lundi 9 décembre 2019

Suivez-moi dans l'Urban Sketch Voyage 2020 sur les traces de Victor Hugo! ...


L'équipe Urban Sketchers Rhein-Main vous propose un long week end de workshops, rencontres et dessins autour du voyage de Victor Hugo le long du Rhin du 9 au 12 juillet 2020.
Ce sera l'occasion de découvrir ou redécouvrir les textes et dessins de Victor Hugo avec un regard contemporain sur cette région et son atmosphère.
Je donnerai un workshop ainsi que Jenny Adam et Sebastian Lörscher.
Tout est expliqué sur le blog Urbansketchers Rhein-Main.

Les inscriptions ouvrent dimanche 15 décembre à 16h sur Eventbrite alors ne les manquez pas!

mercredi 27 novembre 2019

Lauréate d’une bourse USK Community Workshop Grant


Depuis avril 2019, je travaille avec Urban Sketchers Paris et le Secours Populaire sur des ateliers pour enfants dans des lieux culturels. Nous avons déjà donné 4 ateliers jusqu’à juin et nous recommençons depuis la rentrée de septembre.

Le deuxième atelier , avec les enfants du Secours Populaire, se déroule au musée Guimet, musée des arts asiatiques à Paris. Après un repérage minutieux des lieux, nous décidons de faire voyager les enfants : ils seront les aventuriers, les explorateurs de contrées asiatiques à la recherche des temples, divinités, animaux, végétation luxuriante, ils croiseront des marchands, des caravanes et des lions et rois gardiens!
Comme nous devons faire de petits groupes (maximum 8 enfants), je conçois 3 cours à donner simultanément :
Lieu 1 / Atelier 1 / RDC - cour Khmer

« Au coeur de la Jungle, explorer un temple Khmer au Cambodge ! » Les enfants sont les archéologues, les explorateurs. Ils se promènent dans la jungle et découvrent de grandes statues de divinités et des morceaux de temples.
Lieu 2 / atelier 2 / RDC - Art Cham Vietnam
« Partir à la découverte d’animaux fantastiques. » Dans le musée Guimet, vers les arts Cham, certains animaux sont représentés seuls, d’autres associés entre eux et les derniers à des morceaux de corps humains. A la manière d’explorateurs, on va les chercher, les découvrir, les dessiner pour les comprendre.
Lieu 3 / atelier 3 / 1er etage - Chine antique
« Expression et mouvements chez les marchands de la route de la soie. » Entre le 2ème et le 8ème siècle, les marchands partent sur les routes de la soie. Ce sont de grands voyages terrestres avec de longues caravanes (bagages chameaux, hommes, marchandises, etc). Ils bravent les éléments, le climat, la chaleur, le vent, la pluie, le froid, etc. Il y a beaucoup de difficultés, c’est une véritable aventure.
Sur cette route, on rencontre des hommes, des gardiens et des animaux.



Pour ce projet, j’avais candidaté auprès d’Urban Sketchers pour une bourse dont j’ai été lauréate.
Grâce à cette bourse, j’ai acheté des carnets (A5) pour les enfants, des craies aquarellables aux couleurs particulières : beaucoup de verts pour dessiner la jungle et les arbres, des tons d’ocres, de rouge et de gris pour les pierres et les terres cuites. Nous avons aussi des feutres fins noirs pour dessiner, des crayons graphites aquarellables et des crayons blancs. Nous ne savons jamais à l’avance combien d’enfants viendront alors nous avons prévu du matériel pour 24.
Nous avons même des tee shirt Urban Sketchers Paris pour se reconnaître dans la foule du Musée. 



Les enfants arrivent avec un peu de retard, ils sont finalement 13, nous donnerons donc donc 2 ateliers .
Je m’occupe de celui de la jungle (pour les petits) et Brigitte de celui des animaux (pour les plus grands). Nous sommes chacune assistée d’un dessinateur du groupe. Les autres feront des photos et dessineront la séance.
Nous installons des bâches sur le sol et déballons tout le matériel. Le cours peut commencer. Je leur donne le carnet A5, une carte de l’Asie et leur explique que l’on va faire un carnet de voyage ensemble, un voyage à travers les temples et divinités du Cambodge aujourd’hui.



La séance suivante est autour des figures et personnages, je me régale à dessiner les enfants et leurs sujets du jour !

vendredi 15 novembre 2019

Une semaine d’actions d’Extinction Rebellion à Paris / part 2 ...



Le samedi suivant, je me retrouve à côté de l’Assemblée nationale. Les rebel.l.e.s ont bloqué pacifiquement le pont de la Concorde. Je prépare mon matériel et m’approche au plus près : 5 ou 6 déesses rouges entourés de rebel.l.e.s assis.s.e.s au sol sont entouré.e.s de CRS. Je me dépêche de les croquer mais rapidement les sommations sont données et la police nous précise que l’on doit vraiment reculer si on ne veut pas se faire « nasser ». 

Je me recule tout en continuant à peindre... je cours un peu, petite montée d’adrénaline...



Le reste du camp est installé en bas sur le quai de la Seine. L’ »Archipel des nouveaux mondes » s’installe tranquillement, des artistes, des conférenciers, des jeux pour grands et petits pour comprendre où en est notre monde par rapport au climat...

Je peins les musiciens qui vont et viennent eux aussi... personne ne reste en place! C’est un bon challenge pour capturer rapidement des attitudes ou des expressions.



Puis je remonte vers le blocage, j’essaie de trouver un point de vue où je voie l’Assemblée nationale, les manifestants et les banderoles. La meilleure place serait à l’intérieur de la nasse mais je ne m’y risque pas. Je reste à distance et peins rapidement car je sais que je peux être délogée à tout moment.



Le dernier dessin se fait à l’arrache, debout au son de la Batucada escortée par une horde de CRS, elle va rejoindre les rebel.l.e.s sur le pont. J’avance, je recule, j’essaie d’être au plus près pour capter cette ambiance... on sent la pression, qui était montée entre la police et les manifestants, redescendre un peu grâce aux rythmes brésiliens. Finalement la Batucada disparaît dans la nasse du pont de la Concorde.

Le blocage durera encore quelques heures mais je me suis échappée bien avant...

lundi 11 novembre 2019

Une semaine d’actions d’Extinction Rebellion à Paris / part 1 ...


Cela fait quelques temps que j’ai repris le chemin des manifs. Je suis un peu craintive alors je choisis des manifestations non-violentes dans lesquelles je vais pouvoir peindre et dessiner.
Après quelques vendredi « pour le Climat » avec les lycéens et une manifestation contre les Féminicides cet été, j’ai été sollicitée pour rapporter des traces dessinées de la RIO d’octobre par Extinction Rébellion, mouvement non violent qui demande une prise de conscience rapide et concrète des gouvernements sur la reconnaissance de la gravité et de l’urgence des crises écologiques, la réduction des gaz à effet de serre et l’arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes terrestres et océaniques.
Notre premier rendez-vous est plutôt cool, un rassemblement pour célébrer l’ouverture de la semaine de festivités. Nous sommes au parc de la Villette, il fait un peu frais, il y a du monde, de tous horizons, jeunes et moins jeunes. C’est calme et détendu.
Dans la première aquarelle, la foule est traitée quasiment en noir et blanc, gamme de gris colorés et ce sont les couleurs vives des drapeaux qui donnent le mouvement, le bruissement, le dynamisme à la scène. C’est une foule mouvante traitée d’un seul geste sans détail. On la sent palpiter.



Je me déplace dans cette foule et rencontre la fanfare vermillon, ils s’échauffent et répètent quelques morceaux. Positionnés devant une folie, les musiciens en rouge créent une magnifique harmonie avec le cramoisi brillant du bâtiment. Je sens qu’ils vont bientôt terminer et se déplacer alors je me dépêche de capturer la brillance des instruments et l’excentricité de leurs costumes!



Il y a tellement d’actions ou de performances à capter que je ne sais pas où donner de la tête. Mais je ne peux pas résister à peindre une vue d’ensemble avec la passerelle et les Folies rouges caractéristiques du parc de la Villette. Les drapeaux aux couleurs vives et au sigle noir puissant créent une farandole criarde et colorée.

Je dois m’éclipser mais je reviendrai samedi prochain pour « l’Archipel des nouveaux mondes ».

jeudi 24 octobre 2019

Suite de la résidence à Saint-Briac, sous le soleil ...



Le jeudi , nous nous retrouvons derrière le golfe, le long du chemin des douaniers. La cote est très découpée. Les rochers sont plus puissants, plus sombres que ceux que j’ai peints hier. J’aime le rapport du premier plan avec les rochers imposants et l’île du Perron à l’arrière plan. Je fais aussi un carnet accordéon, ce n’est pas simple car quand on peint à l’aquarelle on doit le déplier dans sa totalité. Sinon on ne peut pas peindre dans un mouvement continu. Entre le vent et le sable, ma boîte d’aquarelles est désormais pleine de sable et de sel.


C’est depuis la Garde Guerin, que l’on a une vue fantastique sur le golfe et sur la côte. Je me dit qu’un format panoramique serait judicieux... c’est très intéressant de peindre en grand sur le vif mais peu confortable. J’ai de la peine avec le terrain en pente, le soleil qui tape et ces deux feuilles accolées l’une à l’autre. Je dois aller vite car je sais que je ne pourrais pas rester trop longtemps ... j’essaie simplement de capturer l’atmosphère sans m’attarder sur les détails.



Le vendredi je m’intéresse au petit port et à l’estran à marée descendante . L’eau qui se retire joue en reflets et scintillement avec les bans de sable. Quelques bateaux sont à peine suggérés. Le pont crée une belle partition dans la composition.



Je termine la journée par les canots colorés échoués dans l’estran, on a à nouveau ce merveilleux scintillement de la lumière sur le sable mouillé, ces éclats d’argent sont incroyables à peindre .

Cette série de Saint Briac est étonnante car elle relate un moment de lumière intense avec une clareté incroyable du ciel. Certains diront que ce ne sont pas les couleurs de la Bretagne... en effet je m’attendais à peindre des ciels torturés et j’ai peint les couleurs de la Provence!

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle ]

dimanche 20 octobre 2019

En résidence d’artistes à Saint-Briac sur mer ...


Avec 10 autres artistes j’ai été invitée à dessiner Saint Briac pendant trois jours. À l’issue de ces 3 jours, nous avons encadré et accroché notre travail pour le présenter pendant les journées du patrimoine . 
Nous avons commencé par une vue sur l’îlet et le Nessay. La marée est haute, il y a beaucoup de bateaux dans le port. Je m’amuse à jouer en réserves pour les garder aussi lumineux que possible. Les couleurs du ciel et de l’eau sont magnifiques. Cela donnera l’ambiance colorée de toute la résidence, je pense.



Sur la plage du Béchet, un artiste a peint les portes des cabines en 111 nuances de bleu. Je m’échauffe en faisant une gamme colorée et en recherchant quelques unes de ces couleurs. C’est le rapport des couleurs complémentaires, ocre jaune orangé du sable à marée descendante et les bleus des cabines qui créent de la profondeur et du volume. Je suggère sans décrire . 
Après la petite Salinette à laquelle j’ai accédé par le chemin des douaniers, je m’attaque à une vue sur l’îlet . La mer est basse, la lumière est sublime . Faite de reflets , de scintillements et d’éclats d’argent. On est presque dans du noir et blanc, il faut utiliser le moins de couleurs possible tout en les faisant vibrer. 



Je termine la journée avec les cabines blanches de la Grande Salinette. Il y a encore pas mal de monde qui bronze sur le sable. Une femme reconnaîtra d’ailleurs sa voisine de cabine dans mon aquarelle! J’essaie de garder le maximum de blanc pour retranscrire cette ambiance très contrastée car le soleil tape fort.

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle ]

mardi 15 octobre 2019

C'est la reprise du Petit Prince à Paris ! ...


Encore quelques jours pour aller voir le Petit Prince à Paris à IVT - International Visual Theatre, 7 cité Chaptal, 75009 Paris.
Une mise en scène resserrée, quelques retouches pour ma scénographie et des comédiens généreux, en langue des signes et en français, pour tout public.
Ne le manquez pas!
avec Ludovic Ducasse, Martin Cros et Romans Suarez Pazos.
Mise en scène Hrysto.

jeudi 26 septembre 2019

Ganvié à la nuit tombante ...


Il y a quelques jours, j’étais de retour à Cotonou pour le projet de musée de la mémoire et de l’esclavage. La réunion de restitution a lieu le vendredi mais entre temps nous n’avons pas vraiment bloqués de rendez-vous.
Ainsi, lorsque notre collègue Pierre nous propose d’aller voir les balises installées sur le lac Nokoué pour marquer la route depuis l’embarcadère jusqu’aux maisons de Ganvié, nous sautons sur l’occasion.
Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Cette cité lacustre a été fondée par les captifs et esclaves en fuite. Elle raisonne fortement avec l’histoire et la mémoire que nous souhaitons transmettre dans le projet du musée de Ouidah. Je sais aussi que les habitants y sont très pauvres et n’aiment pas voir les touristes naviguer autour d’eux et les prendre en photo...

L’embarcadère fourmille d’activité, les femmes vendent les poissons et les enfants courent partout. Nous nous installons dans une pirogue à 10 cm de l’eau, ce n’est pas très stable. J’ai l’impression que je vais prendre l’eau à tout instant. J’accroche ma palette à mon carnet et je tiens fermement mes pinceaux. La nuit va bientôt tomber. Je capture les couleurs et l’atmosphère rapidement C’est à la fois sublime et effrayant.


Nous parcourons 5 km jusqu’aux premières maisons sur pilotis, je les croque rapidement, je ne vois plus rien, il fait noir... tout est humide et j’ai les mains pleines de peinture.
Le reste du parcours se fait à la clareté de la lune, nous passons entre les maisons et les jacinthes d’eau, c’est le plus grand dénuement pour ces habitants. Mais les balises leur permettent désormais de se diriger la nuit, notamment les femmes qui souvent se perdaient.
À deux kilomètres de l’embarcadère, le moteur tombe en panne et le parcours se termine péniblement à la rame pour nos guides.

C’est une expérience fabuleuse, j’aimerais pouvoir peindre plus longuement à la lumière du jour. Le projet en cours, la construction de 400 maisons et le collège, pourraient améliorer vraiment la vie des habitants de Ganvier.


Le lendemain, il pleut depuis 5 h du matin mais nous décidons d’aller quand même à Ouidah. Nous voulons vérifier les emplacements des stations patrimoniales dans le Fort Portugais, là où se trouvera le futur musée. Sur la route, les zems sont nombreux, ils tentent d’éviter les grandes flaques d’eau. Au fur et à mesure, la terre devient de plus en plus rouge. C’est la fameuse latérite riche en fer. Le long de la route l’activité des vendeurs et vendeuses peine à commencer à cause de la pluie. Tout est trempé et les grandes flaques d’eau sont difficiles à éviter.
À Ouidah, le Fort semble transformé par la pluie, c’est intéressant de le percevoir autrement et d’imaginer notre projet étape après étape.


Ensuite, nous retournons à la fondation Zinsou, et apprécions de nouveaux artistes et œuvres de la collection. C’est passionnant de découvrir le pays par le biais de sa culture.
Je capture des morceaux de vie sur la route de Ouidah à Cotonou. Je m’intéresse au rapport entre la végétation luxuriante qui tranche avec la couleur rouille de la latérite. L’activité a repris, beaucoup de femmes vendent des pastèques et plein d’autres choses le long de la route.
J’aime ces prises de note colorées et dessinées le long du trajet ...


Le vendredi nous passons beaucoup de temps en réunion mais plus tard, nous avons la chance de rencontrer le sculpteur Glélé dans son atelier. J’espère que j’aurais la chance de pouvoir le croquer une prochaine fois.

Ce qui m’a vraiment marquée cette fois-ci c’est la végétation très verte, fleurie et étonnante. Il fait chaud mais c’est la petite saison des pluies alors il pleut au moins une fois par jour. Les ciels sont plus variés et riches à peindre.

[ aquarelles 21x60cm sur carnet Moleskine aquarelle ]

mercredi 18 septembre 2019

Mon premier workshop à la campagne ! ...


Début septembre, j’ai donné un stage d’aquarelle sur la proposition d’Art’Image à Durtal. Avec les 10 participants, nous sommes accueillis au Chaudron par Pascal et Rogine et nous restons ensemble toute la journée pour pouvoir échanger en profondeur.
Je propose d’explorer l’espace rural, la végétation, le ciel et l’eau, les bâtiments et les habitants, au fil du pinceau et de la couleur, à l’aquarelle. Chaque jour est consacré à travailler un thème, en extérieur, sur le vif.

Je ne connais pas la région, j’ai donc commencé par un repérage des différents lieux appropriés pour les 5 jours de workshop. Il s’agit de mettre en adéquation ce que l’on souhaite enseigner et les lieux et sujets que l’on va peindre.
J’ai très peu de temps pour peindre mais je profite des fins de journée pour capturer l’ambiance et la lumière du jour.
Le lac Chambiers est un merveilleux sujet pour parler des valeurs colorées et des contrastes de température. Les reflets, qui vont et qui viennent à cause du vent, sont d’une grande beauté.


C’est notre journée à Angers, le quatrième jour, qui me donne l’opportunité de faire une courte démonstration devant les stagiaires. Nous avons un grand panorama depuis la rive du Loir avec vue sur le château au lointain. Je commence par le ciel car c’est son traitement qui va générer tout le reste de la composition. Mon pinceau virevolte rapidement devant les yeux intéressés de mes stagiaires. L’exercice est compliqué car j’explique au fur et à mesure ce que je suis en train de faire. Je mets l’accent, ce jour-là, sur les contrastes colorés qui permettent d’accentuer la profondeur de l’espace.


Le dernier jour se déroule à La Flèche, nous avons la chance d’avoir très beau temps et d’être au calme. Je me régale à jouer avec les tons de verts du plus clair et chaud au plus foncé et froid. Travailler les reflets devient une sorte de méditation.

Pour la première fois depuis une semaine, nous avons l’opportunité de peindre une architecture contemporaine. Je travaille sur le contraste entre le béton clair, baigné de lumière et les ombres chahutés des arbres et des reflets dans le Loir.
Nous avons passé une très belle semaine à échanger et à partager.


[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle ]

jeudi 12 septembre 2019

De Saint-Briac à Paris, en passant par Suze-la-Rousse, rentrée des expositions ...


Quelques petites nouvelles de rentrée:
Je serai à Saint-Briac pour une résidence d'artistes du 18 au 22 septembre avec 10 amis artistes. Nous exposerons nos travaux les samedi 21 et dimanche 22 septembre au Presbytère à Saint-Briac.

J'exposerai mon travail "Croisée de regards" à Suze-la-Rousse au festival Vent-Debout les samedi 28 et dimanche 29 septembre.

Je travaillerai sur la reprise du Petit Prince, spectacle bilingue en langue des signes et français, à IVT, cité Chaptal à Paris, en octobre avec des représentations du 12 au 18 octobre.

Au plaisir de vous croiser en Bretagne, en Provence ou à Paris dans ces prochaines semaines.

[ Affiche de Saint- Briac, graphisme : Marion Rivolier et aquarelle : Brigitte Lannaud Levy ]

samedi 7 septembre 2019

Éclats de rire sur la plage de Deauville avec le Secours Populaire ...


Cela fait quelques mois qu’avec une équipe de Urban Sketchers Paris, je travaille bénévolement avec le Secours Populaire. Cet été, ils nous ont proposé de venir croquer la Journée des Oubliés des Vacances à Deauville : 5000 enfants accompagnés de 1500 bénévoles sur la plage de Deauville.

Réveil très matinal pour un départ de Châtelet vers 6h45 dans un bus d’accompagnants, médecin, responsable baignade, staff et trois dessinateurs, Brigitte, Mat Let et moi, complètement endormi jusqu’au premier café sur une aire d’autoroute…

A notre arrivée, nous découvrons une organisation et des installations incroyable : chaque fédération d’Ile de France a un camp de base avec une grande tente et des drapeaux à planter sur les 30 à 50 mètres de plage réservés. Les cars d’enfants arrivent au fur et à mesure, ils sont équipés de tee-shirts colorés et de casquettes ce qui permet de ne pas les perdre.

Je commence par une aquarelle près de l’eau ; la mer est montante, je me méfie et recule à plusieurs reprises… Pourtant, je n’échappe pas à la vague qui balaie mon matériel et ma serviette ! Tout est trempé sauf mon papier. La baignade est très organisée : les bénévoles en combinaison tiennent une ligne de bouée et créent un bassin : les enfants s’amusent à l’intérieur de ce périmètre. Je retranscris la vie, la joie et le bonheur de ces enfants d’être là mais je ne parviens pas à transmettre les cris et les voix. C’est très touchant de les voir si heureux.


Je rejoins mes camarades pour le pique-nique et j’en profite pour m’attaquer au camp de base de la fédération 75. Le code couleur est le noir pour les tee-shirts et les casquettes mais les maillots de bain et les serviettes créent des touches colorées dans cette océan de sable et de mer !


Ma série sur la foule continue, comment traiter ce grand nombre ? Comment rendre cette vie et cette énergie ? J’essaie de m’approcher au plus près mais la mer est encore montante et je ne veux pas me retrouver trempée comme toute à l’heure. Les enfants virevoltent dans tous les sens, j’adore tenter de saisir cette vie, ces poses et ces attitudes dans un geste rapide et sans repentir. C’est la baignade des « rouge » (le 93, je crois) alors c’est gai à peindre.


Je commence à avoir un peu chaud alors je remonte à la recherche d’un peu d’ombre. Je me retrouve dans l’aire de jeux des « jaunes » (92) et je croque les enfants jouant le suns après les autres. Deux ado viennent me voir et me demande de dessiner avec moi. Je leur donne du papier et des crayons et nous travaillons ensemble. Elles sont charmantes et l’une d’entre-elles est vraiment douée pour le dessin.


Puis du côté de la fédé 75, je retrouve Nour et Melissa, deux fillettes qui suivent nos ateliers à Paris, leur mère est là aussi. Je croque l’une des jumelles pendant que l’autre part à la recherche de Mat. C’est l’heure des glaces, bâtonnet fraise ou ananas, les enfants se régalent.
C’est déjà le moment de tout ranger, de nettoyer un peu le sable sur les pieds et de reprendre le car. Les enfants auraient voulu rester plus longtemps et nous aussi.

Arrivés à Châtelet à 22h, Mat Let est encore en short de bain, la serviette autour du cou et j’ai les pieds plein de sable dans mes baskets. Un dernier souvenir de cette superbe journée qui a réchauffé tous les cœurs.

Vivement l’année prochaine, on rempilera pour les JOV 2020, c’est sûr !

lundi 2 septembre 2019

La sublime lumière de Marseille m’enchante ...


Marseille est très étendue, de grandes et de petites plages s'étalent le long de la ville construite.
Je prends le bus pour la plage du Prado.
C’est depuis la plage de Roucas Blanc, bondée et trop venteuse pour se baigner, que je capture cette lumière sur les collines rocheuses, si changeante. Les baigneurs du premier plan sont agglutinés les uns sur les autres, ils sont rôtis à souhait!


Le dernier jour, je choisis le miroir renversé de Norman Foster. C’est une des prouesses et célébrités architecturales de Marseille (avec la tour CMA CGM de Zaha Hadid, la cité radieuse de Le Corbusier, etc). Je préfère le peindre le matin car l’affluence est telle à partir du milieu de la matinée que c’est impossible de ne pas se faire piétiner. Plus le temps passe, plus la foule et les files d’attentes pour les navettes deviennent denses. C’est un véritable challenge que de tenter l’endroit et l’envers dans le même dessin, un véritable casse-tête !


Je passe un bon moment au centre de la vieille charité, différentes expositions et musées y sont présents. Le moment du déjeuner est propice à une aquarelle mais la lumière change tellement rapidement que c’est difficile de rester cohérente dans la gestion des ombres portées...
Toujours la même devise : ne pas trop en dire tout en exprimant l’atmosphère du jour et du lieu. 

mercredi 28 août 2019

Tourner autour du Mucem de Marseille pour le peindre sous toutes les coutures ...


Depuis le jardin du Palais du Prado, la vue sur le Mucem (Fort Saint Jean et bâtiment J4 ) est somptueuse. Dès l’arrivée en train, on voit la lumière changer, se réchauffer tout en étant douce et tranchante à la fois.
Comment ne pas rester des heures à se perdre dans les profondeurs des bleus et verts de la mer Méditerranée ?



Sur la pelouse, les morceaux d’anneaux monumentaux de Bernar Venet cadrent parfaitement le paysage et la tour du Fort Saint Jean avec au loin la cathédrale saint Major. Les ombres et les lumières dansent sur l’acier corten.



Le lendemain, il s’agit de s’attaquer à la résille du J4 du Mucem de plus près. Depuis la terrasse , elle se déploie et cadre des morceaux de paysage. Une dentelle qui donne à voir des merveilles par petites touches.


Depuis l’extérieur, à l’ombre de la résille, je cherche à travailler sur le reflet dans la façade vitrée en rapport avec le ciel et la mer. J’aime jouer avec ces différents bleus qui contrastent fortement avec la résille de béton si dessinée et foncée.

... à suivre.

mercredi 21 août 2019

Entre ciel et eau pour le 10ème Symposium Usk à Amsterdam / part 3


Day 8 : embarquée dans une ronde de nuit!
Après une bonne marche, quoi de mieux qu’un échauffement matinal avec Louise Bourgeois... cela me démange, si j’avais un peu plus le temps, je peindrais les trois ! Celle-ci est différente, elle est plus délicate, et son ombre portée qui apparaît au fur et à mesure du déplacement du soleil, est incroyable.
Pensez-vous que je parviendrais un jour à collectionner en peinture toutes les « Spiders » du monde?



Au Rijksmuseum, c’est superbe, grandiose et très bien rénové. Un mélange de peintures (Rembrandt, Vermeer, etc . ), d’arts décoratifs, armes, armures, costumes, faïences, etc. Et la Ronde de Nuit de Rembrandt avec l’opération Night Watch dont on voit les affiches dans toute la ville ; peut-être pour faire passer la pilule du fait qu’on ne la verra pas très bien cette fois-ci. En effet, protégée dans une immense vitrine, elle est scannée morceau par morceau, il faudra 56 scans dont chacun peut atteindre 24h pour connaître tous les secrets de cette peinture et de ses pigments!
Cette fois-ci, j’ai osé sortir la boîte d’aquarelle, mais pas le pot d’eau .., alors que m’embête avec un pinceau à réservoir... il y a beaucoup de monde qui passe devant moi ce n’est pas simple de voir alors je capture les éléments au fur et à mesure quand j’ai une percée ici ou là.



En sortant, les lumières du hall sont tellement sublimes que je ne peux m’empêcher de traiter le même sujet qu’en septembre dernier. J’élargis un peu la vue pour mettre en place le sol et les grands « yeux-fauteuils ». Les ombres sont très fortes, elles jouent en rayures et grandes obliques sur le motif très régulier des fenêtres et peintures murales. Le soleil est caché par les nuages de manière intermittente ainsi je dois m’adapter et capturer au plus vite ces ombres portées.



Ensuite, je marche pour rejoindre Shari, Caroline, Suhita et Liz au Winkel pour un Drink & Draw sweet pour goûter la meilleure tarte au pommes d’Amsterdam... on discute, on debriefe et on dessine, c’est un chouette moment car on n’a pas vraiment eu le temps de le faire pendant le Symposium.



Day 9 : la pluie!
Pour suivre le thème de la chambre Honk Kong de mon AirBnB (c’est un signe, non? Ah je ne vous ai pas dit le prochain Symposium se tiendra à Honk Kong), je souhaite enfin m’atteler à la grande pagode près de Amsterdam Centraal, le ciel est tourmenté, c’est superbe mais je fais confiance, le temps va tenir jusqu’à ce que je termine, non?
Ben non, les nuages s’ouvrent d’un coup et c’est le déluge et la débandade pour moi car je n’ai pas terminé ! Je plie tout rapidement mais aucune terrasse protégée ou vitre me permet de continuer...

Très beau Symposium avec d’anciens et de nouveaux amis, de nouveaux instructeurs qui apportent un vent de fraîcheur et une équipe organisatrice extraordinaire, merci beaucoup!


vendredi 16 août 2019

Entre ciel et eau pour le 10ème Symposium Usk à Amsterdam / part 2


Day 6 : retour à une certaine tranquillité
Je rencontre enfin Christine près du Rijksmuseum pour capturer la quiétude d’une bâtisse victorienne au bord du canal, je crois que ce seront mes derniers reflets dans l’eau ... c’est beau et fascinant mais il faut lâcher prise et retrouver mes sujets de prédilection !



Depuis des jours, on me parle des araignées de Louise Bourgeois dans les jardins du Rijksmuseum, je les découvre enfin, elles sont magnifiques. J’adore les voir les unes à côté des autres, cela donne une autre dimension à ces jardins soignés et bucoliques... elles règnent en maîtresses puissantes et impressionnantes sur ce lieu. J’ai juste le temps de capturer l’une d’entre elles avant quelques gouttes de pluie. Comme cela je ne serai pas restée trop longtemps sur cette aquarelle au risque d’en perdre la force. Savoir quand s’arrêter est une des phases les plus difficiles dans la peinture!



Je termine la soirée avec Ben Luk et Caroline Fidelaire (notre ange gardien qui a veillé sur nous-tous- pendant tout le séjour ). Ils m’initient au Food sketch, l’une de leur spécialité. Ils faut de grandes qualités pour cela: être patient, car tout le monde doit avoir terminé son dessin avant de commencer à manger ; choisir un plat froid, comme les sushis par exemple, car cela empêche la déception quand on doit manger froid, connaître par cœur ses couleurs (!) et ses mélanges car la lumière chaude de l’éclairage rougit tout, et savoir parler « bouffe », comme tous les français !

Merci à eux deux, très chouette moment de Food & Draw.



Day 7 : sculpture day
Back to basics: Van Gogh museum et Art Zuid, je vais me régaler ente peinture et sculpture toute la journée même si pour cela je vais marcher des kilomètres !
Je commence par « Ode to the Wilderness », de Jantien Mook, cochon volant en pastilles d’acier corten qui s’envole au dessus du Muséum plain, et de l’opéra que l’on devine au lointain. C’est un bon échauffement sur le thème, comment exprimer l’essence d’un objet sans le décrire complètement. Ainsi le challenge est de peindre assez de pastilles pour qu’on comprenne le principe de la sculpture tout en évoquant sa fragilité et sa puissance dans la belle lumière du matin. Si on dessine toutes les pastilles, on risque de perdre l’énergie ... faire des choix, c’est le plus important.

Je découvre le Van Gogh Museum avec des crayons aquarellables et mon stylo plume (je ne tente pas l’aquarelle, je suis trop fatiguée pour me battre avec des gardiens aux consignes absurdes...) Finalement, c’est assez amusant de rechercher la touche de pinceau de Van Gogh avec ces crayons. Le musée est centré sur la vie du peintre, sur sa souffrance et se descente aux enfers jusqu’au suicide. Je ne sais pas si c’est parce que je suis fatiguée mais ça me touche, j’en ai presque les larmes au yeux... le destin est cruel, il a travaillé comme un fou toute sa vie, il a révolutionné la peinture, il est mort dans la misère et maintenant ses tableaux se vendent à prix d’or et sont dans tous les musées du monde...

Sa touche est sublime, elle vous transporte et ses couleurs puissantes racontent le monde autrement.



Je m’engage maintenant dans le parcours Art Zuid, 80 sculptures présentées en plein air. J’essaie de tout parcourir. Au bout de Minervalaan, il y a « Animaris Longus » de Theo Jansen, sculpture mécanique que l’on peut voir s’animer si on a de la chance. Ici, elle est suspendue et je m’amuse à jouer avec les pleins les vides les percées et les découvertes du décor à l’arrière plan. C’est un exercice entre le masochisme et la méditation mais j’adore cela; cela demande une grande attention à son sujet.



Au bout de la troisième branche du parcours, c’est un magnifique ruban en acier corten qui s’élève vers le ciel. Je joue entre les différents plans et les couleurs chaudes et froides pour donner à voir ce majestueux ruban.