vendredi 28 octobre 2022

English & Spanish edition for Contemporary watercolor on the go - Capturing the essence of a place ...




I’m very glad to announce that’s my book published in 2020 by Edition Eyrolles is now available in English and Spanish at Hoaki edition :
Contemporary Watercolour on the Go
Capturing the Essence of a Place.
Shapes, Gestures and Colour in Direct Watercolour


You can pre-order it now!
On Furet du Nord
On Amazon, of course (-;
On Narrow Gauge Cooperative
On beck-shop.de
On Sandmanbooks
etc.


The publication date is 29th November.


Contemporary Watercolour on the Go
Capturing the Essence of a Place.
Shapes, Gestures and Colour in Direct Watercolour

Experiment this new, intuitive approach to watercolour without using any preliminary drawings to paint directly with a brush with this on-the-go workshop and its more than fifty progressive exercises.This book is an excellent tool for learning to sketch on location. Through the "no drawing first" technique, readers will learn to use only watercolour and a brush to draw in notebooks, make quick urban sketches, keep visual journals and create compelling outdoor urban work. Designed like a workshop on the go, with more than fifty progressive exercises, this book invites you to experiment with watercolour by translating space and movement through shapes and color into masses and values rather than contours and strict rules of perspective. The author, a theatrical scenic painter, urban sketcher and urban sketching teacher, shows you how to represent the world around us. She encourages the reader to observe the place, to understand it, to learn how to choose the subject when capturing the place's soul, preserving the sense of the fleetingness of the instant described. The themes include vegetation, buildings and forms of people in movement.

The Spanish version will be published at the same time.
Thank you Hoaki  for your work on this double edition!


#contemporarywateecolor 
#onthego 
#essenceofaplace 
#hoakiedition

mardi 25 octobre 2022

Back to Benin, au 22e RDV du Carnet de Voyage à Clermont-Ferrand du 18 au 20 novembre ...



J'ai le plaisir de participer au 22ème RDV du Carnet de Voyage à Clermont-Ferrand du 18 au 20 novembre 2022. J'y présenterai mon nouveau projet commencé il y a quatre ans.
"Back to Benin", une histoire de restitution, est une chronique écrite et dessinée entre Paris et Cotonou, en passant par Ouidah, Porto Novo et Abomey.
Lorsque je suis arrivée sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou au Bénin en 2018, jamais je n’aurais pu imaginer que je suivrai, pas à pas, le retour des 26 œuvres restituées par la France au Bénin. Je n’y suis pas touriste, je n’y suis pas chez moi, je cherche ma place, en dessinant. Par des dizaines de croquis, en marchant, en roulant, en dormant presque, je tente de transmettre mon expression de l’âme des lieux, de l’art et de la culture.

Depuis fin 2018, j’ai rempli plusieurs carnets, de formats différents (21x60cm, 13x41cm, 12x18cm, 11x30cm), dessiné, crayonné, raturé; parfois, les soubresauts de la voiture ont dessiné à ma place... J’ai aussi peint sur des dizaines de feuilles volantes (30x40cm). J’ai jeté des notes au fur et à mesure, en particulier pendant les nuits de vol retour en avion. Ce sont toutes ces aquarelles, dessins et textes qui racontent l’histoire de ce retour, dans une sorte de journal de bord, non chronologique, grâce auquel je tisse des liens sensoriels et thématiques.

J’ai hâte de vous faire découvrir ce nouveau livre et mes carnets et aquarelles originaux.

Back to Benin est le deuxième livre de SUR LE VIF, une collection d’ouvrages dessinés et écrits par Marion Rivolier. Dessiner, peindre sur le vif, c’est capturer la scène, l’action ou l’événement au moment où ils se déroulent. La touche et la couleur gardent la trace de l’atmosphère et de la sensation de l’instant. C’est une peinture sans reprise, ni retouche, a posteriori. Les outils sont une boîte métallique de douze couleurs, trois pinceaux, quelques feuilles de papier en 30x40cm et des carnets en pagaille.


18, 19 et 20 novembre 2022
22ème RDV DU CARNET DE VOYAGE
CLERMONT-FERRAND
Polydome – La Coopérative de Mai

samedi 8 octobre 2022

Jetée de couleurs en contrastes de complémentaires sur la Presqu’île de Giens / part 2…

Le lendemain dans le parc des chevaliers de la Madrague, j’ai joué avec les pins et le rythme des troncs. Le premier est une démo peinte devant les stagiaires, exercice toujours périlleux car il mêle réflexion, parole et peinture, et la parole n’est pas bonne conseillère lorsque l’on peint .
Le deuxième est peint plus au calme et c’est ce fameux rythme d’entrecroisement des troncs et des superpositions des plans qui m’intéressent.

                    

Depuis plusieurs jours je repère les endroits avec rocaille, j’ai envie de peindre un grand format mais j’ai peu de temps libre. Alors, je cours jusqu’à port Auguier et je cours (encore) après le temps avec mon pinceau qui file de pierre en pierre, de l’ombre à la lumière, du chaud au froid … la course est perdue d’avance mais j’en ai quand même gardé une trace …


Le dernier grand format m’offre un moment de respiration, un ciel éblouissant au sens premier du terme et des pins qui se découpent franchement en ombre froide. On ne voit pas Porquerolles qui est masquée par les arbres et l’île du Grand Ribaud sur laquelle on devine deux maisons isolées. C’est tellement étrange d’acheter une île car on sait très bien qu’elle sera bientôt submergée...

[ aquarelles 36x48cm et 50x65cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 4 octobre 2022

Jetée de couleurs en contrastes de complémentaires sur la Presqu’île de Giens / part 1...


Début septembre, c’est mon premier bain de mer de l’année sur la Presqu’île de Giens du côté de la plage de la Badine. Le vent léger permet de ne pas cramer au soleil et m’offre un premier ciel majestueux. C’est comme une demie journée de « vacances » avant d’entamer plusieurs jours de stage d’aquarelle.
Deux jours plus tard, j’ai passé toute la journée à regarder le petit port du Niel sous toutes les coutures car c’est le premier lieu du stage. Alors en fin de journée, j’attaque, en grand format, ce somptueux cadrage créé par les branches généreuses du pin. Je me délecte à jeter sur le papier les taches de peinture et à faire vibrer les couleurs chaudes et froides.


C’est quelques jours plus tard que le grand panorama de la plage de l’Almanarre va m’offrir les plus beaux ciels ; notamment lors de la séance « soleil couchant » que j’ai proposée aux stagiaires en mode sportif avec échauffement puis création des couleurs sur le vif. C’était vraiment intense !


[ aquarelles 36x48cm et 50x65cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

vendredi 23 septembre 2022

Expo à la librairie Busser, Carnets de prisons dessinés ...



A l'invitation de Brigitte Lannaud Levy, j'ai le plaisir de  participer à 

l'EXPOSITION CARNETS DE PRISON DESSINÉS - Cycle de l’absurde d’ALBERT CAMUS
du mercredi 28 septembre au 12 octobre 2022 à la Librairie Busser, 37 rue Monge - 75005 Paris.

Dans le cadre d’un programme de réinsertion, l’association Lire pour en sortir a conçu et proposé à un groupe de personnes détenues de la Maison d’arrêt Paris-La Santé des ateliers pluridisciplinaires : lecture, écriture, peinture sur le thème du Cycle de l’Absurde d’Albert Camus.

Avec la collaboration de :
- Alexandre Duval-Stalla pour l’introduction à Camus et au Cycle de L’absurde
- Raphaël Enthoven pour Le Mythe de Sisyphe (Philosophie)
- Sophie Blandinières pour Caligula (Théâtre)
- Gilles Philippe pour L’étranger (Littérature)
- Kamel Daoud pour son roman Meursault contre-enquête
- Brigitte Lannaud Levy pour des ateliers d’écriture et de peinture fils rouges de ces rencontres.


> Exposition à La librairie Busser des carnets dessinés par les personnes détenues de Paris-La Santé et des reportages dessinés des ateliers par les artistes Urban Sketchers Paris :
- Marielle Durand
- Delphine Priollaud Stoclet
- Marion Rivolier
ainsi qu’un reportage photo de :
- Carole Charbonnier

Conception graphique et photo de l’affiche Carole Charbonnier . Aquarelle Brigitte Lannaud Levy.

mardi 13 septembre 2022

Le bouquet final du rocher ! Part 3 ...

              

Monaco, Monte-Carlo, que dire de ce lieu hors de mon/notre monde? C’est au delà de tout ce que j’avais pu imaginer. Des gratte-ciel collés à un rocher qui s’éparpillent sur la mer. Le béton partout qui chauffe et surchauffe. Des voitures de luxe qui consomment le restant des énergies fossiles en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, des yachts aux tailles indécentes et de l’or qui dégouline de tous les cous et les poignets …
 


La végétation y est luxuriante même si elle fait peu d’ombre. Entre les arbres remarquables du jardin face au casino et le jardin de cactus sur la promenade de la princesse Grace, je trouve quelques instants d’apaisement à peindre. Peindre des cactus, c’est une première fois pour moi, je crois. Je prends un malin plaisir à aiguiser les pointes et à ériger les épines...

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]

mardi 6 septembre 2022

Quelle idée d’aller à Nice au milieu du mois d’août ? Part 2 ...

             

Surprise par les flamands roses de la serre tropicale du parc Phoenix, je les trouve fascinants. Ils se papouillent, se chicotent, conversent entre eux et se disputent. Ils resteront tout le temps dans leur petit coin sans véritablement en bouger. Ils sont mis en valeur par les palmes et les Alocasia, plante oreille d'éléphant géantes qui les entourent. Quand ils s’ébrouent, ils découvrent des plumes rouge vermillon, c’est sublime. La nature crée des harmonies colorées tellement inspirantes !



Le bâtiment de Kenzo Tange, musée des arts asiatiques de Nice, est construit sur le bassin au cœur du parc. Ses formes épurées sont un encouragement à la contemplation ; peu d’œuvres, beaucoup de vide, et les reflets mouvants de l’eau … je m’enchante à chercher les harmonies colorées des plantes du premier plan, violet, ocre, sépia, oranges, des touches de turquoise… les touches virevoltent, je n’ai pas d’objectif, simplement profiter de l’instant à l’ombre.



Vers le port Lympia, je découvre l’autre versant de la colline du rocher, il est brut et végétalisé, très puissant. Coupé par la route, il continue et termine dans l’eau sombre. Le ciel à nouveau chargé m’offre le cadeau de cette mer en quasi noir et blanc. Le seul risque est que je n’ai pas le temps de terminer si le ciel s’ouvrait soudain en deux. Pour cette fois, il fut clément.


Que dire du port de Nice ? Occupé par des dizaines de petit yachts qui bouchent la vue, il révèle des constructions colorés, un peu comme en Italie. Mais j’ai du mal avec cette ville, plus je la connais, plus je l’arpente, moins je l’aime …



La couleur de l’eau est sublime, une tranche d’outremer foncé puis une tranche de turquoise des mers du sud. Juste devant, cette place de galets est remplie de corps rôtis, de l’ocre clair au brun rouille. C’est impressionnant. Juste en face de moi je vois des corps entassés, des bras, des jambes, des fesses, des ventres dans une harmonie de couleurs grillées qui tranche sur ce turquoise transparent. Comment font-ils pour rester comme cela au soleil? Je peine à arriver au bout de mon dessin car le soleil tape fort sur ma peau trop blanche… je ne veux pas me transformer en poulet grillé.

[ aquarelles 40x30cm sur papier aquarelle – ©Marion Rivolier ]