samedi 26 mai 2018

C'est l'Enfer au musée du Quai Branly! ...


L'autre jour, j'ai voulu visiter l'exposition Enfers et fantômes d'Asie au musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Mal m'en a pris! Malgré l'avertissement, je ne me suis pas assez méfiée; cette exposition est pleine d'objets et de représentations effrayantes et monstrueuses.
Certaines pièces anciennes, sculptures, estampes, masques ou peintures sont magnifiques mais d'autres, plus contemporaines, sont vraiment difficiles à regarder.
J'ai quand même voulu dessiner un peu, j'ai utilisé des pinceaux à encre, crayons de couleurs et stylo plume pour capturer les fantômes. J'ai travaillé dans l'obscurité, sans vraiment voir ce que je faisais.
Finalement, c'est assez représentatif de l'ambiance ténébreuse de l'expo!

[ aquarelle 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]

mardi 22 mai 2018

Arpenter la rue Myrha, entre librairie et marchés colorés ...


Ce qui est chouette avec le groupe Urban Sketchers Paris, c'est que l'on découvre des quartiers que l'on fréquente pas ou peu. Je passe souvent à vélo dans le 18ème arrondissement, mais je m'arrête rarement. La semaine dernière, à l'invitation de Brigitte Lannaud Levy, nous avons découvert une nouvelle librairie, la Régulière, rue Myrha. Ouverte, lumineuse et colorée, cette librairie propose un grand choix de livres illustrés mais propose aussi du thé et du café (avec quelques cookies et autres cake faits maison), des expos et des ateliers. On peut s'y installer pour lire, découvrir de nouveaux ouvrages ou simplement travailler sur son ordi.
Après avoir commandé un café et offert un autre café pour quelqu'un qui ne peut se l'offrir (tradition napolitaine du "café suspendu"), je me suis attaquée à la vitrine sur rue, avec en arrière-plan, la mercerie générale et ses fils colorés.


Après avoir déjeuné à la Cantine Myrha (bio et écolo, que je dessinerai sûrement bientôt), nous nous sommes baladées dans la Goutte d'Or. Assise sur une palette en bois, entre des caisses de poissons et de bananes, j'ai capturé l'effervescence de la rue. Les passants ont été particulièrement charmants, attentifs à ce que nous faisions, curieux mais respectueux.

[ aquarelle 21x60 cm, sur carnet aquarelle Hahnemühle ]

vendredi 18 mai 2018

Dessiner et danser au musée Rodin ! ...


De passage au musée Rodin la semaine dernière, je suis tombée par hasard sur l'annonce suivante:
10 juillet 1906, Rodin s'extasie devant la beauté des danseuses cambodgiennes, venues accompagner le roi Sisowath lors de son voyage officiel en France. L'artiste les suit jusqu'à Marseille pour pouvoir les dessiner sans relâche jusqu'à leur départ le 20 juillet.
Le 13 mai 2018, faites comme l'artiste ! À l'occasion de la venue du Ballet royal du Cambodge au mois de mai, venez dessiner des danseuses cambodgiennes dans le jardin du musée Rodin.

L'événement était complet mais je n'ai pas pu résister à venir quand-même! J'ai eu raison car il y avait des places libres et j'ai pu profiter du merveilleux spectacle offert par trois danseuses du Ballet royal du Cambodge. Transies de froid dans leur costume d'or et de soie cousus directement sur elles, elles nous ont offert quelques moments du spectacle. Puis elles ont proposé des mouvements figés pour qu'on puisse les dessiner.


Qu'elles soient immobiles ou en mouvement, mon pinceau n'a pas arrêté de courir sur le papier pour tenter de capturer la beauté et la grâce de leurs postures. Chaque mouvement est composé avec le corps complet dans des gestes étonnants et poétiques.


Cet atelier dessiné était aussi filmé par Xavier de Lauzanne pour un documentaire, "La Beauté du geste" qu'il fait sur le Ballet royal du début du siècle à aujourd'hui. Après le départ des danseuses, j'ai été interviewée sur mes impressions sur ce moment partagé de création.

J'ai passé un magnifique moment, suspendu dans l'espace et le temps de la création et du dessin.

« Ces danses monotones et lentes, qui suivent le rythme d’une musique trépidante, ont une extraordinaire beauté, une beauté parfaite… [Les Cambodgiennes] m’ont appris des mouvements que je n’avais encore rencontrés nulle part… ». Auguste Rodin

lundi 14 mai 2018

Je continue à traquer les oeuvres d'art ...


Malgré la publication de "Croisée de regards", je continue à traquer les oeuvres d'art, ici ou ailleurs.
Sur la Barceloneta, c'est la sculpture de Rebecca Horn qui semble bousculée par les rafales de vent. je suis sur la plage, le ciel est menaçant mais magnifique et le vent menace d'emporter mon matériel à chaque instant. J'aime la couleur de l'acier Corten de la sculpture qui dialogue avec le ciel aux nuances orange et violettes. Soudain, les palmiers paraissent incongrus dans cette ambiance plutôt sombre.


Un peu plus loin, à l'abri dans un café couvert, je m'intéresse à la sculpture d'Alfredo Lanz. La lumière est fantastique, elle crée des rapports colorés, chauds et froids, étonnants. Plus j'avance dans la peinture, plus le ciel se dégage... A la fin, il est bleu azur.


La peinture de la place de Catalogne n'est pas vraiment une oeuvre d'art. Mais, vue de haut, elle le devient pour moi. Les ombres des passants et promeneurs jouent avec les grands cercles rouges et bleus. Parfois, changer de point du vue donne à voir différemment un lieu ou une situation.

[ aquarelle 21x60 cm, sur carnet aquarelle Moleskine ]

jeudi 10 mai 2018

Watermarks & friends à la Barceloneta ...


Invitée par Swasky et Isabel Carmona à donner un workshop à Barcelone dans le cadre de Pushing Your Sketching Boudaries, j'ai eu peu de temps pour peindre. Beaucoup de travail, beaucoup d'anglais, de catalan et d'espagnol, le tout arrosé d'un peu de français.
J'ai choisi cette vue (aquarelle ci-dessus) pour l'une des deux sessions de mon cours, directement sur la plage de la Barceloneta. Peindre les pieds (nus) dans le sable, c'est plutôt agréable.


A la fin de chaque journée, les groupes se retrouvent pour boire un verre et dessiner (si ils en ont encore la force). C'est la seule aquarelle que j'ai pu faire durant les trois jours de workshop: j'ai rapidement capturé les attitudes de Len, Adams, Jeff, Nicko, Nathalie et Swasy au Futbal bar dans le parc de la Barceloneta.


Le dimanche, nous avons eu la chance de faire un SketchCrawl avec les Usk Barcelona. Santi Sallès a passé la journée avec nous. Nous avons beaucoup parlé dessin et matériel, mais il nous a aussi baladé dans Barcelone. Et bien sûr, nous avons déjeuné, entre 15 et 17h, dans un superbe restaurant de Tapas où Santi nous a fait une démonstration de "Tapas Drawing", sa spécialité! Un vrai régal, dans tous les sens du terme.

[ aquarelle 21x60cm, sur carnet Moleskine aquarelle ]

lundi 7 mai 2018

Stage "Voyage au fil de l'aquarelle" à Paris du 2 au 6 juillet 2018 ...



Je vous propose un stage d'aquarelle, "Voyage au fil de l’aquarelle à Paris", du 2 au 6 juillet 2018.
En cinq jours, il s'agit d’explorer Paris, l’espace urbain, les bâtiments et les habitants au fil du pinceau et de la couleur à l’aquarelle. Chaque jour sera consacré à explorer un thème ; le matin sous forme d’exercices découvertes et l’après-midi par l’application des notions vues le matin, dans la mise en œuvre de son point de vue. Il s’agira d’apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire sur les lieux traversés.
Vous pouvez consulter le programme détaillé de la semaine, ici.
Les inscriptions se font directement sur le site d'un atelier à l'autre.
Au plaisir de partager cette semaine d'aquarelle avec vous.
#workshop
#watercolor


jeudi 26 avril 2018

Sheila Hicks peint l'espace en fils et en couleurs au Centre Pompidou ...


L’autre jour, je passe devant le Centre Pompidou et je devine, à travers les vitres, de grosses formes rondes blanches, jaunes, orange et rouges. Cela semble doux et mou. On a envie de s’y allonger. Il me semble avoir déjà vue une œuvre du même type, à la Biennale de Venise, peut-être ou au Palais de Tokyo à Paris. En la peignant depuis l’extérieur, je prends le temps de l’observer. J’aime son aspect aérien malgré sa monumentalité et le jeu de dégradé, de camaïeu de couleurs.


A l’intérieur de l’exposition, elle est différente, plus dense, colorée, ancrée dans la sol.
Sheila Hicks est peintre, elle peint avec ses doigts sur des toiles, des tissus, elle les couds, elle les perce, elle les écorche. Elle les tresse, elle construit l’espace avec des fils, elle le sculpte avec des ballots de matières textiles, de laines, de couleurs. Elle compose l’espace et elle le fait vibrer en couleurs, en textures et en lumières.


Le sens du fil est important. Le fil prend la lumière différemment en fonction du sens, vertical ou horizontal Si on le regarde de face, c’est différent que si on le regarde en marchant. Le mouvement du visiteur donne vie au motif, à la couleur et à la lumière