dimanche 16 juin 2019

Dessiner Dijon sous toutes les coutures lors de la rencontre Usk Dijon 2019 // part 2 ...


Après le déjeuner, je m’interroge sur la suite; je ne suis pas très intéressée par la réalisation d’un catalogue des maisons, église et hôtels particuliers de Dijon, même si l’architecture est ici exceptionnelle, avec des modénatures et sculptures complexes et raffinées... les autres dessinateurs feront cela très bien. Je recherche un peu de décalage, ou de scénographie dans cette ville. Le parc Darcy et sa fontaine centrale font vibrer la végétation autour, digne d’un jardin botanique. Je joue sur la répétition, les ombres et lumières qui dessinent les éléments sans les décrire ou les enfermer dans une ligne continue.



Après ce bon échauffement, il est temps de s’attaquer à l’ours célèbre de François Pompon. Ne pas le dessiner, le garder en réserve , et surtout essayer de capturer ses courbes un peu étranges. Ce sont les arbres et arbustes, en couleurs et en valeurs qui me permettent de le faire apparaître. Je suis à l’ombre des feuillages pour m’abriter de la chaleur et ils portent ombre sur mon dessin, donc pas simple à gérer ... nous sommes aussi beaucoup sollicités par les passants qui se demandent pourquoi tant de gens dessinent. Ils pensent qu’il y a concours de peinture. Quand on leur répond que c’est une rencontre amicale d’Urban Sketchers et qu’il n’y a rien à gagner, ils restent interloqués... de nos jours, rassembler 350 personnes avec aucun prix à la clé leur semble absurde. Et bien pour nous, c’est ce pourquoi nous le faisons, échange et partage dans la générosité et l’amitié!

Je finis la journée avec le carnet zig zag offert par Hahnemuhle ; je le traite d’un seul geste, le grand panorama du jardin Darcy. Accordéon , pas simple à utiliser ...

Je crois que j’ai bien décalé le propos aujourd’hui, peindre du végétal dans une ville principalement minérale, c’est un pas de côté, non?


Dernier jour, je me concocte un programme extrêmement décalé.
Le matin , c’est la Halle pour le brunch du dimanche que nous croquons sous toutes les coutures. Nous avons la chance d’accéder sur un balcon en hauteur avec une vue sur toute la structure, c’est impressionnant et un peu casse-gueule, quand même... structure de Baltard en bleu avec fanions rose vert blanc et bleu, peu de contrastes à l’intérieur de la halle... puis croquis des croqueurs à la buvette, l’équipe semble ravie.
Ensuite petite trotte pour aller jusqu’au Consortium, centre d’art contemporain . Le bâtiment , un peu perdu, dans un quartier moins clinquant que le centre, est superbe. Sur la base d’un bâtiment années 30, une partie contemporaine a été ajoutée. De grandes baies vitrées de part et d’autre, donnent à ce bâtiment l’illusion qu’il est transparent. L’entrée joue le contraste entre l’opacité et la transparence, le bas-relief géométrique blanc et les vitres qui reflètent les couleurs alentours.
Au centre du patio, un lampadaire plié de Mark Handforth crée un accident dans l’ordre strict de l’architecture.


Je termine la journée sur la rue des Périerres, qui offre une vue sur les voies ferrées avec en arrière plan les bâtiments et églises emblématiques de Dijon dont la silhouette se découpe sur le ciel.
C’est un challenge, mais ça vaut le coup, cette vue est très belle!

Week-end réussi grâce à l’équipe organisatrice, à leur gentillesse et à leur gestion impeccable d’un groupe de 350 personnes!

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle ]

mercredi 12 juin 2019

Dessiner Dijon sous toutes les coutures lors de la rencontre Usk Dijon 2019 // part 1 ...


Arrivée à Dijon en fin de matinée pour la rencontre Usk France, le temps de récupérer un sac de goodies à la salle Desvoges , de dire bonjour aux ami.e.s et de déjeuner, je commence à peindre très tard dans le journée. Pas d’échauffement, je commence avec l’église Notre Dame et ses 51 gargouilles. Les ombres et les lumières changent à toute vitesse, il faut rester vigilante. Savez-vous qu’une seule de ces gargouilles grimaçantes est d’origine? Celle en haut à droite, toutes les autres sont tombées et ont été remplacées.


Je suis intriguée par la maison japonaise, je veux absolument la peindre. Elle est un peu dans l’ombre mais je m’y attelle quand même. Je joue avec les rouges, les roses, les ombres et les fenêtres. Les parasols ne sont pas simples à capturer mais c’est eux qui donnent son identité à cette maison.
Ensuite apéro et dîner, sans dessin...


Le samedi, je commence par la maison scénographiée, une grande cour intérieure courbe, offre un véritable théâtre aux visiteurs. La porte bleu est surmontée d’un rideau asymétrique qui donne du dynamisme à l’ordre de l’architecture. Les lions grandeur nature veillent sur cette hôtel particulier. Ce matin, la lumière est superbe, je joue avec les ombres froides et chaudes pour faire vibrer cet espace.



À cinq minutes à pieds, je rejoins le musée des beaux arts, ouvert depuis peu après une rénovation. Les peintures et aquarelles de Yan Pei-Ming sont présentées dans les salles historiques et dans les salles d’exposition temporaire. Dans la grande salle des gisants, trois grands portraits de la mère de l’artiste en noir et blanc font vibrer le lieu d’une énergie toute particulière, à la fois triste mais aussi puissante.

A suivre...

[ aquarelles 36x48cm sur papier aquarelle ]

dimanche 9 juin 2019

Visite de Faber-Castell à Stein / Nuremberg // part 2 ...

[ opéra, aquarelle, 36x48cm sur papier aquarelle ]
Day 2
Je me lève plus tôt car je souhaite aller peindre. Je découvre l’opéra (ancien) et le théâtre (moderne) qui me donnent un beau point de vue. Il y a du vent et il fait frais mais je tiens le coup. Je fais une mise en place simple en jouant sur le rapport du grès rouge et la végétation encore vert pimpant du printemps. La façade vitrée du théâtre permet aussi d’amener quelques tons froids qui font chanter les or et les roses. Mes doigts commencent à se raidir, je dois rejoindre le groupe à l’hôtel. J’aime bien cet échauffement matinal, il permet de connaître un peu la ville à ma manière et d’ensuite suivre le mouvement...
Ce matin, nous allons connaître les secrets des mines. Nous visitons le musée « Die Alte Mine », établi dans l’ancienne usine, le long de la rivière. Il fait sombre, les murs sont noirs et le sol presque glissant tellement il a vu passer des millions de kilos de graphite. Le processus pour obtenir ces mines est très élaboré, et se termine par une étape cruciale à laquelle je n’aurais jamais pensé: la mine est recouverte de cire pour ne pas abîmer le papier lorsqu’on écrit ou que l’on dessine. On passe par le bureau et labo de contrôle du directeur. Il testait la qualité des mines. Puis nous découvrons la partie moderne qui fabrique aujourd’hui les mines de graphite mais aussi de couleurs. J’ai plein de questions sur les mélanges, l’origine des pigments, comment on différencie les Polychromos des Crayons aquarellables Albrecht Dürer, mais pas de réponse, ce n’est pas dans le parcours classique . Bref je voulais voir des montagnes de couleurs mais ce ne sera pas pour cette fois-ci ! Ensuite nous visitons le château, assez beau avec sa partie ancienne et moderne, ses deux salles de bain étonnantes et sa salle de bal impressionnante.

Pour le déjeuner, Kirsten s’est pliée en quatre pour que, celles qui le souhaitent, puissent goûter des Curry Wurst, c’est top!


[ workshop, feutres aquarellables Albrecht Dürer, sur papier aquarelle ]
L’après midi, nous travaillons dans un des ateliers de l’académie. C’est grand, c’est beau, et il y a tout ce qu’il faut pour expérimenter Notamment des boîtes extraordinaires de crayons de couleurs (Polychromos, Albrecht Dürer, Magnus, etc.), et des boîtes de feutre (Watercolors) . Nous avons aussi un beau cadeau sur la table : feutres aquarellables, crayons Magnus et feutres fins Pitt, merci beaucoup, de quoi s’amuser au retour.
Pour me souvenir de toutes les couleurs, je crée un nuancier des feutres et un des Magnus. Ça me sera très utile quand je voudrais acheter de nouvelles couleurs...
Puis je m’attelle à saisir mes collègues artistes en plein travail. Elles sont ravies du résultat, alors je leur demande de signer à côté de leur portrait.

[ workshop, aquarelle, 36x48cm sur papier aquarelle ]
Je termine avec une grande aquarelle de l’atelier où apparaissent Kirsten et Gui, que je n’avais pas encore peints.

Il est temps de dire au-revoir à tout le monde et de prendre un taxi pour l’aéroport.

C’était une belle expérience, avec beaucoup de discussions intéressantes, notamment autour des réseaux sociaux.., qui ne sont évidement pas une fin en soi mais deviennent le gagne pain de quelques artistes influenceurs... une question me trote dans la tête, certains sont-ils artistes ou des influenceurs?

mercredi 5 juin 2019

Visite de Faber-Castell à Stein / Nuremberg // part 1 ...

[ la gare, aquarelle 36x48cm sur papier aquarelle ]
J'ai été invitée par Faber-Castell à Stein en Allemagne.
Je suis arrivée lundi à Nuremberg (Bavière) en fin d’après-midi. Un dîner de rencontre est prévu le soir même. Nous allons dans un joli restaurant japonais Kokoro où je fais connaissance de Carrie d’Autriche, Kasey du Canada, Elfik (Barbie) de Pologne, Joanna Henly de Londres et Ezra de Pékin, Chine. Ainsi que l’équipe chaleureuse de Faber Castell: Kirsten, Gui, Sandra et Julia, qui fera les photo pendant notre séjour.
Nous sommes six artistes femmes mais il paraît que c’est un hasard. Nous sommes très différentes les unes des autres, tant dans notre pratique que dans notre manière d’aborder le métier d’artiste. Je suis la seule Urban Sketchers et je résiste mal à l’envie de peindre le Neues Museum à côté duquel nous dînons. De grandes sculptures sont visibles depuis la façade principale totalement vitrée, c’est impressionnant !
Le dîner terminé, nous rentrons pour être en forme pour les deux prochaines journées.

[Visite de l'usine et museum, crayons aquarellables Albrecht Dürer + encre, sur papier aquarelle ]
Day 1
Notre rendez-vous dans le hall de l’hôtel est à 9h et comme j’ai un peu de temps, je sors vers 8h15 à la recherche d’un premier point de vue à peindre. J’aime la gare, massive, grise et imposante, qui joue dans les mêmes tons que le ciel ce matin. Quelques grues orange se détachent dans le ciel et permettent de donner un peu de couleur à la composition. Je savais que je n’aurais pas vraiment le temps de fignoler, je fais au plus vite mais je dois arrêter et rejoindre rapidement mes collègues.
Nous partons pour Stein, où se trouvent les bureaux, l’usine, le château et l’académie d’art de Faber Castell. Nous rencontrons Lukas qui sera notre guide énergique et cultivé pendant deux jours. Nous commençons par le laboratoire d’encre où sont élaborés les feutres et testées les couleurs. Des tests très poussés permettent d’obtenir une qualité maximale. Puis nous découvrons le processus de fabrication des crayons depuis la plaquette de bois, jusqu’à l’emballage. Toutes ces étapes sont automatisées dans de grandes et longues machines qui font pas mal de bruit. 
Je croque rapidement des bouts d’explication, je note des bribes de phrases, j’aimerais avoir plus de temps pour donner à voir l’espace de l’usine plus clairement. C’est fascinant, ces tas de mines colorées qui s’amoncellent et passent d’une machine à l’autre! Il y a pas mal d’étapes qu’on n’imagine pas, notamment l’attention qui est donnée à la finition du bout du crayon: couleurs, gomme ou taillage... les choix sont grands.
Ensuite nous allons déjeuner, la cantine est dans le château, murs de pierres, sculpture et modénatures sont au programme.


[ workshop, feutres aquarellables Albrecht Dürer, sur papier aquarelle ]
L’après midi, nous allons tester les nouveaux Albrecht Dürer markers aquarellables. La présentation, est précise et concise; nous n’avons qu’une hâte, c’est de les tester. Je débute en croquant mes camardes de jeu. Première (bonne) surprise, les markers ne laissent quasiment aucune marque lorsqu’on ajoute l’eau. Les couleurs sont denses, elle éclaircirent avec l’eau mais on peut les recouvrir d’une ou deux couches pour retrouver l’éclat des couleurs. Pas plus, sinon ça commence à faire un pâté sale. Je ne suis pas encore complètement à l’aise mais je sens qu’il y a beaucoup de possibilités. De plus, la gamme colorée complète est très belle. Carrie dessine des fleurs, Kazey des rats fous, Jo des femmes aux yeux immenses, Ezra s’inspire de la peinture traditionnelle chinoise avec des montagnes et Barbie dessine un bâtiment.
Ensuite, nous partons pour la maison d’Albrecht Dürer dans le centre de Nuremberg. C’est une belle bâtisse avec base en pierres et partie haute en colombages. Les guides sont habillées comme son épouse et racontent son histoire... une des salles présente des copies d’époque de toutes les toiles présentées à l’étranger.
J’aime bien la cuisine et l’atelier de gravure.

[ feutres aquarellables Albrecht Dürer, sur papier aquarelle ]
Puis nous visitons un peu la ville, pittoresque et médiévale, et allons dessiner sur un des ponts au dessus de la rivière Pegnitz, d’où l’on a deux beaux points de vue. Mes collègues s’essayent toutes à travailler sur le vif, ce qui n’est pas leur spécialité et c’est chouette. Je vais peut-être réussir à les convertir à l’Urban Sketching et à capturer sur le vif plutôt que d’après photo!
De mon côté, je vais un peu vite avec les feutres ce qui crée une sorte de gadoue au niveau de la rivière... je ne suis pas contente mais je dois apprivoiser ce nouvel outil et surtout me l’approprier.
Pour finir, je peins une grande aquarelle de la vue du pont suspendu en métal. Le soleil fait enfin sont apparition et nous baigne d’une jolie lumière.
Certaines sont un peu frigorifiées alors nous nous dirigeons, le long des remparts du château, vers le restaurant, Hexenhausle, typiquement franconien (bavarois); bières et saucisses seront au menu!

[ aquarelle 36x48cm sur papier aquarelle ]
... à suivre ...

mardi 28 mai 2019

Au Festival du carnet de voyage et reportage Brest 2019 / part 2 ...

[merci à Brigitte Lannaud Levy pour les photo où j'apparais]
Day 2
Aujourd’hui, je donne une démo alors je vais repérer le lieu, choisir mon sujet, faire des réglages du dispositif et mettre en place une esquisse. C’est comme un échauffement, il ne faut pas y aller sans préparation sinon on se plante.
À l’heure dite, je me présente et le spectacle commence. Il y a beaucoup de monde, je débute debout pour montrer mon matériel, couleurs et pinceaux et créer un rapport avec le public. J’ai ma Dot Card de Nevskaya Palitra qui m’aide à présenter mes couleurs. Puis je m’assois pour commencer à peindre la structure de la halle des Capucins ; la lumière va et vient, j’essaie de la saisir pour donner du relief à l’espace. Je joue avec les différentes structures, comme un motif coloré répétitif qui crée des pleins et de vides. Je commente chacun de mes coups de pinceau, j’essaie de rester concentrée sur la peinture, de garder la force de l’expression sans décrire l’espace. C’est une véritable performance, je termine par quelques touches colorées très denses. Les gens applaudissent, posent encore quelques questions et c’est fini...


Je suis vidée, j’ai l’impression d’avoir couru un marathon.
Mais la journée n’est pas terminée, je retourne sur notre stand, je fais deux dédicaces sur mon livre, bois une bière … Nous terminons par une ballade sur le port pour respirer un peu l’air salin.



Day 3
Peu de monde le matin alors on en profite pour faire un tour des stands des collègues et admirer leurs travaux. Puis sur le nôtre, on peint et on dessine. Brigitte se retrouve prise dans les filets de notre toile d’araignée...
L’après-midi, je prends quelques minutes pour croquer Lapin pendant sa démo de voiture. Puis nous trinquons ensemble pour fêter notre aventure avant un démontage express. Et enfin, le retour en train à Paris tard dans la soirée.


Merci à l’équipe pour son formidable accueil, c’était top!

vendredi 24 mai 2019

Au Festival du carnet de voyage et reportage Brest 2019 / part 1 ...


Brest, je connais bien, en fait, je connaissais bien... ça fait 11 ans maintenant que je n’y vais plus. Depuis la mort de mes grands parents, je ne voyais plus d’intérêt à y aller. Mais depuis 2 ans, je suis invitée au festival des carnets de voyage et reportage de Brest. Il y a deux ans, c’était au Quartz, juste à côté de la gare et de la rue des Martyrs, où habitaient mes grands-parents. Cette année, c'est aux ateliers des Capucins, réhabilitation des anciens arsenaux où l’on fabriquait des parties de bateaux pour la Marine. Pour s’y rendre, on peut prendre un téléphérique après avoir descendu la rue de Siam; ou traverser par le pont de Recouvrance. Les bâtiments sont très beaux, immenses, c’est aéré et spacieux. Avec mes collègues d’Urban Sketchers Paris, nous arrivons le jeudi en début d’après-midi. On met un temps fou à cleaner notre stand et à installer la toile d’araignée blanche qui donnera un peu de cachet à notre espace. C’est long et fastidieux. Mais l’on doit activer la cadence car sinon on ne finira jamais à temps... pinces, pâte à fixe, ficelles, on fixe, on accroche, on pince à tout va! Et enfin, on boit un coup pour le vernissage. On fignolera demain.

Il est temps d’aller manger des crêpes!



Day 1
Arrivée sur le stand, on finalise, on fignole, on coupe se qui dépasse. La toile d’araignée prend enfin forme et c’est plutôt pas mal! Le travail d’Urban Sketchers Paris est présenté à l’extérieur, grâce à de grands panneaux imprimés, des repro de dessins et des photos et quelques flèches rigolotes. La toile d’araignée met en valeur nos travaux personnels à l’intérieur.
Il n’y a pas beaucoup de visiteurs, on dessine et on discute. Je fais quelques aquarelles de Marielle Durand pendant sa démo tout en bleu.


À la fin de la journée, on va tous assister au voyage de Rézé, un concert dessiné en direct par Emdé. C’est chouette, bien mis en scène et scénarisé, ça me plaît. Je peins aussi le concert dans le noir et à la fin, nos dessins sont projetés sur l’écran, j’adore!

[merci à Brigitte Lannaud Levy pour les photos où j'apparais]
A suivre ...

dimanche 19 mai 2019

Au fil des flots d’ «Océanie » au musée du quai Branly ...


Peu de temps après avoir découvert Thomas Houseago au MAM, je suis allée visiter l’exposition «Océanie » au musée du quai Branly. Sur le moment, je n’ai pas fait le rapprochement, mais toutes ces sculptures en bois m’évoquent le travail du sculpteur anglais.
Le fil conducteur de l’exposition est l’océan, l’eau qui sépare et rapprochent tous ces peuples d’Océanie. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est le gigantisme des sculptures, totems et pirogues. Ces œuvres du bout du monde nous dominent pour nous raconter leur histoire. Beaucoup de pièces sont anthropomorphes, elles sont des divinités, des totems protecteurs. Les grandes maisons et les enceintes cérémonielles s’ornent de statues représentant des figures de dieux ou d’ancêtres.

Ce large espace baigné dans les différentes teintes de jaune met en scène des représentations d’êtres transcendants, ancêtres, héros légendaires ou divinités. Ces réceptacles sont destinés à accueillir l’essence divine ou ancestrale afin d’attirer les forces nécessaires à la prospérité de la communauté.


[ aquarelles sur feuilles 32x24cm ]

mercredi 15 mai 2019

Je serai à Brest du 17 au 19 mai avec Croisée de regards ...


Je serai au Festival des Carnets de voyage & reportage à Brest du 17 au 19 mai avec le groupe Urban Sketchers Paris: nous présenterons ce que nous avons fait depuis plusieurs années : rencontres, expositions, événements et notre projet d'ateliers avec le Secours Populaire.

Je montrerai aussi mon projet Croisée de regards avec des aquarelles inédites ainsi que mon livre.
Je ferai une démonstration d'aquarelle sur le vif le samedi à 15h.
Retrouvons-nous aux ateliers des Célestins à Brest!

vendredi 10 mai 2019

Le corps et les outils à grande échelle de Thomas Houseago au musée d'art moderne ...


Ma première impression en entrant dans l'exposition est celle d'une sculpture brute, écorchée avec de larges traces de mains et de doigts...
J’avoue que j’ai découvert ce sculpteur dans un article de Beaux-arts magazine annonçant l’exposition, Almost Human, de Thomas Houseago au musée d'art moderne. 
J’ai tout de suite eu envie de découvrir son travail notamment la partie «performance» référent au travail de ses jeunes années. Le corps recouvert de terre glaise, la glisse, la lourdeur, la difficulté d’évoluer dedans donnent aux corps et aux espaces sculptés une sorte de puissance désespérée. Ces sculpture sont un cri, à la fois enfantin et ultra sophistiqué car habité de références , Picasso, Basquiat, Baselitz, etc.
Le premier dessin est rapide, aux crayons de couleurs aquarellables, et encre pour capturer ces démons marchant et effrayant. À l’échelle surdimensionnée


Le 2ème est plus posé. La sculpture émerge du bassin entre le Palais de Tokyo et le MAM, il est gigantesque mais on s’en rend moins compte à cause de l’échelle générale du lieu. Il tranche dans son habit d’acier noir avec la blondeur des bâtiments et colonnades. J’aime son reflet tranchant dans l’eau bleu claire du bassin.

[ crayons, encre, aquarelle sur papier 32x24cm et 48x36cm ]

samedi 4 mai 2019

Magistral Theaster Gates au Palais de Tokyo! ...


Comme toujours au Palais de Tokyo, on découvre de belles et passionnantes expositions. Cette fois-ci, celle de Theaster Gates, artiste multiple, américain qui explore des histoires sociales, raciales et d’oppression issues de l’asservissement des Noirs au fil des siècles.

Cette première exposition personnelle dans un musée français, Amalgam , se centre sur l’histoire de l’île de Malaga, dans l'État du Maine, aux États-Unis. En 1912, le gouverneur du Maine expulse de Malaga la population la plus pauvre, une communauté mixte interraciale d'environ quarante-cinq personnes. Ils sont forcés de se disperser, d’errer ou d’être internés. Le nom de « Malaga » devint une insulte, une stigmatisation. L'île est depuis restée inhabitée et la nature y a retrouvé ses droits.
« So Bitter, this curse of darkness » [si amère, cette malédiction des ténèbres] est une installation faite de grands troncs de frêne surmontés de masques africains, moulés en bronze, par l’artiste. Ces troncs symbolisent la vitalité et la résilience de l’île. C’est un travail de préservation et de conservation, ces troncs et ces masques donnent forme au souvenir.

C’est magistral!


[ aquarelle sur feuille 36x48cm ]

dimanche 28 avril 2019

Beaucoup d'(E)motion grâce à Wim Wenders au Grand Palais ...



Cela fait longtemps que je n’ai pas vu un bon film de Wim Wenders, il a réalisé des chefs-d’œuvre mais ces derniers temps, j’aimais moins...
Alors cette proposition artistique au Grand Palais m’intrigue, coup de pub ou réelle création artistique?
Dans la queue, j’entends deux personnes parler de l’atelier des Lumières et le fait que c’est super à la mode de faire des trucs avec des grandes projections vidéo, genre tout le monde fait ça maintenant... Je m’introduit dans leur conversation en leur disant que la carrière et l’atelier, c’est la même boîte. Et que ce n’est pas passionnant, notamment le dernier sorti Van Gogh. Eux, ils ont adoré... c’est vrai que les images Grand format ça impressionne.
J’espère que Wenders fera mieux!

Je rentre et c’est la même chose à chaque fois, je suis époustouflée par ce lieu. La musique de Social Club, les musiciens en immense sur les trois façades, ça bouge, c’est construit, les images s’enchaînent, on est emporté dans le mouvement!
Je sors mes aquarelles, mon papier, je le trouve un coin au calme et c’est partie pour une sorte de performance. Capturer au fur et à mesure, le son, l’ambiance, le mouvement, les couleurs, les lumières de cette proposition artistique. Je me laisse embarquer, je sais que je ne pourrai pas figer les images alors je laisse courir mon bras au rythme des sons et des images. Parfois je ne vois rien, souvent je devine les mélanges de couleur que je fais; en fait je me fiche du résultat. Ce qui compte c’est ce moment partagé dans ce lieu extraordinaire.
Le montage est superbe, les sons fonctionnent très bien et au moment de la danse de Pina Bausch, je manque verser une larme, ces corps sublimes en mouvements que je reconnais et que j’aime m’émeuvent au plus au point.

Incroyable instant offert aux parisiens, c’est aussi pour cela que j’adore Paris!

[ aquarelle sur papier aquarelle 36x48cm ]

mercredi 24 avril 2019

Notre Dame, le temps d’après ...


Comme tout le monde le sait et l’a vu, Notre Dame s’est enflammée lundi soir. Le toit, la charpente et la flèche sont parties en fumée sous les yeux ébahis et affolés des parisiens ...
De mon septième étage, j’ai vu le début de l’incendie, une épaisse fumée jaunâtre au loin, plus grosse que d’habitude, étonnante et inquiétante. Puis j’ai vu des flammes, c’était si loin que je n’ai pas compris comment je pouvais les voir. Et puis soudain, je n’ai plus vu les flammes... la flèche est tombée.

Deux jours après je suis allée voir Notre-Dame, j’ai eu quelques difficultés à passer de la rive droite à la rive gauche car le périmètre interdit est large. J’ai vu la façade sud, sous les restes d’échafaudage, on devine la forme du toit. C’est très étrange, les touristes ne savent pas où était le toit et ce qui manque. En fait il ne reste que la pierre ; le bois, les tuiles, le plomb, tout a disparu.
Je suis en retard, je n’ai pas te temps de faire un dessin.

Samedi, je suis à nouveau passée la voir. Je l’ai abordée du côté oriental. Depuis le quai d’Orléans, j’en vois l’arrière. Le toit se devine toujours dans le dessin des échafaudages. Une grue émerge entre les deux tours de la façade, on dirait une trace, la mémoire, de la flèche perdue.
Je m’installe sur le quai pour la peindre, une première fois dans son nouvel état. Je sais que bientôt l’échafaudage sera démonté, le vide du toit bâché, le pignon consolidé.

Durant les prochaines années, elle changera souvent de visage… Il y aura probablement quelques aquarelles pour marquer ces étapes.

[ aquarelle sur papier aquarelle 36x48cm ]

vendredi 19 avril 2019

Peindre au fil de l'eau, exceptionnel! ...


Parfois on a des drôles de surprises dans la vie. Notre amie sketcheuse Agnès nous a proposé un projet fou: une balade surprise, un accrochage express dans une chouette galerie, un vernissage à la bonne franquette, quatre jours d’exposition et un décrochage en deux-deux!

Le lundi
Et la balade surprise était une ballade en bateau, avec Thomas sympathique et généreux capitaine qui nous a offert ce moment magique. Ainsi embarqués à 9 pour une balade de deux heures sur la Seine, il s’agissait de capturer chacun cet instant avec son regard et sa technique.
C’est presque un rêve, capturer sans filet, sans intention préconçue, cette vitesse, ces changements, de ciel, de lumière, de vent et de vagues. Je pars directement à l’aquarelle, sans dessin préalable, et je capture les éléments rapidement, au fur et à mesure; il n’y a aucune possibilité de repentir. Si c’est mal parti, on écarte, on ne s’attarde pas, on passe au suivant. La journée est belle mais le ciel est tourmenté comme je les aime, malgré les conditions un peu acrobatiques (gestion du grand format, roulis, un peu de mal de mer, une forte tension - attention), il se passe un beau dialogue de mouvement entre l’eau, le pinceau, les couleurs et cette balade au fil de l’eau.
Retour au port de l’Arsenal, je dois filer rapidement, ce qui est fait est fait, on fera le point le lendemain lors de l’encadrement.

Le mardi
J’en garde quatre qui tiennent la route, je les encadre et les emballe.


Le mercredi
La plupart d’entre nous est la pour l’accrochage. Je découvre la galerie, par très grande mais jolie avec une belle entrée. On déballe tout, on choisit les emplacements pour chacun en fonction de la taille et de la couleur des cadres. C’est un peu disparate mais ça marche bien!
Numérotation des œuvres, quelques cartels sont ajoutés et voilà c’est prêt!

Le jeudi
On a tout prévu pour le vernissage il y a même du champagne, des amis et des admirateurs de nos différents styles et travaux. La soirée est chouette!


Le dimanche
C’est le dernier jour de l’expo, je fais une permanence dans l’après-midi. Les gens vont et viennent . Puis dernier verre avant le décrochage et l’emballage. Nos travaux iront voguer vers de nouvelles aventures ailleurs!
Merci Agnès pour ce chouette projet.

[ aquarelles sur papier aquarelle 36x48cm ]

mercredi 10 avril 2019

Expo flash au Fil de l'eau dès jeudi 11 avril à la Galerie Pereire ...


Parfois on manage des projets et parfois, les projets arrivent comme des cadeaux!
En voici un, Sketch au Fil de l'eau, proposé par Carnet d'Agnès; projet fou et flash!

le lundi, on embarque et on dessine pendant deux heures
le mardi, on encadre
le mercredi, on accroche
le jeudi, c'est le vernissage à partir de 18h à la Galerie Pereire, 19 boulevard Pereire - 75017 Paris
le dimanche, on décroche!

Au plaisir de vous retrouver jeudi pour fêter cela!

mardi 26 mars 2019

Marchons pour le climat, encore et encore, avant qu'il ne soit trop tard! ...


Les lycéens, jeunes et étudiants se mobilisent tous les vendredis dans toute l’Europe pour marcher pour le climat. Est-ce que l’on ne devrait pas les rejoindre, nous, les vieux?
Je les ai suivi à vélo, vendredi il y a quelques semaines, ils étaient calme mais motivés, c’était chouette à voir. Beaucoup de pancartes, recyclées, faites main, quelques ballons, aucune violence mais de la colère ! Et il y a de quoi, cela fait vingt ans que l’on se cache derrière nos petits doigts alors que l’on sait que les énergies fossiles sont bientôt épuisées et que la planète n’a pas assez de ressources pour suivre notre consommation effrénée.
Êtes vous prêt à changer la donne? À agir à votre propre niveau? Rob Hopkins travaille sur la transition écologique depuis plus d’une dizaine d’années et propose une démarche innovante, « c’est une idée audacieuse de dire que le changement peut venir de vous, maintenant, chez vous, avec les gens qui vous entourent ». La transition permet au citoyen de participer au débat, de se réapproprier sa vie, ses lieux et ses choix...
Le durable, le soutenable, le local, j’essaie à mon petit niveau de faire quelques gestes pour changer mes habitudes et comportements.
Et vous que faites-vous ?  


Samedi 16 mars, je ne savais pas combien de temps je pourrais marcher pour le climat (Marche du siècle) alors j’ai jeté mon dévolu sur République, le point d’arrivée! 
J’ai été surprise par la voix d’Abd al Malik qui résonnait dans toute la place, c’était chouette de le voir pour la première fois. J’ai compris que c’était les balances du concert du soir. J’ai sorti mes aquarelles et mes pinceaux pour croquer cette scène habitée par Aziz, Shaka Ponk puis Emilie Loiseau. Les gens dansaient déjà avec quelques pancartes, brochettes, bières ou gilets jaunes.
Je me suis ensuite rapprochée de la statue pour capturer l’ambiance, surtout chaleureuse mais parfois houleuse entre manifestants!

Peu à peu la place s’est remplie, plus de monde, de pancartes, des gens qui se regroupent pour le concert simplement ou d’autres qui pensent qu’on peut changer l’ordre des choses. Consommer moins, partager plus, recycler, réparer, donner et récupérer. Est ce que l’on aime vivre dans ce monde jetable? Ou est-ce-que l’avenir peut être différent ?

[ aquarelles sur carnet 21x60cm et feuilles 32x24cm ]

mercredi 20 mars 2019

Les couleurs des souvenirs de famille à Uzès ...


Je travaille depuis quelques temps avec des scénographes dont l’agence est à Uzès, dans le Gard. Cette semaine, on se retrouve pour un séminaire autour de nos projets de musées au Bénin avec une délégation béninoise et toute l’équipe de muséographie et scénographie. Le truc un peu fou est qu’ils louent un bureau dans un espace de co-working place aux Herbes... je viens donc de passer quatre jours place aux Herbes, place où ont habité mes grands parents pendant une dizaine d’années.
C’est la place où mon grand-père a enlevé les petites roues de mon vélo et où il m’a appris à rouler seule. 
C’est la place que l’on voyait tous les matins et soirs des vacances scolaires lorsque ma grand mère ouvrait et fermait les volets de cet appartement juste à l’angle...
C’est une place pleine de souvenirs pour moi alors quand j’y suis, je pense à eux et à ces moments. 

C’est particulier.
Chaque matin, je suis allée peindre un morceau de mes souvenirs.
Le premier matin est d’un bleu éclatant presque difficile à soutenir. Je suis sur la place de l’Evéché, le soleil me réchauffe un peu les joues. Les ombres portées des arbres sur les bâtiments de la cathédrale Saint Théodorit dessinent un réseau tentaculaire . J’aime cette manière dont ces elles dessinent les volumes, donnant à voir certaines parties et en effaçant d’autres.


Le deuxième matin me ramène au même endroit mais c’est vers le duché que je me tourne. Le ciel commence à être tacheté de moutons blancs. Peu à peu, l’horizon s’assombrit pour créer un contraste chaud-froid entre la pierre lumineuse et la masse nuageuse. Mon pinceau se promène le long des toits dans une rêverie colorée. Je pense aux couleurs des melons, abricots, tomates, et aubergines que cuisinait ma grand-mère.
Le mistral s’est levé, je ne m’en suis pas rendu compte et mes doigts sont gelés. Il faut vite terminer pour ne pas prendre froid!


Le troisième matin, c’est place aux Herbes que je m’installe, dans un doux rayon de soleil. Les ombres des platanes s’étirent sur le sol et créent un motif rayé qui allonge l’espace. Les arbres sont comme mouchetés, clair-foncé, c’est un nouveau motif qui se déploie.
Je joue à cache-cache avec la fontaine, elle apparaît / disparaît derrière les platanes et soudain, c’est un gros camion qui la masque, en partie. Je fais avec et je continue mon jeu ; un autre motif apparaît, celui des fenêtres, carrés répétés à s’y perdre. Et enfin ces arcades qui ceinturent la place font teinter les souvenirs de courses d’enfants.
Chaque lieu que je traverse dans cette ville est comme un pèlerinage à la recherche de souvenirs, ici, c’était le marchand de jouets, là Soleiado, où l’on trouvait des merveilles de tissus, la boulangerie, le tennis, la piscine, le début d’une promenade que l’on a faite des dizaines de fois. Même cette p... de route en lacets entre Uzès et Nîmes m’a soudain donné à nouveau la nausée, comme quand j’étais petite, quand je l’ai prise aujourd’hui ...

Tout comme les parfums, l’espace lui-aussi fait resurgir des moments oubliés...

[ aquarelles sur carnet 21x60cm ]

mardi 12 mars 2019

Escapade à Metz - Jour 2 ...


Petite trotte jusqu’au musée de la Cour d’Or. L’entrée du musée semble avoir été rénovée récemment. Le hall d’accueil est imposant avec ses coupoles en plafond et les multiples rayonnages d’une ancienne bibliothèque. J’aime bien la signalétique jaune qui vient s’encastrer dedans pour raconter les différentes parties du musée.
Ensuite cela se gâte un peu, on passe par les thermes gallo romains, des salles médiévales, un escalier renaissance et des salles de peinture jusqu’à l’âge moderne. La scénographie est ancienne, l’éclairage laisse vraiment à désirer, il est soit trop fort, soit trop faible, jamais juste et l’on a du mal à voir les œuvres ou objets. On passe son temps à monter et descendre des escaliers, c’est un véritable labyrinthe. Certaines pièces sont très belles mais tellement mal présentées que l’on passe sans y prêter attention...


Je quitte le musée et pas loin je tombe par hasard sur le Frac Lorraine, qui ouvre en début d’après-midi, j’y retournerai toute à l’heure. Après une visite de la cathédrale Saint Etienne, extrêmement sombre aussi, je m’arrête pour manger place Jeanne d’Arc avec vue sur l’église Sainte Ségolène. J’en profite pour immortaliser cette couleur jaune d’or si particulière de la pierre de Jaumont, extraite en Moselle.
Après la visite du Frac, je continue mes déambulations dans la ville, sans peindre, car le vent est très froid et la lumière tombe rapidement...

[ aquarelles sur carnet 21x60cm et feuilles 36x48cm ]

vendredi 8 mars 2019

Escapade à Metz - Jour 1 ...


Arrivée matinale à la gare de Metz, je me dirige vers le centre Pompidou. Il y a du vent mais quelques rayons de soleil font jouer les ombres portées sur l’architecture. Je commence rapidement à peindre pour ne pas perdre ces belles lumières. Je me concentre sur la vague du toit, je souhaite la donner à voir par l’expression du ciel, j’aime les nuages qui sont comme des moutons se déplaçant avec malice dans le ciel.


Puis je rentre dans le centre, l’accueil a changé, une boutique à été ajoutée, cela modifie et réduit beaucoup l’espace du hall. Je commence par l’exposition «Peindre la nuit» puis Lee Ufan, «Habiter le temps».
Je déjeune au café avec vue sur la façade et toujours cette vague difficile à capturer avec le tressage en bois de la structure. Le toit créé une fenêtre de vue sur le nouveau quartier. Lorsque je suis venue la dernière fois, c’était une lande dépouillée et maintenant, immeubles , centre commercial , routes et mobiliers urbains occupent l’espace.
L’après midi, je découvre l’Expo «l’aventure de la couleur», qui commence par les papiers découpés de Matisse, en passant par Klein et Routault jusqu’à Buren et ses célèbres rayures! Une performance de Miralda sera même réactivée fin mars entre la Gare et le centre.



Puis je me dirige vers le centre commercial en face, j’ai repéré un café qui semble avoir une belle vue sur l’architecture de Tadao Ando. Le temps a changé, il fait sombre, j’aime la couleur des nuages sur la vague du toit. Avez vous remarqué les couleurs violette ou pourpre des arbres? C’est superbe, non?
... à suivre ...

[ aquarelles sur carnet 21x60cm et feuilles 36x48cm ]

mardi 5 mars 2019

Encore quelques places pour le stage d'aquarelle à la Cité de l'architecture les 23 & 24 mars ...


Je propose un deuxième stage d’aquarelle à la Cité de l'architecture et du patrimoine les 23 et 24 mars 2019.
Les inscriptions se font directement sur le site.

C'est un stage exceptionnel où l'on pourra peindre et s'exprimer au pinceau et à l'aquarelle pendant deux jours alors ne le manquez pas: je propose de regarder un lieu et un espace autrement. En prenant le temps d’analyser l’espace, de le décomposer, les participants cherchent à en comprendre les éléments constitutifs et la profondeur. Au pinceau, à l’aquarelle, ils le saisissent en grandes masses de couleurs et de valeurs plutôt que par la ligne et le contour. À travers une série d’exercices et d’expérimentations, ils s'essayent à exprimer et capturer l’espace vertigineux, monumental des collections de la Cité.