mardi 11 mai 2021

Back to Benin - Day 1 ...

Cela fait plus d’un an et demi que je n’ai pas voyagé. Je reprends l’avion pour la première fois dans le monde sous Covid 19, c’est étrange et presque surréaliste. Nous allons enfin commencer ce chantier de musée MIME à Ouidah et revoir nos clients.
Arrivée la veille tard dans la nuit moite et chaude de Cotonou, on se retrouve à l’hôtel. On ne sait pas trop si l’on peut sortir ou pas. En tout cas, suite au test Covid fait à l’aéroport, nos passeports ont été gardés, on ne pourra les récupérer que si notre test est négatif.

                            

Nous effectuons notre première sortie, à pied sur le boulevard de la Marina, le long de la zone portuaire, refait complètement à neuf. Depuis un an et demi, les changements sont incroyable : la route et les trottoirs ont été complètement réaménagés, cela rend la circulation plus fluide. Quelques zems nous klaxonnent, nous refusons et continuons à pied. Nous marchons sous le cagnard, gros choc thermique et sensoriel pour nous. Il y a peu de monde, peu de circulation, ce n’est pas comme d’habitude, les élections présidentielles doivent y être pour quelque chose... nous nous dirigeons vers le marché Dantokpa. C’est la première fois que j’y mets les pieds, il y a pas mal de monde, les types de marchandises sont regroupées ensemble (épices, fruits et légumes, objets du quotidien ou d’hygiène), beaucoup de couleurs et de matériaux différents. Les tissus bariolés des femmes, des hommes et des enfants m’émerveillent. Je sors fébrilement mon mini carnet et je dessine en marchant, je découvre, je regarde, je m’imprègne de l’atmosphère grâce à mon crayon qui parcourt maladroitement le papier.

On a traversé une belle partie du marché et on arrive sur la lagune de Cotonou qui relie l’océan Atlantique au lac Nokoué, la vue est belle. Je m’assois pour peindre, les couleurs, les mouvements et la lumière si particulière. Des enfants m’entourent, ils sont de plus en plus près de moi, ils rigolent, ils me touchent, ils commentent ce que je suis en train de faire. En fait je ne sais pas trop car ils parlent fon, je crois. J’ai l’impression qu’ils aiment bien ce que je fais même si ils trouvent bizarre de me voir assise par terre à peindre le marché.


Pour rentrer, on prend un zem « cabine », ça tangue et ça bouge dans tous les sens mais le conducteur est agile.
Dans l’après-midi, je me ballade sur la plage où je retrouve mon spot Obama Beach. C’est lui et ses constructions en bois peint en bleu « Cotonou » qui m’ont poussé à ajouter le « turquoise blue » dans ma palette. Le lieu s’est sophistiqué, il y a désormais des jeux pour enfants, des tables et des chaises. Les gens se retrouvent pour bavarder, prendre un verre ou fêter des anniversaires. 



Je m’attarde sur les ombres, les stries, les lumières de la palme qui jouent avec le bleu éclatant des palissades. Se baigner est tellement dangereux qu’il y a partout des écriteaux qui l’interdisent. En fait, tu n’as pas très envie d’y aller, ces eaux ont avalé trop de captifs avant leur départ sur les navires négriers… Je ne peux pas l’oublier.

[ aquarelles 21x60cm sur carnet aquarelle, 12x18 sur carnet – ©Marion Rivolier ]

samedi 8 mai 2021

STAGE . Capturer l’espace en valeurs et en couleurs - PARIS - 4 au 6 juin . 3 jours



STAGE : Capturer l’espace en valeurs et en couleurs – du 4 au 6 juin 2021
Paris
En trois jours, je vous propose d’explorer Paris, l’espace urbain, les bâtiments et les flux au fil du pinceau et de la couleur à l’aquarelle.
Il s’agira d’apprendre à observer, analyser, interpréter et raconter sa propre histoire sur les lieux traversés.
Nous travaillerons, directement au pinceau, sans dessin préalable, sur un carnet. Nous explorerons les possibilités de l’aquarelle pour composer, cadrer, travailler le mouvement, explorer les valeurs et contrastes colorés, peindre avec le vide et apprendre à faire des choix.
Nous apprendrons à envisager l’espace en larges masses colorées plutôt qu’en lignes et en contours. Il s’agira d’être à l’écoute de son sujet pour en exprimer l’essence rapidement mais sans précipitation.
Nous ne nous encombrerons de faire un joli dessin ou d’obtenir un beau résultat. Il s’agira d’expérimenter, de se tromper, de faire des erreurs et de progresser dans la compréhension du geste, de la couleur, des valeurs et de la profondeur.

du vendredi au dimanche de 10h à 17h (6h par jour)
3 jours / 246€ TTC
Pour demander le programme complet et s'inscrire, écrire à : marionpro.rivolier[at]gmail.com

dimanche 2 mai 2021

Variations sur les arbres décharnés…

              

Marcher, pédaler, les yeux ouverts, le nez au vent, les sens en éveil, ce sont les seules choses qui nous restent pour éprouver des sensations et apprendre du monde. Je redécouvre les rues de Paris, que je connais depuis toujours, en y cherchant des choses à apprendre et à peindre.
La période transitoire entre l’hiver et le printemps propose des lumières rasantes qui font scintiller les éléments naturels : eau, arbres, branchages, etc.
Éblouie par l’éclat du soleil sur l’eau, je pose mon vélo et je m’installe face au contre-jour. Les arbres se découpent en contraste maximal. Je travaille en contrastes de valeurs colorées pour aller à l’essentiel sans boucher la composition. Je me laisse guider par le flux de l’eau. Je peins rapidement pour garder cet instant magique.

                  

Le lendemain, c’est la composition offerte par la grande allée du cimetière du Père Lachaise qui me pousse à la peindre. Cet entremêlement de branches m’offre une belle méditation en gris colorés. Ainsi ce sont les sujets qui me choisissent et non l’inverse. Lorsque je traverse un lieu, si j’en vois la peinture au premier regard, c’est que je dois le peindre.



Au parc de la Villette, le jardin des miroirs me propose un jeu de cache-cache avec la réalité : on ne sait plus ce qui est l’arbre, son reflet ou sa peinture… Je me perds dans ces différentes couches de réalité modifiée, saupoudrées de touches printanières de vert acide.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mercredi 28 avril 2021

De nouvelles affiches en édition limitée à découvrir! ...

 

En ce moment, ma nouvelle affiche, en 50x70cm, magnifique format, est à la Une du site Kalahouse!

Cela vous dirait d'offrir ou de vous offrir une belle affiche en édition limitée, numérotée et signée?:
Cette nouvelle maison d'édition offre une rémunération juste aux artistes et travaille avec des imprimeurs locaux (Nantes) dans une démarche éco-responsable.
Ceci est un gros plus et m'a engagé à participer à cette aventure!
Et pour finir, je suis entourée d'artistes talentueuses et talentueux, Marielle Durand, Mat Let et Charline Moreau entre-autres, tou.t.e.s à découvrir sur Kalahouse shop!

#limitededition
#capturerlamedunlieu
#watercolor
#aquarelle

samedi 24 avril 2021

Première chaleur au parc de Belleville…

                 

Fin mars, on a eu un gros coup de chaud soudain ! Il faisait 25°C alors que la veille on était encore à 12°… Tous les parcs on été envahis, certain.e.s se sont déshabillé.e.s pour bronzer un peu et se réchauffer les os. Des éclats de rire, des pique-nique, des bières à l’heure du déjeuner pour oublier quelques minutes la crise sanitaire. Je me délecte à peindre ces corps blanchâtres et gauches sous les premiers rayons de soleil.
Cela fait un bien fou de changer d’air en peignant ses touches d’éclats de soleil. On est dans l’entre-deux, l’hiver se termine mais le printemps n’a pas encore explosé. Les tons de gris sont mouchetés de quelques touches de vert vif. Peu à peu, c’est le vert et les couleurs vives qui gagneront la partie !
 


[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 20 avril 2021

Les théâtres sont occupés #ouverturesessentielles…


Depuis quelques semaines, les jeunes occupent (enfin) les théâtres partout en France.
A Paris, le théâtre de la Colline s’animait tous les jours à 16h pour une assemblée générale. A l’annonce du confinement #3, c’est désormais le dimanche qu’on retrouve les jeunes devant le théâtre pour les écouter, partager et discuter.
Ils demandent simplement qu’on les écoute et que le gouvernement entende leur détresse : quand on est aspirant comédien, metteur en scène ou même scénographe ou éclairagiste, les années d’études sont des années cruciales. Elles permettent de toucher du doigt notre avenir, de rencontrer des professionnels qui nous font rêver, de débattre, de voir des spectacles, d’apprendre en découvrant mais surtout de se créer son réseau, de rencontrer les gens avec qui on échangera tout le reste de notre vie !

                  

Évidemment, tout ne se joue pas à ce moment-là, mais ces années nous mettent le pied à l’étrier et nous guident sur le début de notre route. Ce n’est pas facile, on travaille beaucoup, on se fait recaler, on subit des échecs. Mais il y a aussi beaucoup de moments intenses, souvent dans l’échange et le partage. En fait, pendant ces années-là, on n’est jamais vraiment seul, ce qui n’est pas le cas ensuite car après les études, on se retrouve souvent en solitaire pour avancer.

Ce sont ces moments-là que j’aimerais revivre car ils sont si précieux. C’est pour cela que je soutiens ces occupations : prenez les lieux de culture, faites les vivre en créant et vivant dedans !



Le théâtre de l’Odéon est aussi occupé, sa façade barrée de grandes banderoles colorées.
C’est tellement dur de ne pas travailler.
Tous les professionnels du spectacle vivant veulent travailler.
Car travailler, c’est s’exprimer, donner à voir et à entendre des textes, des espaces, des corps en mouvement. Tous ces points de vue partagés dans un même lieu où l’on peut échanger des avis parfois contradictoires. C’est cela le spectacle vivant.
Mon corps se recroqueville de ne pouvoir vivre ces expériences, d’apprendre et de comprendre. Le corps aussi est un réceptacle de savoirs, il ressent, il éprouve, il se transforme par ce qu’il reçoit.

Ouvrez les salles de spectacle, les musées et les cinémas, c’est vital et essentiel !

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

vendredi 16 avril 2021

Forêt en ton sur ton en fin d’hiver …


Lorsque je pénètre dans la forêt, en ton sur ton, glacée et sombre, c’est pour chercher l’eau, le ruissellement, le clapotis. Je travaille sur une gamme d’ombres brunes, chaudes et froides, tout en gardant beaucoup de réserve blanche. L’eau est insaisissable, elle mène la danse, entre ondes douces et bouillonnements violents. Elle me pousse dans mes retranchements et me fait confondre ombres, reflets et transparence. Je voudrais tout exprimer mais c’est impossible, je dois faire des choix, la lumière s’en va et laisse place à l’ombre.

               
Ces paysages m’ouvrent de nouvelles portes dans mes recherches colorées et spatiales. On penserait que peindre l’architecture est plus complexe. Ici, c’est comprendre l’architecture de la nature qui rend ce travail passionnant et me pousse à en retrouver la structure profonde.

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

dimanche 11 avril 2021

Horizons glacés de fin d’hiver ...


Peindre sur le vif n’est pas anodin, on arrive tranquillement au 20 mars et un vent glacial me refroidit depuis plusieurs semaines déjà. Je n’ai pas cessé de peindre en extérieur malgré le froid de l’hiver. En effet, je n’ai plus accès aux lieux à l’abri et chauffé à cause des divers confinement et couvre-feu et je suis glacée de l’intérieur. Cela ne m’empêche pas de persévérer à capturer les dernières lumières de l’hiver. Elles sont sublimes et m’offrent une gamme colorée inhabituelle. Je cherche, je réinvente, je mélange jusqu’à obtenir la teinte juste. Je me place face au soleil d’hiver, rasant, il m’éblouit tout en me donnant des couleurs étonnantes. Puis soudain, il disparaît pour laisser place à une langue laiteuse qui sera rapidement remplacée par des nuances aux dizaines de gris colorés.

 L’atmosphère est changeante, comme mon humeur qui vacille et prend des coups au fur et à mesure que le vent se lève et me glace. Mes doigts tremblent de froid, je peste, je rage, de ne pas réussir à capturer cette beauté fugace. Les contrastes de valeurs colorées s’en donnent à cœur joie. Elles sont réveillées par de petites touches de couleurs vives. C’est là que l’on voit les frémissements du printemps. 
Je m’attarde sur les lumières du matin et du soir, elles sont plus subtiles, avec de douces couleurs qui se déploient. Cette quatrième session me pousse à chercher l’horizon, à ouvrir mon regard vers le lointain. J’irai peu dans la forêt cette fois-ci. Je crois que nos villes confinées nous font nous recroqueviller sur nous même et nous empêchent de voir loin. Je scrute l’horizon, je le décrypte, je farfouille dans le mystère des plans successifs qui laissent entrevoir des touches colorés masquées par l’entremêlement des branchages. Je cherche à raconter le lointain alors que je ne sais même pas ce que je vais faire demain…

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

mardi 6 avril 2021

55 000 manifestants pour une #vraieloiclimat …


La loi climat est en ce moment à l’assemblée nationale et elle ne convainc pas. Ni les participants à la convention citoyenne pour le climat, ni les jeunes, ni moi-même et ni tou.t.e.s celles et ceux qui se sont rassemblé.e.s à Opéra dimanche 28 mars pour marcher jusqu’à République.
On sait qu’il est déjà très tard pour agir pour le climat, on doit avancer à pas de géant pour changer l’ordre du monde. Je suis ravie de voir qu’il y a foule (masquée, bien sûr!), j’enfourche mon vélo pour pédaler jusqu’au démarrage de la manifestation et m’installer (plutôt confortablement appuyée sur le rebord d’une fenêtre). Je suis face au cortège et je peux capturer les différentes attitudes et actions des manifestants. Il y a les basiques syndicats, des fanfares et batucadas, entraînantes, des danseu.s.e.s, des familles, de tout en fait !


Je choisis le vert comme couleur de base sur laquelle vont se déployer les mouvements et les lettrages des pancartes. Je choisis soigneusement les slogans que j’inscris sur mes aquarelles. Les gens vont et viennent à côté de moi, s’installent, discutent, fument et certains boivent des bières. Le service « sécu » d’Alternatiba Cop 21 s’active devant moi. Un des gars discute avec moi, il aime bien mes aquarelles, il voudrait que je dessine tout mais je me retrouve en queue de cortège, avec les camions des CRS qui s’avancent lentement…
J’arrête tout, je reprends mon vélo pour rouler jusqu’à la place de la République. Là, les climbers d’Extinction Rebellion sont en train d’installer une grande bannière en haut du monument à La République. Ils sont impressionnants, notamment, celui qui es ttout en haut et qui manipule les cordes pendant de longues minutes pour fixer la banderole : « loi climat à la hauteur ».
Je retrouve aussi un des photographes qui m’a déjà croisée, on discute un peu et je lui dit que les jeunes occupants de la Colline font de belles interventions. Affaire à suivre dans un prochain post.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

jeudi 1 avril 2021

Usk Paris meetings virtuels ...


L’équipe de Urban Sketchers Paris n’abandonne jamais ! Même si toutes les rencontres pour dessiner ensemble ne peuvent être organisées à cause de la crise Covid 19, l’équipe organise des rencontres virtuelles internationales.
Début mars, c’était une très grosse rencontre avec Usk New-York, en Zoom uniquement, autour du thème des statues de la Liberté, à Paris et à New-York. Il y avait deux sessions et j’ai participé à la deuxième, à l’heure de l’apéro. J’ai eu quelques difficultés à dessiner d’après photo car cela présente peu d’intérêt pour moi. Je me suis donc amusée à composer du réel et du virtuel dans la même page. J’avais retrouvé une petite statue de la liberté achetée à New-York que j’ai montré aux participants de ma « Room ». J’ai découvert que l’on pouvait séparer la réunion de 100 personnes en différentes rooms. Le plus drôle est que je n’ai jamais réussi à aller voir la statue de la liberté au cours de mes deux voyages à new-York !

La semaine suivante, c’était une nouvelle forme de rencontre avec usk Rhein-Main : « au marché ». Il s’agissait d’aller dessiner au marché avec les couleurs du drapeau allemand (rouge, noir et jaune) et se retrouver virtuellement, à l’heure de l’apéro, pour partager notre journée et nos dessins. Nous étions une petite cinquantaine ce qui nous a permis de tout.e.s présenter nos dessins de la journée. Il est aussi intéressant de collecter les portraits des une et des autres. Ce n’est que très tard dans la soirée, que je me suis souvenue « d’épingler » la personne dont je peins le portrait… j’en ai fait pas mal en mini vignette, pas toujours idéal, surtout quand on devient presbyte…

Vivement que l’on puisse se retrouver et peindre des portraits « face to face » !

[ aquarelles 21x60cm sur carnet – ©Marion Rivolier ]

jeudi 25 mars 2021

Purple Day ...

Lundi 8 mars, journée internationale des droits des femmes et non de la femme ou quoique ce soit d’autres… genre, on t’offre un bouquet de fleurs ou des chocolats. J’ai même vu des vitrines de magasins ou des sites internet « beauté » qui faisaient des offres promotionnelles pour cette journée. Quelle honte, on croit rêver !

Un jour la consommation et le marketing ne prendront plus le pas sur les droits humains, je l’espère.

Le 8 mars, c’est donc un jour violet dans les rues de Paris entre Port Royal et République. Même la CGT et les syndicats historiques se sont parés de cette couleur.

Je rejoins le cortège à Châtelet où les vues sont un peu bouchées alors je m’installe rue de Turbigo sur un angle bien dégagé pour pouvoir dessiner le passage du cortège. Il est environ 15h40, heure symbolique à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement par rapport aux hommes. Ainsi les femmes sont appelées à cesser le travail à cette heure là pour protester contre les inégalités salariales. Des femmes, des hommes, beaucoup de jeunes sont au rendez-vous aujourd’hui pour marcher et brandir des banderoles contre la précarité, pour soutenir les premières de corvées et dénoncer les violences sexuelles.


A l’arrivée place de la République, l’ambiance devient plus festive tout en étant plus revendicative, de jeunes gens montent sur la statue centrale et dansent.
Je peins debout, quasi en marchant, avec comme couleur principale, un violet, mélange de Blue Lake et de Quinachridone rose, qui se répand, malgré moi, un peu partout sur mon papier… 

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ] 

dimanche 21 mars 2021

Le calendrier Usk Paris x Secours Pop Paris ...


Je suis ravie d'avoir conçu le calendrier célébrant le partenariat Usk Paris x Secours Pop Paris. Il est offert pour remercier les bénévoles du Secours Populaire. Il a aussi été offert aux premiers adhérents Usk Paris de l'année.

Tous les artistes participants ont généreusement offert leurs dessins.

Vous pouvez retrouver mes aquarelles en couverture, au mois de juillet et de décembre!


mercredi 17 mars 2021

Usk Talks, c'est le dimanche à 16h ...

Le dimanche après-midi à 16h depuis le 3 janvier 2021, c'est Usk Talks sur You Tube (Urban Sketchers). Comme vous l'avez peut-être vu, j'ai participé au premier épisode de l'année pour Urban Sketchers Paris et ensuite j'en ai suivi quelques-uns en direct.

Semaines après semaines, grâce à Rob Sketcherman et à ses invités, je découvre des urban sketchers qui parlent de sujets passionnants.
Parfois, je peins pendant la session, d'autres fois, je l'écoute simplement en regardant du coin de l'œil; tout dépend si j'ai du travail à faire.
A la fin de chaque épisode, un challenge est donné pour pousser les sketchers à continuer à dessiner malgré les confinements et empêchements successifs. Je ne les fais pas tous mais cela peut donner des idées d'exercices. Alors, à dimanche pour le prochain épisode?

[ aquarelles 21x60cm sur carnet – ©Marion Rivolier ]

samedi 13 mars 2021

Voir de l’art à Paris, ce n'est plus si simple...

Depuis quelques temps, je cherche désespéramment à voir de l’art à Paris.
J’étouffe de ne plus pouvoir aller dans les musées, apprendre, m’enrichir, m’émerveiller…
Les musées et expositions sont fermés depuis 4 mois maintenant, je n’en reviens pas! Il est si facile de respecter les distances sociales et les gestes de barrière dans les musées qu'il est incompréhensible qu'ils soient encore fermés!
La culture n'est-elle donc pas essentielle à la vie?


Il est tellement agréable de découvrir cette exposition "TRUC A FAIRE" à la Galleria Continua (rue du Temple - 75003 Paris - jusqu'au 20 mars) avec comme commissaire d’exposition JR. Nous avons vraiment besoin de cette bouffée d'air frais! L'art nous aide à rester en vie et à voir au loin.
Les jardins du musée Rodin à Paris sont ouverts. On peut y admirer les marbres et les bronzes d'Auguste Rodin dans une ambiance paisible. J’ai regardé à travers les vitres fumées l’intérieur du musée déserté, les plâtres sont habillés d’une protection plastique alors que les rasants rayons de soleil pénètrent timidement à l’intérieur… Les sculptures doivent sacrément s’ennuyer sans les parisiens pour les embêter !


A Pantin, sur le parvis du théâtre au fil de l'eau, une caravane aménagée en vitrine scénogrtaphiée reçoit des expositions ambulantes. En ce moment c'est l'artiste chilien Amerigo Basualto qui présente ses peintures, sculptures et dessins. A voir absolument et à suivre ici ou là pour les suivantes!

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle et 21x60cm sur carnet – ©Marion Rivolier ]

mardi 9 mars 2021

Premiers rayons à La Villette ...


Dès les premiers rayons de soleil, les urban sketchers se précipitent dehors pour profiter d’une douce lumière hivernale. Ce jour-là, je dessine avec Juan Carlos Figuera dans le parc de la Villette.
Nous sommes le long du canal, face à la Géode. Cette géode m’offre une belle surface de réflexions dont je profite pleinement…
 

On parle d’art et d’architecture, un peu de couleur, notamment le rouge qui semble manquer dans la palette de Juan. Nos deux techniques d’aquarelle sont diamétralement opposées : il travaille en couche successives en mouillant généreusement son papier. Alors que je procède plutôt par taches, comme certains disent, en deux/trois couches maximum. J’aime bien le regarder peindre à essayer de comprendre où il veut en venir…


[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

dimanche 7 mars 2021

Deliverou-art! ...


 Etre artiste, c'est être polyvalente!

Préparer, emballer, facturer, compter, recompter, nettoyer, encadrer, écrire, créer des posts, bidouiller son site internet, planifier, organiser, annuler puis tout réorganiser et parfois, prendre un peu de temps pour peindre...

Ce qui est génial, c'est quand quelqu'un découvre votre peinture via les réseaux sociaux (@marion_rivolier) ou internet et l'achète ! Alors je deviens livreuse à vélo, et cela me remplit de joie.

Appelez-moi Deliverou-art et contactez-moi si vous aimez une de mes aquarelles.

mercredi 3 mars 2021

Marche des libertés …



Depuis plus de deux ans que je suis les manifs en direct watercolor, j’ai subi les aléas des différentes saisons. En plein hiver, c’est vraiment dur. La pluie, le froid ou même la neige parfois sont de vrais freins à continuer.

Je me couvre beaucoup mais le froid parvient toujours à s’immiscer dans les moindres interstices. S’il se met à pleuvoir, c’est foutu, je dois m’arrêter !

Sur la place de la République, un rayon de soleil perce les nuages. J’installe tout mon matériel, bien harnaché, pour pouvoir me déplacer rapidement. Pour l’instant, il y a peu de monde. Aux pulsations des enceintes, je comprends peu à peu que ce n’est pas tout à fait une manifestation classique contre la loi sécurité globale mais plutôt une sorte de rave organisée et légale. En effet, la marche des libertés est autorisée mais elle ne rassemble pas tout à fait les gens habituels. Ils.elles sont jeunes, les cheveux colorés et de drôles de coupes. Dès les premiers sont, ils.elles se mettent à sauter en secouant la tête. En fait c’est le collectif Maskarade qui organise des raves parties sauvages depuis quelques temps (confinés) qui est à la manœuvre. Donc ça va danser et sauter tout l’après-midi !

Je découvre aussi un petit groupe de « touche pas à mon pote » pour moi c’est un revival des manifs des années 90 et cela faisait longtemps que je ne les avais pas vu. Je m’amuse à les croquer rapidement avec ces dizaines de mains jaunes. Ils sont très jeunes, ça fait plaisir de les voir.

Il faut que je finisse rapidement car le poids du support avec le matériel pèse sur mon bras gauche et je commence à faiblir. Les gens sont de plus en plus nombreux, je commence à me faire bousculer. J’ai en plus l’impression d’être un objet de foire, je me fais photographier de tous les côtés, certains super polis me demandent l’autorisation, les autres le font sans vergogne. Faut vraiment que me bricole une mini pancarte avec mon nom instagram, pour que je puisse être tagguée...




Quelques minutes plus tard, je me suis installée sur un plot en béton, j’ai posé mon matériel. Je suis un peu excentrée et je vais travailler en dominante rouge. Je pose rapidement les premières grandes touches pour bloquer la composition. c’est là que je me fais interpeller par une jeune fille qui me demande mon nom et l’autorisation pour me prendre en photo, très sympa (!) Je retrouverai ses photos plus tard sur instagram: c’est vraiment drôle de voir à quoi je ressemble en « artiviste », une véritable guerrière, qui se fout de son image et dont seule la victoire (contre les éléments) compte !

J’ai accroché l’aquarelle précédente à mon sac en attendant qu’elle sèche, il ne faut pas qu’il pleuve… Les gens bougent et dansent, il y aussi quelques discours, un peu chiants, je dois avouer,… J’essaie de choper ici ou là une attitude un geste une expression qui exprimer l’instant.

Je prélève et note certains textes de pancartes, j’aime bien les choisir en fonction de ce que je souhaite exprimer ce jour là. Aujourd’hui elles sont rouges sang comme la colère que je ressens depuis plusieurs semaines face à cet état des choses.

Je pensais qu’il y aurait plus de culture car elle était conviée à cette manif mais il semble qu’elle ne soit présente que par la musique. J’aimerais voir plus de performances ou éléments visuels … Un peu de beauté pour nous sortir de nos idées noires serait la bienvenue.


[ aquarelles 30x40cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

samedi 20 février 2021

Cela vous dirait une affiche en édition limitée?

 
                                                                                                                  [copyright Kalahouse shop]

Cela vous dirait d'offrir ou de vous offrir une belle affiche en édition limitée, numérotée et signée?: 
Cette nouvelle maison d'édition offre une rémunération juste aux artistes et travaille avec des imprimeurs locaux (Nantes) dans une démarche éco-responsable. 
Ceci est un gros plus et m'a engagé à participer à cette aventure!
Et pour finir, je suis entourée d'artistes talentueuses et talentueux, Marielle Durand, Mat Let et Charline Moreau entre-autres, tou.t.e.s à découvrir sur Kalahouse shop!

dimanche 14 février 2021

Est-ce que les grands magasins vont remplacer les musées ? ...


Cela fait maintenant trois mois que je n’ai pas mis les pieds dans un musée pour découvrir une nouvelle exposition ou voir des œuvres que je ne connais pas encore. C’est un véritable manque, un trou béant dans mon imaginaire qui ne peut pas se renouveler uniquement avec les écrans… L’espace est un de mes outils de travail et je ne peux pas me contenter de voir et d’apprendre par les livres ou les écrans. J’ai fondamentalement besoin de comprendre le monde dans ses mouvements, flux et compositions spatiales. J’ai besoin d’exercer ma spiritualité au musée. Ne peut-on ouvrir les lieux de cultes et les musées en alternance afin de contenter tous les fidèles, ceux qui croient en dieu et ceux qui croient en l’art ?

Et comble du comble, après des mois d’abstinence, où est ce que je me retrouve pour admirer enfin une installation grandiose? Dans un grand magasin, temple de la consommation, alors que je ne les ai pas fréquenté depuis de nombreux mois. C’est bien le Bon Marché qui nous offre la magnifique opportunité de découvrir l’œuvre L’amazone érogène de l’artiste française Prune Nourry.

Tout en pédalant, je me réjouis de ces quelques heures volées au temps du Corona virus. J’ai préparé soigneusement mon matériel pour être la plus rapide possible dans mon installation sur site. J’ai peint toutes les installations précédentes (Ai Wei Wei, Joanna Vasconcelos, Suhita Shiora...) et j’attends d’être surprise par cette transformation artistique du lieu.
En arrivant, j’ai en tête toutes les œuvres de prune Nourry que j’ai vues au fil des ans, les Terracota Daughters au 104, ou le Bouddah du musée Guimet, les images de son film poignant Serendipity  (2019) reviennent en vague et me serrent la gorge dans un sanglot réprimé. Je découvre l’arc bandé sur la première face de l’escalator de Putman, monumental, il tire sa flèche sur cette cible-sein. Mais c’est le recto qui m’emmène ailleurs et me touche au cœur : ces centaines (888) de flèches semblent en mouvement et être tirées sous mes yeux vers cette unique cible, le sein de l’amazone. 



Plus je la regarde, plus je passe du temps à la peindre, plus je suis embarquée dans son histoire et dans la puissance de cette volée de flèches. Je savoure ces moments privilégiés en dialogue avec cette œuvre. Je peins deux aquarelles, en cherchant à exprimer le mouvement et l’espace transformé par cette installation. C’est un jeu subtil de valeurs colorées, en ton sur ton, tout en préservant au maximum la réserve de blanc.

Je ne pensais pas, un jour, être privée de la possibilité de me nourrir des œuvres et d’en profiter autant que je le souhaitais.
Je ne pensais pas, un jour, devoir aller exclusivement dans des lieux commerciaux pour voir des œuvres.
Je ne pensais pas, un jour, avoir envie d’utiliser la force pour ouvrir moi-même les grilles fermées des musées.
Pourquoi est-ce que l’on n’ouvre pas les musées aux scolaires puisqu’ils vont à l’école ? Pourquoi les activités pédagogiques dans les musées sont annulées ? N’a-ton pas la possibilité de compter et filtrer à l’entrée des musées et des expositions ?

Je suis sans voix alors je continue à peindre…

L’Amazone Érogène est à voir jusqu’au 21 février au Bon Marché, rue de Sèvres à Paris.
Les 888 flèches qui composent l’installation L’Amazone Érogène sous les verrières centrales du Bon Marché sont mises en vente par Prune Nourry, dans un but non-lucratif

[ aquarelles 30x40cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ] 


It has now been three months since I set foot in a museum to discover a new exhibition or see works that I do not yet know. It's a real lack, a gaping hole in my imagination ... Space is one of my working tools and I can't just see and learn through books or screens. I fundamentally need to understand the world in its movements, flows and spatial compositions. I need to exercise my spirituality in the museum. Can we not open places of worship and museums alternately in order to satisfy all the faithful, those who believe in God and those who believe in aArt? And to crown it all, after months of abstinence, where do I find myself to finally admire a grandiose installation? In a department store, the temple of consumption, when I haven't visited them for many months. It is the Bon Marché that offers us the magnificent opportunity to discover the work “L’amazone Érogène” by the French artist Prune Nourry. These hundreds (888) of arrows seem to be moving and being shot before my eyes towards this single target, the Amazon's breast. The more I look at it, the more time I spend painting it, the more I am embroiled in its history and in the power of that volley of arrows. I savor these privileged moments in dialogue with this work. I paint two watercolors, seeking to express the movement and the space transformed by this installation. It is a subtle play of colored values, tone on tone, while preserving the reserve of white as much as possible.

I didn’t think, one day, that I would be deprived of the possibility of nourishing myself with the works and enjoying them as much as I wanted.

I didn't think that one day I would have to go exclusively to commercial places to see works.

Why aren't museums opening up to school children since they go to school? Why are educational activities in museums canceled? Isn't it possible to count and filter at the entrance to museums and exhibitions?

I am speechless so I continue to paint...

mercredi 10 février 2021

Formation à la désobéissance civile ...



Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une formation à la désobéissance civile en partenariat avec Extinction Rebellion Île de France. Je continue à travailler sur cette série autour de l’urgence climatique : j’assiste à des manifestations, des actions ou des conférences sur le sujet, notamment sur la prise en compte de l’état d’urgence dans nos métiers autour de la création. Allez jeter un œil sur le manifeste des Rad!cales qui s’est créé il y a un an



Tout le monde s’installe, il y a pas mal de femmes, tous les âges mais peu de mixité sociale, il me semble, même si il est difficile de se rendre compte car tout le monde est masqué. Le formateur se présente et je me souviens que je l’ai déjà rencontré lors des RIO d’octobre 2020. Il rappelle les fondamentaux de l’urgence climatique (on n’a plus le temps...) et nous explique que la désobéissance civile peut être un des leviers pour faire prendre conscience de l’urgence tant aux gouvernements qu’au public lambda. Grâce à un exercice mobile, il nous fait réfléchir sur la notion de violence (est-ce que cette action est violente pour moi et/ou pour les autres? Est-ce qu’elle dégrade les lieux et les objets?). Ainsi, il nous fait comprendre que les actions de Extinction Rebellion se font toujours à visage découvert (pas d’action clandestine et masquée), en énonçant clairement le sens de l’action et les revendications, tout cela en étant non violent. 



Après nous avoir expliqué le déroulé d’une action et les différents rôles de chacun, il nous propose d’en concevoir et « réaliser » une et de nous confronter à nos « adversaires » (patron, commercial, policier et/ou gendarme) pour mieux les connaître et réagir correctement. C’est intéressant de comprendre comment on se passe la parole dans ce type de groupe (non violence aussi et respect des autres, pas de prise de « tête» par l’une ou l’autre), le système est horizontal. Pas de chef, les décisions sont collégiales. Pendant l’action on se rend compte qu’on a oublié de parler (et décider) de beaucoup de points, résultat on n’est pas d’accord et on se fait embarquer par la police ! Même moi alors que d’habitude j’arrive à me positionner en dehors de la ligne critique... 



L’après-midi, on travaille sur les attitudes à adopter vis-à-vis des forces de l’ordre notamment lors des actions de blocage (blocage avec les corps eux-mêmes, tortue, petit train ou avec des objets, type tubes ou pots lestés, etc.)
On doit garder en permanence une attitude physique et verbale non violente. Les anges gardiens peuvent nous y aider. 



Lors du dernier exercice, on se retrouve au commissariat, c’est ainsi très clair de comprendre ce qu’il faut faire en cas de vérification d’identité puis de garde à vue quand ont y a assisté sous forme de jeu de rôles.
Par contre cette partie juridique est toujours aussi flippante. Je ne souhaite (vraiment) pas aller jusqu’à la garde à vue... 

La journée a été longue et intense, on termine en buvant une bière dans la rue, au froid, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines ! 
...

Last Saturday, I went to draw a training course in civil disobedience with my two sketchers friends. We reviewed the fundamentals, consensus, non-violence, open-face actions, etc.
It was exciting, when is the next action?
It’s very interesting to learn and to meet this new way of fight for the climate and for a different world.

[ aquarelles 30x40cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

Pour compléter cet article, voici le :
LE MANIFESTE les désobéissants 
Bonjour à tous, Nous sommes un certain nombre à penser que la situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action et de lutte plus efficaces et plus radicales. Nous croyons que la réalité des rapports de force que nous subissons en matière de nucléaire civil et militaire, de protection de l’environnement contre les pratiques de certaines multinationales, de mondialisation de l’injustice sociale, etc. exigent de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique, de l’action directe non-violente, du refus radical et ludique.

Conscients des limites liées aux modes traditionnels de mobilisation (pétitions, manifestations…), qui ne nous valent que de trop rares victoires, et n’attirent plus guère les nouvelles générations de militants, nous avons décidé de former un réseau informel de militants de l’action directe non-violente. Parce que nous voulons nous battre pour la défense de la vie et de la justice sociale, nous avons décidé de nous organiser en un groupe de volontaires et d’activistes prêts à agir de manière directe et non violente aussi souvent que nécessaire et possible.

Dans ses concrétisations (stages, rencontres, débats, événements de convergence des luttes), le manifeste des désobéissants est donc une plateforme d’échange et de rencontre autour de la non-violence active et de la désobéissance civile. Il se veut un outil que chacun doit s’approprier. Ainsi, la responsabilisation et l’autonomisation sont favorisées et essentielles pour aller vers une émancipation individuelle et collective tout en développant des solidarités actives.

Nous sommes des faucheurs d’OGM, des démonteurs de panneaux publicitaires, des clowns activistes, des dégonfleurs de 4×4 de ville, des inspecteurs citoyens de sites nucléaires, des intermittents du spectacle, des activistes écologistes, des hébergeurs de sans-papiers, etc. Nous pensons que nos luttes et nos méthodes relèvent d’une dynamique alter-mondialiste plus indispensable que jamais, et que c’est ensemble, et dans l’action directe non-violente, que nous rendrons possible la transformation radicale de notre société, et de ce fait notre survie à tous dans un monde redevenu vivable.