 novembre 2021

Depuis le temps que je l’attendais !... 2/2

Enfin le 10 septembre, les laizes de tissus ont été déployées. Elles recouvrent et masquent l’arc de triomphe. C’est une épure éblouissante, un dessin parfait. Je ne peux pas m’en détacher. Je fais le tour longuement, je m’arrête, je peins ; je vais rester presque quatre heures. Je vais voir le soleil se coucher, la nuit tomber, la nuit grisâtre avec l’arc de triomphe qui disparaît quasiment en ton sur ton puis l’allumage du monument, d’abord verdâtre et enfin argenté, brillant comme un diamant taillé, presque trop clinquant maintenant… je préfère la version « jour » quand le ciel se reflète suavement dans le tissu et que les couleurs du jour le fond passer d’un rose doré à un bleu subtil en quelques minutes.

Sublime, comme un temps suspendu.


Quelle incroyable légèreté pour 35000 m² de tissu ceinturés par 3000 mètres linéaires de corde rouge

Tous les cadrages, tous les points de vue, toutes les valeurs de champs, j’ai cherché à varier ma position et ma vision ; j’aurais voulu en peindre plus, en peindre d’autres pour comprendre et garder dans ma mémoire corporelle cette dernière œuvre emballée de Christo et Jeanne Claude.

Ils ont offert aux parisiens, aux habitants la possibilité d’envahir et se réapproprier la place de l’Étoile vidée de ses voitures. Un bonheur non négligeable. Ils ont fait parler, penser, se disputer, vitupérer, aimer et détester, c’est ce que j’aime dans l’art, l’art de transformer un instant de vie dans l’espace et le temps de chacun.e.

Le tissu et le cordage seront recyclés en Allemagne pour des sols de terrain de foot, des entreprises françaises se sont mobilisées sous le #upwrapping pour proposer d’autres types de recyclage des ces matières, plus locaux ; affaire à suivre...

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

dimanche 7 novembre 2021

Depuis le temps que je l’attendais !... 1/2


Je pense que cela fait plus de 20 ans que j’attends l’emballage de l’Arc de Triomphe par Christo et Jeanne Claude… Et depuis deux ans, je savais que c’était programmé, j’avais même noté les dates sur mon agenda, l’année dernière… mais l’installation a été décalée à cause de la pandémie et puis Christo est mort en juin 2020. J’ai pensé que ce serait annulé mais finalement...
… fin juillet, je comprends que le projet a commencé. Je me dis que je vais le suivre pas à pas, au fil du pinceau. Première étape, les échafaudages, les protections des sculptures et les grues, une de mes passions !

Je sais que je vais me régaler jour après jour. J’y retourne à plusieurs reprises. Souvent je parle avec les passants ou les touristes. Ils ne savent pas ce qui se passe, ils pensent que ce sont de simples travaux. Je leur explique que c’est une œuvre, qu’elle est en cours de montage. Je leur raconte le Pont Neuf emballé en septembre 1985. Ils sont très intéressés, ils me disent qu’ils iront voir quand ce sera terminé.

C’est cela qui me plaît, l’art pour toutes et tous, gratuit, dans l’espace public. L’art qui transforme un lieu que l’on connaît depuis toujours. L’art qui ouvre les yeux, donne à voir, dégoûte ou émerveille. C’est ce que j’aime.

 


Fin août, les structures de protection des sculptures sont terminées, le tissu est installé dans les arches intérieures. On commence à voir vibrer la lumière dans ses plis. On a l’impression d’un voilage aérien tellement c’est beau.


[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 2 novembre 2021

Paris contemporain ...

Assister à l’ouverture de nouveaux lieux pour l’art contemporain n’arrive pas si souvent à Paris. Depuis mon enfance, j’en ai vu quelques uns. Cela m’intéresse de voir cette ville enfin changer de de visage, j’aimerais plus de bâtiments contemporains, plus d’architectures étonnantes, moins de patrimoine. Mais lorsqu’un lieu allie les deux, avec un merveilleux architecte comme Tadao Ando dans le bâtiment de la Bourse du Commerce, cela me réjouit. 

            

Ériger ce mur circulaire de béton au centre du bâtiment est une vraie gageure et prouesse architecturale. Une épure, encore une fois, un dessin parfait, qui relie les mémoires dans l’espace et le temps. La verrière est sublime, les lumières et le sombres transforment le lieu en permanence, on ne sait plus où donner de la tête ou du pinceau ! Le sculpture au cœur de la rotonde est en cire, telle une bougie qui se consume, elle aura disparu à la fin de l’exposition. Quelle ironie : le collectionneur s’offre une œuvre qui ne laissera aucune trace !


Du dernier étage, la vue sur la Canopée et le centre Pompidou est incroyable, point de vue inédit pour moi. J'aime tellement découvrir encore de nouvelles choses dans cette ville que j'ai tant peinte.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 26 octobre 2021

Dernière exposition à Paris des 26 œuvres restituées au Bénin ...



Les 26 œuvres des trésors royaux d'Abomey qui sont restituées au Bénin sont exposées à Paris au Musée du quai Branly - Jacques Chirac jusqu'au 31 octobre.
A voir absolument avant leur départ la semaine prochaine.
Entrée libre, exposition au Foyer du théâtre Claude Lévi-Strauss
Ils seront exposés ensuite à Cotonou puis à Ouidah et à Abomey.
#backtobenin
#scenography