vendredi 30 juillet 2021

Exposition et atelier à Lourmarin les 11 et 12 septembre 2021 ...

 


Je serai au salon du Carnet de Voyage à Lourmarin les 11 et 12 septembre 2021.

Je vous y propose un atelier en extérieur :
Capturer l’espace en valeurs colorées / premiers pas en Direct Watercolor
Explorer l’espace au fil du pinceau directement à l’aquarelle. Apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire. Directement au pinceau, sans dessin préalable, sur un carnet de croquis. Explorer les possibilités de l’aquarelle pour composer, cadrer, explorer les valeurs et contrastes colorés, peindre avec le vide et apprendre à faire des choix.
Samedi 11 septembre de 13h30 à 15h30
Coût : 30 € – durée 2h – ADULTES

Les inscriptions se font par mail à marionpro.rivolier[at]gmail.com

mardi 27 juillet 2021

Retour au musée, une pure joie! ...


Quelle joie de retourner dans les musées, visiter les expositions, découvrir de nouvelles œuvres!
Dans le désordre, j'ai retrouvé ce magnifique artiste El Anatsui à la Conciergerie de Paris avec une installation multiformes, sculpture et vidéo, dans un calme absolu : EL ANATSUI REVISITE LA CONCIERGERIE jusqu'au 14 NOVEMBRE 2021.


J'ai été brusquée par l'espace rude de Anne Himhof au Palais de Tokyo (Carte blanche à Anne Imhof, Natures Mortes jusqu'au 24/10/2021): elle a mis les espaces à nu, à l'os, plus de décoration, plus de fioriture, pas de cimaise superflue ou de tentative de séduction par une beauté facile. Ses artistes invités donnent un peu de sensualité à sa proposition.
Je n'ai pas vu les performeurs en action dans l'oeuvre, cela m'a manquée. L'artiste crée une oeuvre qui s'habite et se transforme par des corps. On aimerait pouvoir y assister...


L'artiste JR nous amuse au Trocadéro (jusqu'au 19/07/2021) à reconstituer la tour Eiffel dans un gouffre béant. La file de gens souhaitant se (faire) photographier dans cette faille était tellement longue que je me suis installée devant mais sans pouvoir "recoller" le haut au bas de la tour Eiffel. C'était plutôt marrant de peindre ce décalage!
[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mercredi 23 juin 2021

Interview dans BALISES, BPI, à propos d'Urban Sketchers Paris ...

 

Article à lire dans BALISES, le magazine de la BPI du Centre Pompidou. Je présente le collectif Urban Sketchers Paris qui va intervenir dans le Centre Pompidou les samedi 26 et dimanche 27 juin de 15h à 18h. 

L'article complet est à découvrir sur BALISES.

Et pour nous venir dessiner avec nous, c'est samedi et dimanche.

lundi 14 juin 2021

Quelques places encore pour le stage d'aquarelle en nature! ...


IL RESTE DE LA PLACE POUR LE STAGE : Capturer la nature en valeurs et en couleurs – du 6 au 10 juillet 2021 - Les Deux-Sèvres / La Mothe-Saint-Héray

Pour demander le programme complet et s'inscrire, écrire à : marionpro.rivolier[at]gmail.com

En cinq jours, je vous propose d’explorer les environs de La Mothe-Saint-Héray (dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine), ses paysages ruraux et ses sous-bois, au fil du pinceau et de la couleur à l’aquarelle. Nous serons basés au lieu dit Trémont et nous rayonnerons autour en fonction des sujets à traiter.
Il s’agira d’apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire sur les lieux traversés. Nous travaillerons, directement au pinceau, sans dessin préalable, sur un carnet. Nous explorerons les possibilités de l’aquarelle pour composer, cadrer, travailler le mouvement, explorer les valeurs et contrastes colorés, peindre avec le vide et apprendre à faire des choix.

mercredi 9 juin 2021

Back to Benin - Days 6 & 7 ....

Jour 6 Ouidah
C’est une grosse journée qui commence au fort portugais à Ouidah, pour toute une journée de réunions de chantier, de prises de côtes et validation d’échantillons. On enchaîne les taches les unes après les autres, au pas de course. On emploie de l’heure du déjeuner pour aller à la Fondation Zinsou, manger rapidement et visiter (encore plus rapidement ) l’exposition « Gros Câlin » de Jeremy Demester. Une peinture flamboyante et habitée par Ouidah, ses habitants et ses fantômes. La fondation est toujours un lieu enchanteur, moment d’apaisement dans le tumulte. Le café a été réaménagé, les murs sont peints en outremer pur. Les plantes envahissent ce lieu et leur vert acide chante avec le ocre orangé de la latérite des murs extérieurs.



Jour 7 Cotonou
Je profite du dernier matin tôt pour peindre une vue sur la statue gigantesque de l’Amazone. Elle est toujours emballée et protégée des regards avant son inauguration. Elle est immense la taille d’un immeuble planté au milieu d’une vaste esplanade vide. Au lointain, on devine les grues du port. C’est là que vont arriver les containers avec tous les aménagements scénographiques pour le musée Internationale de la Mémoire et de l’Esclavage MIME sur lequel nous travaillons. Beaucoup d’ouvriers y travaillent nuit et jours, nous les voyons entrer et sortir avec leurs casques et gilets fluos.
 
                                 
Entre deux réunions, je crobarde quelques personnages sur mon mini carnet. Le papier est un peu fin mais j’arrive quand même à poser un peu de couleurs. J’aime bien dessiner ces silhouettes en quelques secondes. Je capture la forme d’un œil en amande, un sourire ou une moue fatiguée qui s’esquisse derrière un masque, ou une position si caractéristique d’un dos plié en deux pour ramasser un objet à terre.
J’ai tellement de lumière, de couleurs, de motifs, de sons et d’ambiances dans la tête et le corps que cela reste collé à moi. C’est fort et intense. Cela va durer un peu.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle, 21x60cm sur carnet aquarelle, 12x18 sur carnet – ©Marion Rivolier ]

samedi 5 juin 2021

Back to Benin - Day 5 ....


En route pour Abomey
Très tôt le matin, nous allons au palais des Congrès faire (ou plutôt subir) le test PCR. Puis nous partons pour Abomey, après un arrêt à la station essence. Je prends deux minutes pour faire un croquis.
Abomey est à 2h30 de voiture, je me décide à tenter l’aquarelle sur le vif dans la voiture. Je vais peindre en essayant de ne pas tout renverser.
J’aime les couleurs et les atmosphères qui se modifient au fur et à mesure du trajet. La latérite envahit le paysage. La végétation basse se transforme en véritable forêt. On passe par toutes les villes de la Route des esclaves, je reconnais les noms écrits sur les panneaux. Je reconnais les paysages que j’ai dessinés pour le projet. Les arbres sont superbes. Allada et sa culture d’ananas apparaissent au fil de la route. Les produits vendus au bord de la route varient en fonction des cultures alentours (mangues, pastèques ou ananas...).

 

La terre est désormais rougeoyante, quand on arrive à Bohicon puis Abomey, j’ai les yeux grand ouverts, je ne veux rien manquer. Je découvre le site des Palais Royaux, des enclos, des cours successives et des cases royales. On a la chance de visiter la réserve. Je reconnais les objets que j’ai étudiés. C’est très émouvant. Ils sont très beaux mais si ils ont besoin d’être restaurés. Ces objets et ces lieux sont l’épure même, il n’y a ni effet ni décoration superflue. Peindre et dessiner pour exprimer au plus juste, un véritable challenge.
 


Je peins aussi la route du retour. Les femmes installées le long de la route vendent des fruits et de l’eau. Notre chauffeur achète des poches d’eau : les femmes et les d’enfants agrippent la vitre de la fenêtre, ils veulent tout nous vendre, fruits coupés, gâteaux de semoule ou eau.
La fin de journée est passée dans les tissus et wax dans la maison Ifé et dans le magasin Vlisco, nous plongerons dans la beauté des motifs, formes et couleurs. Comment ne pas avoir envie de tout acheter ?

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle ©Marion Rivolier ]

mardi 1 juin 2021

Back to Benin - Day 4 ...


Je le lève tôt pour peindre la lumière du matin depuis le palais des congrès jusqu’à la vue sur l’océan. Le matin, le ciel est souvent lourd, les nuages créent de la vibration, la végétation est luxuriante. Les palmes brillent de reflets d’argent. Les touches vives des arbres flamboyants, orange vif et des fuchsias des bougainvillées, animent les gammes infinie des verts.


Après la réunion de travail le matin à l’ANPT, nous mangeons dans un restaurant « Grosse Bouffe », c’est une sorte de snack libanais avec des glaces et des pâtisseries à n’en plus finir. Les gens vont et viennent, je les capture rapidement entre deux bouchées de sandwich falafel. Mes compagnons me demandent pourquoi je dessine tout le temps ... j’essaie de leur expliquer que c’est vital que j’ai besoin de garder tout cela en mémoire en dessinant.

L’après midi nous allons au bureau puis faire quelques courses en ville : chaises de bureau, matériel, tasses et verres. On étouffe dans les magasins mais j’aime être dehors et découvrir la vie de Cotonou par ce biais-là...


[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle, 21x60cm sur carnet aquarelle, 12x18 sur carnet – ©Marion Rivolier ]

mardi 25 mai 2021

Back to Benin - Day 3 ...

                            
De Cotonou à Ouidah
On roule sur la route des pêches, le long du littoral, la plage s’étend à perte de vue avec des rangées de cocotiers courbés par le vent. Il y a aussi de grandes pirogues dont la coque noire se détache sur le sable clair. 

                             
Peu à peu, le rouge latérite envahit les bords de la route. Cela tranche avec les verts de la végétation, de plus en plus présente. De basses cahutes en bois servent d’abris aux marchandes le long d ela route.



À midi, quelques kilomètres après la Porte du Non Retour, il y a une sorte de « Resort », la Casa del Papa, à Azizacoué. On y mange face à l’océan, c’est idyllique, court moment de répit dans la chaleur étouffante. On prend cinq minutes pour aller voir les cabanes sur pilotis construites sur la lagune. C’est sublime. Cela donne envie d’y rester un peu plus longtemps.

Je croque dans la voiture, je capture au fil de la route, des attitudes, des vendeuses de bord de route, pastèques et mangues, tout passe trop vite… mais les couleurs et ambiances s’encrent dans ma rétine.



[ aquarelles 21x60cm sur carnet aquarelle, 12x18 sur carnet – ©Marion Rivolier ]

samedi 22 mai 2021

STAGE . Capturer l’espace en valeurs et en couleurs - PARIS - 19 au 23 juillet . 5 jours

STAGE : Capturer l’espace en valeurs et en couleurs – du 19 au 23 juillet 2021
Paris


En cinq jours, je vous propose d’explorer Paris, l’espace urbain, les bâtiments et les flux au fil du pinceau et de la couleur à l’aquarelle.
Il s’agira d’apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire sur les lieux traversés.
Nous travaillerons, directement au pinceau, sans dessin préalable, sur un carnet. Nous explorerons les possibilités de l’aquarelle pour composer, cadrer, travailler le mouvement, explorer les valeurs et contrastes colorés, peindre avec le vide et apprendre à faire des choix.
Nous apprendrons à envisager l’espace en larges masses colorées plutôt qu’en lignes et en contours. Il s’agira d’être à l’écoute de son sujet pour en exprimer l’essence rapidement mais sans précipitation.
Nous ne nous encombrerons de faire un joli dessin ou d’obtenir un beau résultat. Il s’agira d’expérimenter, de se tromper, de faire des erreurs et de progresser dans la compréhension du geste, de la couleur, des valeurs et de la profondeur.

du lundi au vendredi de 10h à 17h (6h par jour)
5 jours / 426€ TTC
Pour demander le programme complet et s'inscrire, écrire à : marionpro.rivolier[at]gmail.com

mardi 18 mai 2021

Back to Benin - Day 2 ...

La lumière si particulière me fascine. Depuis ma chambre, je vois l’océan au lointain avec ce quartier résidentiel chic aux belles villas et végétation luxuriante. A gauche, il y a le massif Palais des Congrés à côté duquel s’érige la géante statue d’Amazone. Elle est encore masquée par un échafaudage mais je devine qu’elle sera impressionnante.
Je vais dessiner cette vue à plusieurs reprises, la lumière du matin est éblouissante avec des éclats stridents de blanc. La végétation est luxuriante, je me délecte à peindre les palmiers, cocotiers, bananiers, fromagers, il y a aussi des arbres à fleurs, bougainvillées aux fleurs fuchsias, ou flamboyant aux magnifiques fleurs rouges ...

                            
[ aquarelles 21x60cm sur carnet aquarelle, 12x18 sur carnet – ©Marion Rivolier ]

samedi 15 mai 2021

STAGE . Capturer la nature en valeurs et en couleurs - LA MOTHE ST HERAY - 6 au 10 juillet . 5 jours

 


STAGE : Capturer la nature en valeurs et en couleurs – du 6 au 10 juillet 2021
Les Deux-Sèvres / La Mothe-Saint-Héray


En cinq jours, je vous propose d’explorer les environs de La Mothe-Saint-Héray (dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine), ses paysages ruraux et ses sous-bois, au fil du pinceau et de la couleur à l’aquarelle. Nous serons basés au lieu dit Trémont et nous rayonnerons autour en fonction des sujets à traiter.
Il s’agira d’apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire sur les lieux traversés. Nous travaillerons, directement au pinceau, sans dessin préalable, sur un carnet. Nous explorerons les possibilités de l’aquarelle pour composer, cadrer, travailler le mouvement, explorer les valeurs et contrastes colorés, peindre avec le vide et apprendre à faire des choix.
Nous apprendrons à envisager l’espace en larges masses colorées plutôt qu’en lignes et en contours. Il s’agira d’être à l’écoute de son sujet pour en exprimer l’essence rapidement mais sans précipitation.
Nous ne nous encombrerons de faire un joli dessin ou d’obtenir un beau résultat. Il s’agira d’expérimenter, de se tromper, de faire des erreurs et de progresser dans la compréhension du geste, de la couleur, des valeurs et de la profondeur.

du mardi au samedi de 10h à 17h (6h par jour)
5 jours / 426€ TTC
Pour demander le programme complet et s'inscrire, écrire à : marionpro.rivolier[at]gmail.com

mardi 11 mai 2021

Back to Benin - Day 1 ...

Cela fait plus d’un an et demi que je n’ai pas voyagé. Je reprends l’avion pour la première fois dans le monde sous Covid 19, c’est étrange et presque surréaliste. Nous allons enfin commencer ce chantier de musée MIME à Ouidah et revoir nos clients.
Arrivée la veille tard dans la nuit moite et chaude de Cotonou, on se retrouve à l’hôtel. On ne sait pas trop si l’on peut sortir ou pas. En tout cas, suite au test Covid fait à l’aéroport, nos passeports ont été gardés, on ne pourra les récupérer que si notre test est négatif.

                            

Nous effectuons notre première sortie, à pied sur le boulevard de la Marina, le long de la zone portuaire, refait complètement à neuf. Depuis un an et demi, les changements sont incroyable : la route et les trottoirs ont été complètement réaménagés, cela rend la circulation plus fluide. Quelques zems nous klaxonnent, nous refusons et continuons à pied. Nous marchons sous le cagnard, gros choc thermique et sensoriel pour nous. Il y a peu de monde, peu de circulation, ce n’est pas comme d’habitude, les élections présidentielles doivent y être pour quelque chose... nous nous dirigeons vers le marché Dantokpa. C’est la première fois que j’y mets les pieds, il y a pas mal de monde, les types de marchandises sont regroupées ensemble (épices, fruits et légumes, objets du quotidien ou d’hygiène), beaucoup de couleurs et de matériaux différents. Les tissus bariolés des femmes, des hommes et des enfants m’émerveillent. Je sors fébrilement mon mini carnet et je dessine en marchant, je découvre, je regarde, je m’imprègne de l’atmosphère grâce à mon crayon qui parcourt maladroitement le papier.

On a traversé une belle partie du marché et on arrive sur la lagune de Cotonou qui relie l’océan Atlantique au lac Nokoué, la vue est belle. Je m’assois pour peindre, les couleurs, les mouvements et la lumière si particulière. Des enfants m’entourent, ils sont de plus en plus près de moi, ils rigolent, ils me touchent, ils commentent ce que je suis en train de faire. En fait je ne sais pas trop car ils parlent fon, je crois. J’ai l’impression qu’ils aiment bien ce que je fais même si ils trouvent bizarre de me voir assise par terre à peindre le marché.


Pour rentrer, on prend un zem « cabine », ça tangue et ça bouge dans tous les sens mais le conducteur est agile.
Dans l’après-midi, je me ballade sur la plage où je retrouve mon spot Obama Beach. C’est lui et ses constructions en bois peint en bleu « Cotonou » qui m’ont poussé à ajouter le « turquoise blue » dans ma palette. Le lieu s’est sophistiqué, il y a désormais des jeux pour enfants, des tables et des chaises. Les gens se retrouvent pour bavarder, prendre un verre ou fêter des anniversaires. 



Je m’attarde sur les ombres, les stries, les lumières de la palme qui jouent avec le bleu éclatant des palissades. Se baigner est tellement dangereux qu’il y a partout des écriteaux qui l’interdisent. En fait, tu n’as pas très envie d’y aller, ces eaux ont avalé trop de captifs avant leur départ sur les navires négriers… Je ne peux pas l’oublier.

[ aquarelles 21x60cm sur carnet aquarelle, 12x18 sur carnet – ©Marion Rivolier ]

samedi 8 mai 2021

STAGE . Capturer l’espace en valeurs et en couleurs - PARIS - 4 au 6 juin . 3 jours



STAGE : Capturer l’espace en valeurs et en couleurs – du 4 au 6 juin 2021
Paris
En trois jours, je vous propose d’explorer Paris, l’espace urbain, les bâtiments et les flux au fil du pinceau et de la couleur à l’aquarelle.
Il s’agira d’apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire sur les lieux traversés.
Nous travaillerons, directement au pinceau, sans dessin préalable, sur un carnet. Nous explorerons les possibilités de l’aquarelle pour composer, cadrer, travailler le mouvement, explorer les valeurs et contrastes colorés, peindre avec le vide et apprendre à faire des choix.
Nous apprendrons à envisager l’espace en larges masses colorées plutôt qu’en lignes et en contours. Il s’agira d’être à l’écoute de son sujet pour en exprimer l’essence rapidement mais sans précipitation.
Nous ne nous encombrerons de faire un joli dessin ou d’obtenir un beau résultat. Il s’agira d’expérimenter, de se tromper, de faire des erreurs et de progresser dans la compréhension du geste, de la couleur, des valeurs et de la profondeur.

du vendredi au dimanche de 10h à 17h (6h par jour)
3 jours / 246€ TTC
Pour demander le programme complet et s'inscrire, écrire à : marionpro.rivolier[at]gmail.com

dimanche 2 mai 2021

Variations sur les arbres décharnés…

              

Marcher, pédaler, les yeux ouverts, le nez au vent, les sens en éveil, ce sont les seules choses qui nous restent pour éprouver des sensations et apprendre du monde. Je redécouvre les rues de Paris, que je connais depuis toujours, en y cherchant des choses à apprendre et à peindre.
La période transitoire entre l’hiver et le printemps propose des lumières rasantes qui font scintiller les éléments naturels : eau, arbres, branchages, etc.
Éblouie par l’éclat du soleil sur l’eau, je pose mon vélo et je m’installe face au contre-jour. Les arbres se découpent en contraste maximal. Je travaille en contrastes de valeurs colorées pour aller à l’essentiel sans boucher la composition. Je me laisse guider par le flux de l’eau. Je peins rapidement pour garder cet instant magique.

                  

Le lendemain, c’est la composition offerte par la grande allée du cimetière du Père Lachaise qui me pousse à la peindre. Cet entremêlement de branches m’offre une belle méditation en gris colorés. Ainsi ce sont les sujets qui me choisissent et non l’inverse. Lorsque je traverse un lieu, si j’en vois la peinture au premier regard, c’est que je dois le peindre.



Au parc de la Villette, le jardin des miroirs me propose un jeu de cache-cache avec la réalité : on ne sait plus ce qui est l’arbre, son reflet ou sa peinture… Je me perds dans ces différentes couches de réalité modifiée, saupoudrées de touches printanières de vert acide.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mercredi 28 avril 2021

De nouvelles affiches en édition limitée à découvrir! ...

 

En ce moment, ma nouvelle affiche, en 50x70cm, magnifique format, est à la Une du site Kalahouse!

Cela vous dirait d'offrir ou de vous offrir une belle affiche en édition limitée, numérotée et signée?:
Cette nouvelle maison d'édition offre une rémunération juste aux artistes et travaille avec des imprimeurs locaux (Nantes) dans une démarche éco-responsable.
Ceci est un gros plus et m'a engagé à participer à cette aventure!
Et pour finir, je suis entourée d'artistes talentueuses et talentueux, Marielle Durand, Mat Let et Charline Moreau entre-autres, tou.t.e.s à découvrir sur Kalahouse shop!

#limitededition
#capturerlamedunlieu
#watercolor
#aquarelle

samedi 24 avril 2021

Première chaleur au parc de Belleville…

                 

Fin mars, on a eu un gros coup de chaud soudain ! Il faisait 25°C alors que la veille on était encore à 12°… Tous les parcs on été envahis, certain.e.s se sont déshabillé.e.s pour bronzer un peu et se réchauffer les os. Des éclats de rire, des pique-nique, des bières à l’heure du déjeuner pour oublier quelques minutes la crise sanitaire. Je me délecte à peindre ces corps blanchâtres et gauches sous les premiers rayons de soleil.
Cela fait un bien fou de changer d’air en peignant ses touches d’éclats de soleil. On est dans l’entre-deux, l’hiver se termine mais le printemps n’a pas encore explosé. Les tons de gris sont mouchetés de quelques touches de vert vif. Peu à peu, c’est le vert et les couleurs vives qui gagneront la partie !
 


[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 20 avril 2021

Les théâtres sont occupés #ouverturesessentielles…


Depuis quelques semaines, les jeunes occupent (enfin) les théâtres partout en France.
A Paris, le théâtre de la Colline s’animait tous les jours à 16h pour une assemblée générale. A l’annonce du confinement #3, c’est désormais le dimanche qu’on retrouve les jeunes devant le théâtre pour les écouter, partager et discuter.
Ils demandent simplement qu’on les écoute et que le gouvernement entende leur détresse : quand on est aspirant comédien, metteur en scène ou même scénographe ou éclairagiste, les années d’études sont des années cruciales. Elles permettent de toucher du doigt notre avenir, de rencontrer des professionnels qui nous font rêver, de débattre, de voir des spectacles, d’apprendre en découvrant mais surtout de se créer son réseau, de rencontrer les gens avec qui on échangera tout le reste de notre vie !

                  

Évidemment, tout ne se joue pas à ce moment-là, mais ces années nous mettent le pied à l’étrier et nous guident sur le début de notre route. Ce n’est pas facile, on travaille beaucoup, on se fait recaler, on subit des échecs. Mais il y a aussi beaucoup de moments intenses, souvent dans l’échange et le partage. En fait, pendant ces années-là, on n’est jamais vraiment seul, ce qui n’est pas le cas ensuite car après les études, on se retrouve souvent en solitaire pour avancer.

Ce sont ces moments-là que j’aimerais revivre car ils sont si précieux. C’est pour cela que je soutiens ces occupations : prenez les lieux de culture, faites les vivre en créant et vivant dedans !



Le théâtre de l’Odéon est aussi occupé, sa façade barrée de grandes banderoles colorées.
C’est tellement dur de ne pas travailler.
Tous les professionnels du spectacle vivant veulent travailler.
Car travailler, c’est s’exprimer, donner à voir et à entendre des textes, des espaces, des corps en mouvement. Tous ces points de vue partagés dans un même lieu où l’on peut échanger des avis parfois contradictoires. C’est cela le spectacle vivant.
Mon corps se recroqueville de ne pouvoir vivre ces expériences, d’apprendre et de comprendre. Le corps aussi est un réceptacle de savoirs, il ressent, il éprouve, il se transforme par ce qu’il reçoit.

Ouvrez les salles de spectacle, les musées et les cinémas, c’est vital et essentiel !

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

vendredi 16 avril 2021

Forêt en ton sur ton en fin d’hiver …


Lorsque je pénètre dans la forêt, en ton sur ton, glacée et sombre, c’est pour chercher l’eau, le ruissellement, le clapotis. Je travaille sur une gamme d’ombres brunes, chaudes et froides, tout en gardant beaucoup de réserve blanche. L’eau est insaisissable, elle mène la danse, entre ondes douces et bouillonnements violents. Elle me pousse dans mes retranchements et me fait confondre ombres, reflets et transparence. Je voudrais tout exprimer mais c’est impossible, je dois faire des choix, la lumière s’en va et laisse place à l’ombre.

               
Ces paysages m’ouvrent de nouvelles portes dans mes recherches colorées et spatiales. On penserait que peindre l’architecture est plus complexe. Ici, c’est comprendre l’architecture de la nature qui rend ce travail passionnant et me pousse à en retrouver la structure profonde.

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

dimanche 11 avril 2021

Horizons glacés de fin d’hiver ...


Peindre sur le vif n’est pas anodin, on arrive tranquillement au 20 mars et un vent glacial me refroidit depuis plusieurs semaines déjà. Je n’ai pas cessé de peindre en extérieur malgré le froid de l’hiver. En effet, je n’ai plus accès aux lieux à l’abri et chauffé à cause des divers confinement et couvre-feu et je suis glacée de l’intérieur. Cela ne m’empêche pas de persévérer à capturer les dernières lumières de l’hiver. Elles sont sublimes et m’offrent une gamme colorée inhabituelle. Je cherche, je réinvente, je mélange jusqu’à obtenir la teinte juste. Je me place face au soleil d’hiver, rasant, il m’éblouit tout en me donnant des couleurs étonnantes. Puis soudain, il disparaît pour laisser place à une langue laiteuse qui sera rapidement remplacée par des nuances aux dizaines de gris colorés.

 L’atmosphère est changeante, comme mon humeur qui vacille et prend des coups au fur et à mesure que le vent se lève et me glace. Mes doigts tremblent de froid, je peste, je rage, de ne pas réussir à capturer cette beauté fugace. Les contrastes de valeurs colorées s’en donnent à cœur joie. Elles sont réveillées par de petites touches de couleurs vives. C’est là que l’on voit les frémissements du printemps. 
Je m’attarde sur les lumières du matin et du soir, elles sont plus subtiles, avec de douces couleurs qui se déploient. Cette quatrième session me pousse à chercher l’horizon, à ouvrir mon regard vers le lointain. J’irai peu dans la forêt cette fois-ci. Je crois que nos villes confinées nous font nous recroqueviller sur nous même et nous empêchent de voir loin. Je scrute l’horizon, je le décrypte, je farfouille dans le mystère des plans successifs qui laissent entrevoir des touches colorés masquées par l’entremêlement des branchages. Je cherche à raconter le lointain alors que je ne sais même pas ce que je vais faire demain…

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

mardi 6 avril 2021

55 000 manifestants pour une #vraieloiclimat …


La loi climat est en ce moment à l’assemblée nationale et elle ne convainc pas. Ni les participants à la convention citoyenne pour le climat, ni les jeunes, ni moi-même et ni tou.t.e.s celles et ceux qui se sont rassemblé.e.s à Opéra dimanche 28 mars pour marcher jusqu’à République.
On sait qu’il est déjà très tard pour agir pour le climat, on doit avancer à pas de géant pour changer l’ordre du monde. Je suis ravie de voir qu’il y a foule (masquée, bien sûr!), j’enfourche mon vélo pour pédaler jusqu’au démarrage de la manifestation et m’installer (plutôt confortablement appuyée sur le rebord d’une fenêtre). Je suis face au cortège et je peux capturer les différentes attitudes et actions des manifestants. Il y a les basiques syndicats, des fanfares et batucadas, entraînantes, des danseu.s.e.s, des familles, de tout en fait !


Je choisis le vert comme couleur de base sur laquelle vont se déployer les mouvements et les lettrages des pancartes. Je choisis soigneusement les slogans que j’inscris sur mes aquarelles. Les gens vont et viennent à côté de moi, s’installent, discutent, fument et certains boivent des bières. Le service « sécu » d’Alternatiba Cop 21 s’active devant moi. Un des gars discute avec moi, il aime bien mes aquarelles, il voudrait que je dessine tout mais je me retrouve en queue de cortège, avec les camions des CRS qui s’avancent lentement…
J’arrête tout, je reprends mon vélo pour rouler jusqu’à la place de la République. Là, les climbers d’Extinction Rebellion sont en train d’installer une grande bannière en haut du monument à La République. Ils sont impressionnants, notamment, celui qui es ttout en haut et qui manipule les cordes pendant de longues minutes pour fixer la banderole : « loi climat à la hauteur ».
Je retrouve aussi un des photographes qui m’a déjà croisée, on discute un peu et je lui dit que les jeunes occupants de la Colline font de belles interventions. Affaire à suivre dans un prochain post.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

jeudi 1 avril 2021

Usk Paris meetings virtuels ...


L’équipe de Urban Sketchers Paris n’abandonne jamais ! Même si toutes les rencontres pour dessiner ensemble ne peuvent être organisées à cause de la crise Covid 19, l’équipe organise des rencontres virtuelles internationales.
Début mars, c’était une très grosse rencontre avec Usk New-York, en Zoom uniquement, autour du thème des statues de la Liberté, à Paris et à New-York. Il y avait deux sessions et j’ai participé à la deuxième, à l’heure de l’apéro. J’ai eu quelques difficultés à dessiner d’après photo car cela présente peu d’intérêt pour moi. Je me suis donc amusée à composer du réel et du virtuel dans la même page. J’avais retrouvé une petite statue de la liberté achetée à New-York que j’ai montré aux participants de ma « Room ». J’ai découvert que l’on pouvait séparer la réunion de 100 personnes en différentes rooms. Le plus drôle est que je n’ai jamais réussi à aller voir la statue de la liberté au cours de mes deux voyages à new-York !

La semaine suivante, c’était une nouvelle forme de rencontre avec usk Rhein-Main : « au marché ». Il s’agissait d’aller dessiner au marché avec les couleurs du drapeau allemand (rouge, noir et jaune) et se retrouver virtuellement, à l’heure de l’apéro, pour partager notre journée et nos dessins. Nous étions une petite cinquantaine ce qui nous a permis de tout.e.s présenter nos dessins de la journée. Il est aussi intéressant de collecter les portraits des une et des autres. Ce n’est que très tard dans la soirée, que je me suis souvenue « d’épingler » la personne dont je peins le portrait… j’en ai fait pas mal en mini vignette, pas toujours idéal, surtout quand on devient presbyte…

Vivement que l’on puisse se retrouver et peindre des portraits « face to face » !

[ aquarelles 21x60cm sur carnet – ©Marion Rivolier ]