samedi 20 février 2021

Cela vous dirait une affiche en édition limitée?

 
                                                                                                                  [copyright Kalahouse shop]

Cela vous dirait d'offrir ou de vous offrir une belle affiche en édition limitée, numérotée et signée?: 
Cette nouvelle maison d'édition offre une rémunération juste aux artistes et travaille avec des imprimeurs locaux (Nantes) dans une démarche éco-responsable. 
Ceci est un gros plus et m'a engagé à participer à cette aventure!
Et pour finir, je suis entourée d'artistes talentueuses et talentueux, Marielle Durand, Mat Let et Charline Moreau entre-autres, tou.t.e.s à découvrir sur Kalahouse shop!

dimanche 14 février 2021

Est-ce que les grands magasins vont remplacer les musées ? ...


Cela fait maintenant trois mois que je n’ai pas mis les pieds dans un musée pour découvrir une nouvelle exposition ou voir des œuvres que je ne connais pas encore. C’est un véritable manque, un trou béant dans mon imaginaire qui ne peut pas se renouveler uniquement avec les écrans… L’espace est un de mes outils de travail et je ne peux pas me contenter de voir et d’apprendre par les livres ou les écrans. J’ai fondamentalement besoin de comprendre le monde dans ses mouvements, flux et compositions spatiales. J’ai besoin d’exercer ma spiritualité au musée. Ne peut-on ouvrir les lieux de cultes et les musées en alternance afin de contenter tous les fidèles, ceux qui croient en dieu et ceux qui croient en l’art ?

Et comble du comble, après des mois d’abstinence, où est ce que je me retrouve pour admirer enfin une installation grandiose? Dans un grand magasin, temple de la consommation, alors que je ne les ai pas fréquenté depuis de nombreux mois. C’est bien le Bon Marché qui nous offre la magnifique opportunité de découvrir l’œuvre L’amazone érogène de l’artiste française Prune Nourry.

Tout en pédalant, je me réjouis de ces quelques heures volées au temps du Corona virus. J’ai préparé soigneusement mon matériel pour être la plus rapide possible dans mon installation sur site. J’ai peint toutes les installations précédentes (Ai Wei Wei, Joanna Vasconcelos, Suhita Shiora...) et j’attends d’être surprise par cette transformation artistique du lieu.
En arrivant, j’ai en tête toutes les œuvres de prune Nourry que j’ai vues au fil des ans, les Terracota Daughters au 104, ou le Bouddah du musée Guimet, les images de son film poignant Serendipity  (2019) reviennent en vague et me serrent la gorge dans un sanglot réprimé. Je découvre l’arc bandé sur la première face de l’escalator de Putman, monumental, il tire sa flèche sur cette cible-sein. Mais c’est le recto qui m’emmène ailleurs et me touche au cœur : ces centaines (888) de flèches semblent en mouvement et être tirées sous mes yeux vers cette unique cible, le sein de l’amazone. 



Plus je la regarde, plus je passe du temps à la peindre, plus je suis embarquée dans son histoire et dans la puissance de cette volée de flèches. Je savoure ces moments privilégiés en dialogue avec cette œuvre. Je peins deux aquarelles, en cherchant à exprimer le mouvement et l’espace transformé par cette installation. C’est un jeu subtil de valeurs colorées, en ton sur ton, tout en préservant au maximum la réserve de blanc.

Je ne pensais pas, un jour, être privée de la possibilité de me nourrir des œuvres et d’en profiter autant que je le souhaitais.
Je ne pensais pas, un jour, devoir aller exclusivement dans des lieux commerciaux pour voir des œuvres.
Je ne pensais pas, un jour, avoir envie d’utiliser la force pour ouvrir moi-même les grilles fermées des musées.
Pourquoi est-ce que l’on n’ouvre pas les musées aux scolaires puisqu’ils vont à l’école ? Pourquoi les activités pédagogiques dans les musées sont annulées ? N’a-ton pas la possibilité de compter et filtrer à l’entrée des musées et des expositions ?

Je suis sans voix alors je continue à peindre…

L’Amazone Érogène est à voir jusqu’au 21 février au Bon Marché, rue de Sèvres à Paris.
Les 888 flèches qui composent l’installation L’Amazone Érogène sous les verrières centrales du Bon Marché sont mises en vente par Prune Nourry, dans un but non-lucratif

[ aquarelles 30x40cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ] 


It has now been three months since I set foot in a museum to discover a new exhibition or see works that I do not yet know. It's a real lack, a gaping hole in my imagination ... Space is one of my working tools and I can't just see and learn through books or screens. I fundamentally need to understand the world in its movements, flows and spatial compositions. I need to exercise my spirituality in the museum. Can we not open places of worship and museums alternately in order to satisfy all the faithful, those who believe in God and those who believe in aArt? And to crown it all, after months of abstinence, where do I find myself to finally admire a grandiose installation? In a department store, the temple of consumption, when I haven't visited them for many months. It is the Bon Marché that offers us the magnificent opportunity to discover the work “L’amazone Érogène” by the French artist Prune Nourry. These hundreds (888) of arrows seem to be moving and being shot before my eyes towards this single target, the Amazon's breast. The more I look at it, the more time I spend painting it, the more I am embroiled in its history and in the power of that volley of arrows. I savor these privileged moments in dialogue with this work. I paint two watercolors, seeking to express the movement and the space transformed by this installation. It is a subtle play of colored values, tone on tone, while preserving the reserve of white as much as possible.

I didn’t think, one day, that I would be deprived of the possibility of nourishing myself with the works and enjoying them as much as I wanted.

I didn't think that one day I would have to go exclusively to commercial places to see works.

Why aren't museums opening up to school children since they go to school? Why are educational activities in museums canceled? Isn't it possible to count and filter at the entrance to museums and exhibitions?

I am speechless so I continue to paint...

mercredi 10 février 2021

Formation à la désobéissance civile ...



Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une formation à la désobéissance civile en partenariat avec Extinction Rebellion Île de France. Je continue à travailler sur cette série autour de l’urgence climatique : j’assiste à des manifestations, des actions ou des conférences sur le sujet, notamment sur la prise en compte de l’état d’urgence dans nos métiers autour de la création. Allez jeter un œil sur le manifeste des Rad!cales qui s’est créé il y a un an



Tout le monde s’installe, il y a pas mal de femmes, tous les âges mais peu de mixité sociale, il me semble, même si il est difficile de se rendre compte car tout le monde est masqué. Le formateur se présente et je me souviens que je l’ai déjà rencontré lors des RIO d’octobre 2020. Il rappelle les fondamentaux de l’urgence climatique (on n’a plus le temps...) et nous explique que la désobéissance civile peut être un des leviers pour faire prendre conscience de l’urgence tant aux gouvernements qu’au public lambda. Grâce à un exercice mobile, il nous fait réfléchir sur la notion de violence (est-ce que cette action est violente pour moi et/ou pour les autres? Est-ce qu’elle dégrade les lieux et les objets?). Ainsi, il nous fait comprendre que les actions de Extinction Rebellion se font toujours à visage découvert (pas d’action clandestine et masquée), en énonçant clairement le sens de l’action et les revendications, tout cela en étant non violent. 



Après nous avoir expliqué le déroulé d’une action et les différents rôles de chacun, il nous propose d’en concevoir et « réaliser » une et de nous confronter à nos « adversaires » (patron, commercial, policier et/ou gendarme) pour mieux les connaître et réagir correctement. C’est intéressant de comprendre comment on se passe la parole dans ce type de groupe (non violence aussi et respect des autres, pas de prise de « tête» par l’une ou l’autre), le système est horizontal. Pas de chef, les décisions sont collégiales. Pendant l’action on se rend compte qu’on a oublié de parler (et décider) de beaucoup de points, résultat on n’est pas d’accord et on se fait embarquer par la police ! Même moi alors que d’habitude j’arrive à me positionner en dehors de la ligne critique... 



L’après-midi, on travaille sur les attitudes à adopter vis-à-vis des forces de l’ordre notamment lors des actions de blocage (blocage avec les corps eux-mêmes, tortue, petit train ou avec des objets, type tubes ou pots lestés, etc.)
On doit garder en permanence une attitude physique et verbale non violente. Les anges gardiens peuvent nous y aider. 



Lors du dernier exercice, on se retrouve au commissariat, c’est ainsi très clair de comprendre ce qu’il faut faire en cas de vérification d’identité puis de garde à vue quand ont y a assisté sous forme de jeu de rôles.
Par contre cette partie juridique est toujours aussi flippante. Je ne souhaite (vraiment) pas aller jusqu’à la garde à vue... 

La journée a été longue et intense, on termine en buvant une bière dans la rue, au froid, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines ! 
...

Last Saturday, I went to draw a training course in civil disobedience with my two sketchers friends. We reviewed the fundamentals, consensus, non-violence, open-face actions, etc.
It was exciting, when is the next action?
It’s very interesting to learn and to meet this new way of fight for the climate and for a different world.

[ aquarelles 30x40cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

Pour compléter cet article, voici le :
LE MANIFESTE les désobéissants 
Bonjour à tous, Nous sommes un certain nombre à penser que la situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action et de lutte plus efficaces et plus radicales. Nous croyons que la réalité des rapports de force que nous subissons en matière de nucléaire civil et militaire, de protection de l’environnement contre les pratiques de certaines multinationales, de mondialisation de l’injustice sociale, etc. exigent de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique, de l’action directe non-violente, du refus radical et ludique.

Conscients des limites liées aux modes traditionnels de mobilisation (pétitions, manifestations…), qui ne nous valent que de trop rares victoires, et n’attirent plus guère les nouvelles générations de militants, nous avons décidé de former un réseau informel de militants de l’action directe non-violente. Parce que nous voulons nous battre pour la défense de la vie et de la justice sociale, nous avons décidé de nous organiser en un groupe de volontaires et d’activistes prêts à agir de manière directe et non violente aussi souvent que nécessaire et possible.

Dans ses concrétisations (stages, rencontres, débats, événements de convergence des luttes), le manifeste des désobéissants est donc une plateforme d’échange et de rencontre autour de la non-violence active et de la désobéissance civile. Il se veut un outil que chacun doit s’approprier. Ainsi, la responsabilisation et l’autonomisation sont favorisées et essentielles pour aller vers une émancipation individuelle et collective tout en développant des solidarités actives.

Nous sommes des faucheurs d’OGM, des démonteurs de panneaux publicitaires, des clowns activistes, des dégonfleurs de 4×4 de ville, des inspecteurs citoyens de sites nucléaires, des intermittents du spectacle, des activistes écologistes, des hébergeurs de sans-papiers, etc. Nous pensons que nos luttes et nos méthodes relèvent d’une dynamique alter-mondialiste plus indispensable que jamais, et que c’est ensemble, et dans l’action directe non-violente, que nous rendrons possible la transformation radicale de notre société, et de ce fait notre survie à tous dans un monde redevenu vivable. 

samedi 6 février 2021

Première neige sur Ménilmontant ...




Lorsqu’il s’est mis à neiger samedi dernier, j’ai repensé à ce que j’avais écrit dans le chapitre 21 de mon livre ("Capturer l'âme d'un lieu par la forme et la couleur à l'aquarelle", éditions Eyrolles) : « lorsqu’un événement exceptionnel se produit, comme une tempête de neige par exemple, jetez-vous sur vos pinceaux. Le témoignage en aquarelle sera toujours plus fort qu’une simple photographie, car il transmettra votre état d’esprit à ce moment-là. »

C’est donc ce que j’ai fait: ces vues à travers la fenêtre, au pinceau, en blanc sur blanc dans une ambiance givrée... en peignant, j’ai repensé à tous ces jours de neige: quand j’avais 7 ans, puis 12 ans, puis 18 et puis tous les 3/4 ans, toujours à Paris, souvent sous les toits. Je ressens encore cette atmosphère cotonneuse et la même magie que cela produit année après année.

Sensation, sentiments et souvenirs sont dans mes aquarelles sous la neige.



When it started to snow last Saturday, I thought about what I wrote in chapter 21 of my book: “When an exceptional event occurs, such as a snowstorm for example, throw yourself on your brushes. The watercolor testimony will always be stronger than a simple photograph because it will convey your state of mind at that time. »

So that's what I did: these views through the window, directly with a brush, in white on white in a frosty atmosphere ... while painting, I thought back to all those snowy days: when I was 7 years old, then 12 years, then 18 and then every 3/4 years, always in Paris, often under the roofs. I still feel that cottony atmosphere and the same magic that it produces year after year.

Sensation, feelings and memories are in my watercolors under the snow.


#uskparis
#urbansketchers 
#snowday

[ aquarelles 30x40cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

mardi 2 février 2021

Lumières d’hiver, une véritable découverte ...



Je quitte Paris frigorifiée, épuisée, le souffle court de tous les événements de cette année 2020.

Les derniers jours ont été difficiles et j’ai besoin de retrouver un semblant de concentration et de sérénité. Troisième épisode de ma traversée de la forêt, comment vais-je la retrouver ? Quelle ambiance va-t-elle m’offrir ? Voudra-t-elle me plaire ?

Oh que non, elle a perdu ses couleurs flamboyante et me donne en remplacement une gamme de gris colorés. J’ouvre les yeux et je cherche la moindre touche de couleur perdu dans cette mélasse de gris et de boue. Je peins debout car la forêt est trempée, pleine de boue. Les cours d’eau sont gorgés d’eau et, plutôt que les bourdonnements d’insectes, j’entends les tourbillons et clapotis des ruisseaux.

Les journées sont courtes et j’ai très peu de temps pour capturer la fin de l’année. Les arbres sont nus, les horizons s’ouvrent sur des ciels tourmentés. L’eau sera mon fil conducteur, je la traque et je cherche à en saisir les flux et reflux. Je peins debout, sans aucune possibilité de m’asseoir. Il fait froid et humide, il s’agit de travailler vite car je n’aurai pas de temps supplémentaire… Je cherche les différentes teintes de gris, plus je regarde, plus je découvre ces touches de rouille ou d’orangé. Elles font vibrer la forêt et lui donnent du volume. 



Ce soir, c’est le dernier coucher de soleil de 2020, rude année, mais qui se clôt dans une beauté absolue ; dans un ciel déchiré et sanglant, cadré par cette haie d’arbres violacés. Tellement beau et éphémère.

Le lever de soleil sur 2021 est givré. Toutes les couleurs se sont brusquement refroidies et la brume matinale nous offre de magnifiques plans successifs dans la profondeur. Je sais que le sol blanchi va rapidement laisser place à un vert strident gorgé d’humidité. J’aime le fort contraste des arbres du premier plan et du lointain. Je crée des mélanges colorés que je n’ai jamais utilisé auparavant. Je décrypte ce que je vois pour l’exprimer au plus prés de ce que je ressens. Je ne sais pas comment faire et je ne cherche pas à reproduire des « recettes ». Je m’imprègne dans ce paysage inconnu et je le donne à voir comme si je découvrais Angkor ou le grand canyon. Trouver l’extraordinaire dans ce que l’on qualifie habituellement « d’ordinaire » c’est ce qui nous permet d’avancer et de trouver de la beauté dans chaque instant. 



Le froid, l’humidité, les arbres décharnés, sont, ces jours-ci, des sources de plaisir pour moi ; ils me ressourcent et vont me permettre d’entamer la nouvelle année un peu apaisée.

Ouvrir les yeux, lever la tête et regarder chaque matin ce que le monde nous donne et en profiter pour réfléchir à de nouveaux projets !

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2021 ]

vendredi 29 janvier 2021

Explosion de rouges, plein automne ...




Les ciels d’automne m’offrent une palette colorée et contrastée, ils sont en mouvement permanent et me poussent à travailler vite. Les nuages deviennent des coups de pinceaux, je fais jouer les contrastes de température pour en accentuer le volume.
Le plus complexe est de saisir le coucher du soleil, une merveilleuse beauté qui paralyse et un temps limité pour la capturer. La luminosité tombe vite et ici, quasi aucune lumière artificielle ne vient palier l’obscurité.



Quand j’ai découvert la bâtisse couverte de vigne vierge rougeoyante, j’ai été éblouie. Quelle incroyable harmonie entre les différents rouges, de l’orangé au violet foncé en passant par le pourpre ou le grenat et les verts acides du saule et des peupliers du premier plan.

Chacune de ces aquarelles est une étape sur le chemin de cette nouvelle série. Elle m’engage dans l’espace et dans le temps. Je reviendrai bientôt pour continuer cette aventure.

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2020 ]

lundi 25 janvier 2021

Entre humidité et flamboiement, plein automne...



Depuis mi-mai, la fin du premier confinement, je profite de chaque moment disponible pour aller peindre en extérieur. Quelques jours dans les Deux-Sèvres, entre champs et forêts, me permettent d’expérimenter l’aquarelle sur le vif dans des conditions peu aisées. On dit souvent que peindre en ville n’est pas simple : s’asseoir quelque part, dessiner les flux, ressentir le bruit et l’activité ininterrompue et surtout travailler sous les regards (et réflexions) des passants, peut être éprouvant. 


Ici, à la campagne, c’est différent mais ce n’est pas simple non plus. Équipée comme une citadine, j’ai quand même une paire de botte mais toujours pas de siège ou d’ustensile sophistiqué (tel un chevalet) pour supporter mon matériel et mon papier. Fin octobre, on peut s’asseoir à même le sol mais au risque de laisser pénétrer l’humidité de la forêt dans tous les pores de la peau. J’alterne donc les positions debout / accroupie / agenouillée. Je dois peindre rapidement car la lumière décline de plus en plus tôt. Je recherche les couleurs de l’automne, et finalement, c’est le vert qui domine. Ce vert quasi inexistant en plein été à cause des fortes chaleurs et de la sécheresse. Je saupoudre la gamme de verts de touches de jaune et d’orange mais j’en souhaite davantage. 


Une ballade plus poussée dans le cœur de la forêt va m’offrir un flamboiement de couleurs ; un contraste fort entre l’ombre dure des troncs et la gamme infinie des rouges, ocres, jaune et orange des feuilles des arbres. La lumière rapidement rasante crée des contre-jours éblouissants. Je lutte avec ces enchevêtrements de branches et les milliers de feuilles… Comment évoquer cette atmosphère sans trop en dire ou boucher l’aquarelle ?

Rapidement, les doigts deviennent goures et il faut remporter le morceau maintenant ou recommencer le lendemain. Rien n’est acquis, ce qui est intéressant pour moi est de ne pas « savoir faire » et de m’affronter à des sujets inconnus, des lumières étonnantes que je ne maîtrise pas.

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier 2020 ]